© An Braz

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Samedi 19 juillet 2008

Libre, libre le thème ;
Ce mois-ci le thème est libre
Sombre présage d’un fragile équilibre ;
Un thème qui sous son air de gloire
Ressemble plus à une échappatoire,
A un aspect d’apostème.

Libre, libre le thème,
Comme un ultime renfort,
Comme le dernier des contreforts
Soutenant un rare pan de liberté,
Cette chose déjà bien délabrée,
Dépouillée de son emblème.

Libre, libre le thème,
Un accroc à l’éternel rituel,
Un concerto pour violoncelle
Une partition dépourvue de clé
Pour apposer des notes imaginées,
Un air suprême.

Libre, libre le thème,
Comme le balai des hirondelles,
Une subite poussée d’ailes,
Comme le plus profond des rêves,
Comme l’époque d’Adam et Eve,
Un nouveau baptême.

Libre, libre le thème,
Auquel je joins ce poème.

par An Braz publié dans : Pour Une Obole
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Vendredi 4 juillet 2008

A la même...



A sa seule pensée, mon esprit est submergé

De monceaux de mots entassés en jeu de mikado ;

Impossible de les ranger sans risquer de les faire bouger,

La première fois qu’un assaut de mes émotions me met KO.

 

S’en faire mal au crâne

D’incessantes pensées

De cette fille au bout d’une cane,

D’un avenir imaginé ;

Enivrant trouble soudain,

Retourner voir ses photos,

Juste comme ça, pour rien,

Pour atténuer ces maux !

 

Ces lignes sont une lutte contre mon esprit en chute,

Pas de vainqueur attendu : je combats mon propre salut,

Contre une obsession qui m’ampute, qui ressasse un air de flûte,

M’incite à crier dans les rues que j’ai trouvé mon élue à son dépourvu.

 

J’ai trouvé ma « Caroline »,

Mon nouvel alcool de bar,

Ma drogue, mon amphétamine,

Comme l’aurait dit Mc Solar ;

Un homme et une femme,

Gardez loin les fusils,

Le poème de ce drame,

Ne doit pas se jouer ici.

Je sens mes veines enfler

Sous la chamade de mon cœur,

 Je sens mon esprit s’éloigner,

Parti cherché ce bonheur !

 

Je sens mon front transpirer, est-ce la chaleur de l’été ?

Je sens mon esprit dérailler, est-ce la fatigue des années ?

Je monte le son du lecteur CD, la musique pour un peu oublier,

Mais je ferme les yeux, reposé, et me mets à la rêver, à la désirer.

 

Etre à ses côtés sans accroc,

Assister à ses compétitions,

Et à ses entrainements au saut,

J’en perds la raison :

Voilà que je trahi ma liberté,

Ma soif d’indépendance

Que mes aïeux m’ont donné,

Me voilà en pleine errance !

 

Mais maintenant aura-t-elle entendu cet appel ?

Car jamais, au grand jamais, de moi-même le lui dirai :

Toujours je garde en ma citadelle la partie de mon cœur en dentelle ;

C’est là une sentence sans procès : loin des Hommes reste belle ma roseraie.

par An Braz publié dans : Rive Gauche
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Mercredi 2 juillet 2008

A une inconnue qu'il convient de porter aux nues...



Un regard, un joyau,

Qui vous renverse plus qu’une perche de saut.

 

Un regard ouvert,

Un hymne à la vie, un hymne sans frontière.

 

Un regard que son sourire

Ne semble plus être là que pour le soutenir.

 

Oh un regard que son corps

N’est plus une sculpture, mais devient un support.

 

Un regard désarmant,

Un passe-partout du cœur de son amant.

 

Quel subjuguant tableau !

Oh, la Joconde peut dès lors tourner le dos…

par An Braz publié dans : Rive Gauche
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Dimanche 15 juin 2008

La musique ne me fait plus danser,

La chanson ne me fait plus vibrer,

La poésie ne me fait plus écrire,

La vie me fait vieillir.

 

Mort, mon esprit est mort ;

Plus de joies, ni de remords ;

Je me laisse glisser vers l’autre rive,

Comme le bois mort à la dérive.

 

Cette douce mélancolie,

Qui longtemps réchauffa ma vie :

Le radiateur est devenu froid,

La chaudière n’a plus de bois.

 

Mon âme en lambeaux se déchire

Comme une vieille fripe, sans mentir ;

Et ça fait mal, et même bien pire :

Comme une douleur qu’on ne pourrait sentir.

