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© An Braz

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Pour Une Obole


Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 21:03

Si je posais sur une toile ton cœur,
En ses recoins qu’y verrions-nous ?
Quel style serait le plus à ton goût ?
Quelles en seraient les couleurs ?
 
Je veux une nature morte et foncée,
Des couleurs, des couleurs délavées,
Afin de représenter ces pleurs intérieures
Qui inondent trop souvent mon cœur.
 
Je vois un ciel dont la légère nuit tombée
Est effrayante, est des plus tourmentées,
Un sol aride, un quasi inévitable désert,
Paroi de mon cœur en lequel tout se perd.
 
Une fenêtre à laquelle serait un rideau fixé,
Voile pour pouvoir mes sentiments cacher.
Et puis un chat, un chat et un oiseau
Afin de représenter mes perpétuels maux.
 
Quelques livres, pour symboliser la culture,
Mais pas trop je ne suis pas avide de futiles lectures.
Des feuille en vrac pour des poèmes rédiger
Et,  pour qu’ils ne s’égarent, un presse-papier.
 
A l’opposé de ce chat, un bouquet de fleurs
Mais quasi fanées, il s’agit d’un artifice trompeur,
Et quelque part une bobine pour pouvoir,
En déroulant mon existence, tisser mon histoire.
 
S'il fallait sur une toile mon cœur poser,
Ce serait vers ces teintes, monsieur l'artiste,
Qu'assurément devrait s'orienter votre piste,
Cette nature morte qu'il faudrait présenter.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /Nov /2006 23:35

Un rail,
Non pas de ceux qui guident les trains
Mais font dérailler celui du quotidien.
 
Un rail,
Qui vous transforme les flamants
En d’incroyables roses éléphants.
 
Un rail,
Que bien vite si j’en faisais l’éloge
On me mettrait dans une close loge.
 
Un rail,
Que si je suis le célèbre proverbe,
Mieux vaut une bonne pipe d’herbe.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 15:23

Ah l’amour entre un homme et une femme,
L’amour que l’on forge tout au long de sa vie,
Cet amour qui prit naissance dans un drame
Qui vous hante encore au plus profond de vos nuits.
 
Le premier amour, dit-on, se remémore sans fin
Et c’est là le cauchemar qui au moment crucial
Vient refaire surface et qui à vos émotions fait mal :
Souvenez-vous de ce premier amour que fut votre main.
 
A son grand damne cette dernière bien souvent en vice
Se voit reniée par son propre corps, par cet homme
Qui, dans un sursaut d’orgueil mâle primitif somme
Qu’il n’eût jamais besoin de recourir à cet artifice.
 
Tout en déclarant ces mots son esprit se voit persécuté
Par ces souvenirs de photos à même le sol étalées
Qu’il tentait dans un vain et utopique espoir de féconder,
Du recours à une capote de peur d’être par sa main contaminé ?
 
Mais son antonyme ne fit jamais que guère mieux
Et s’il lui arrive sous sa pudeur condescendante
D’éviter la question, elle découvrit son corps d’adolescente
Par le sens du toucher, accompagné parfois d’un goûter audacieux.
 
Avec le temps, les esprits se sont faits moins imprudent,
Et parfois, un infortuné esquive d’une acrobatie de palabres,
Déclarant préférer dans le jeu de l’amour la quête admirable
A toute conclusion à laquelle elle eut pu mener plus en avant.
 
Une conclusion qu’il ira plus tard se faire conter de sa main,
Son imagination échafaudant moult épisodes ardents
Tout en ressassant « si seulement j’avais pu, si seulement… »
Et qu’il oubliera en jetant la faute à l’incompréhension ou au destin.
 
D’autres en revanche, parlent, parlent et reparlent, le verbe
Bien pendu, dégoulinent aux aventures qu’ils exposent,
Inspirées de fais réels, mêlées d’imaginaire, mais explosent
Une fois leurs galons retirés après s’être trahis en mauvaise herbe.
 
Elles, paraissent telles d’immaculés anges à un point si grand
Qu’elles se voudraient toutes de la Vierge à chaque nouvel
Amour, mais n’oubliez pas que le Diable a aussi des ailes
Car il fut ange, mais on en connait tous ses profonds penchants.
 
Combien de chandelles ne se sont finalement pas allumées,
Combien de feux d’artifices n’exposèrent faute d’une mèche,
Combien de gouffres virent des stalactites pointer puis devenir sèches
Faute de spéléologues pour ce lieu qui restera à jamais étriqué.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 02:33

Laisse sur ta joue couler ces pleurs,
Un jour elles se chargeront de joie
Et noieront toutes tes sombres heures
Et nourriront un cœur frappé d’émoi.

 

 

Un vent soufflera sur tes pleurs,
Te réconfortera de sa douce caresse,
Puis les portera vers un inconnu ailleurs
Pour arroser un cœur en mal de tendresse ;
Laisse souffler les vents en ton cœur
Ce sont les élans de tes belles émotions
Ils transportent tes plus chers bonheurs
Pour t’apaiser telle une magique potion.

 

Quand ta joie laisse place à la peine,
Quand tout semble glisser entre tes mains,
Tu peux t’en aller retrouver sereine
Le chaud réconfort de ce vent marin.

 

 

Laisse sur ta joue couler ces pleurs,