 

Combien d’années sans jamais pleurer,

Plus devant un film que ma vie menée ;

Les yeux secs, pas de larme trouillarde :

C’est ainsi lorsqu’on aime la Camarde.

 

Comme dans le Temps Perdu d’un an déjà :

Toujours je suis là et toujours je suis las ;

Usé de tourner en rond autour de l’ennui,

Rongé de voir se succéder les jours, les nuits.

par An Braz publié dans : Outre-Venise
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Jeudi 17 avril 2008

 

Les pamphlets funambules dansant sur le fil politique

N’ont jamais su lier d’amitié avec ma rhétorique,

Mais la prétendue bonne conscience nourrie d’inconscience

S’avère être une ignominieuse manie qui me déplait

Alors je fustige celle-ci en expliquant ce qu’est…

 

L’ingérence :

 

Intolérance tolérée,

Une légitime défense

Qui en soit consiste à défier

Qui on considère en déviance.

 

Cette notion saugrenue qui ostensiblement arbore

Droits de l’Homme et respect à la façon d’un jeteur de sort

Bafoue et désavoue ces mêmes de par son existence,

Apogée ironique de l’irrespect et du non-droit ;

Ce libre passe-droit, cet engrenage gangréné, c’est…

 

L’ingérence :

 

Ces croisades américaines

Que pourtant les bonnes consciences

Ont rejetées car inhumaines,

Car empreintes d’inélégance.

 

Ce prétendu droit invoqué au début du millénaire

Fit l’amalgame entre Afghan et terrorisme primaire,

Laissa choir un crime de guerre dans une indifférence,

Coûta une liberté aux irakiens bien malgré eux

Pour des intérêts géostratégiques sous couvert de…

 

L’ingérence :

 

Ce bel appel humanitaire

Que colportent en vive errance

Jusque aux confins de la Terre

Nombre de citoyens de France.

 

Comment se permet-on de dicter à la Chine actuelle

Autant sa politique et son héritage culturel

Au mépris absolu de la plus juste des indulgences :

Replacer dans son contexte cette Chine et n’oublier

Notre propre Histoire, au lieu d’être affligeant et d’infliger…

 

L’ingérence.

par An Braz publié dans : Veillées Avec Charon
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Mercredi 20 février 2008

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Les veines explosant sous la peau,

La déchirant de mille et mille parts

La projetant, l’éparpillant en lambeaux

Se mélangeant et se confondant en bazar

Dans la boue épaisse et crasseuse du caniveau.

 

Jaillissant, une chaîne de volcans

Emerge, se transcende sous la douleur

Et vient compléter l’air par ce rouge sang

Dont ces photos, monochromes, effacent la couleur

Et suspend le formidable envol tel un arrêt du temps.

 

Les jeunes paraissent plus vieux

Que la grand-mère que vous n’osiez voir ;

Face aux adultes, les zombis semblent chanceux ;

Et face à leurs nourrissons, la peste semble dérisoire ;

A jamais vos tripes se gangrènent de ces souvenirs affreux.

 

Apothéose de la vision d’horreur,

Emerveillant spectacle de sensations

Vous transportant sur la scène de la peur,

Excitant vos veines à la limite de la consécration,

Intense moment où la vie prend corps de plein cœur.

 

Les bras dépecés, trahis par leurs veines,

La chair sous les yeux à vos regards dévoilée,

Une lèpre dans vos cœurs rassasiés par la peine

De la vue de ces hommes et enfants difformes révélés,

Incarnation de l’esprit des Hommes, de vous, êtres suprêmes.

 

Le champignon, qu’il soit de Paris

Ou de l’atome se sème puis se récolte,

La civilisation c’est ne jamais en être démuni,

Et qu’après tout ce temps de jachère des désinvoltes

Négocient ou bien parient la fin de ce jugé trop long sursis.

par An Braz publié dans : Pour Une Obole
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Mardi 22 janvier 2008

Désespoir, mon seul bien, il y a bien longtemps

Que, la vie faisant son affaire sur mon cœur

Et ma mémoire, on s’était égaré sans pleur

Et sans au revoir, ni souvenir latent.

 

Mais, Désespoir, mon seul bien, voilà je reviens

Comme disait Georges Brassens : « at home »,

Au milieu de ton univers monochrome,

Noir, posant ma tête contre ton sein.

 

Te regarder, comme on contemple une nuit sans lune,

T’imaginer, à te sentir couler dans les veines

Lentement, et souffrir, impuissant, sa peine

De ne pouvoir t’effleurer comme la dune.

 

Alors, feuilletant l’album souvenir de ma mémoire,

Entre mes regrets sans remords, ô Jouvence,

Et cette voiture, cet accident, décadence,

J’imagine le futur de mon histoire :

 

Arriver enfin à poser un flingue sur la tempe

Et sentir le froid de son canon d’acier

Et encore vouloir plus l’y presser

Avant de presser la détente…

par An Braz publié dans : Outre-Venise
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Dimanche 23 décembre 2007

« Aux armes ! »
« Aux armes ! » criaient-ils en canon,
Un écho de sirène d’alarme
Lancé tel un boulet, une explosion,
Un vacarme.
 
« Aux armes ! »
Plus de deux siècles après leurs aïeux
Passant les têtes des gendarmes,
Des fonctionnaires du roi et des religieux
Par la guisarme.
 
« Aux armes ! »
Interpellait sans cesse la foule en liesse,
Plus mendiante que les carmes ;
Toujours la défaite en épée de Damoclès
Dans ses larmes.
 
« Aux armes ! »
S’élevait le cri des deux bouts du stade,
Avide de rafler pour tout charme
Une étoile à coudre au cœur, sombre toquade,
Ironique drame.

par An Braz publié dans : Pour Une Obole
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Mardi 20 novembre 2007

Allongé près de son amour,
Tout contre cette beauté aimante,
Nono pense à ce qu’elle a dit ce jour,
A ce trois fois rien dans ce ventre.

Nono est heureux, émerveillé,
Nono a assuré un avenir qui roule ;
Et voilà qu’enfin après tant d’années,
Pour la première fois une larme coule.

Nono se lève sans bruit et sort,
Prend les clés de sa voiture
Va s’aérer un peu l’esprit au dehors,
Remplir ses poumons d’air pur.

Il pense, la vie n’a plus son pareil,
Les objectifs atteints, il est mûr ;
Et le sourire jusqu’aux oreilles,
Il fonce tout droit dans un mur…

Ô enfant plein d’insouciance,
Ô joie de mon cœur passé et futur ;
Ô enfant de l’espérance,
Laisse-moi une place sur ce mur !

par An Braz publié dans : Outre-Venise
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Mercredi 10 octobre 2007

Once I was waiting, waiting about nothing,
Suddenly, a flowered dream invaded my brain,
So strong it was, it petrified all my things
And I wrote in this poem my new aim :
 
Cupidon, rentrant d'une soirée trop alcoolisée,
Décochait des poignées de flèches à tout va,
L'une d'elles ricocha sur une brise égarée
Et ce ne fut qu'en me croisant qu'elle s'arrêta,
Venant se ficher à un endroit que je ne puis nommer
Et me voilà gazouillant sur les cimes des toits...
 
Une tuile, sans doute, alors était déchaussée,
Et arborant un stupide sourire innocent
Je dévalais la pente que ses soeurs formaient,
Me rapprochant inexorablement du vide m'attendant ;
Mais c'était sans compter une miss, une fée,
Une illusion bien réelle et aux galbes enivrants...
 
Where were you when I was dreaming the future,
When I was dreaming about you, dreaming us ?
Did you ever met the one of your dreams,
The one of your life, was he looking like me ?
 
My child, tell me the girl I will love forever,
Please, tell me the mother that will be yours,
Tell me the name of the queen of my realm,
Tell me were find the beginning of my new family.
 
Me réceptionna-t-elle ou bien sa beauté
Me fit oublier spontanément toute douleur,
Toujours est-il que l'un à l'autre accrochés,
De ces moments où n'ont plus court les heures,
Nous plongions dans une intense intimité
Et se droguaient de passion nos deux coeurs...
 
Surfant sur la vague des plaisirs partagés,
Enquillant les rues au gré de notre vagabondage,
Chevauchant comme un seul les pièges dressés,
Moi suspendu à ses hanches, le destin pour attelage,
La vie venait de commencer pour durer l'éternité
Et nous errions avec notre amour pour seul bagage...
 
Actually, this poem was a pure fiction
But I know this girl is existing somewhere,
Now I activate the engaging into action
And by the help of Saturn I will found her.

par An Braz publié dans : Pour Une Obole
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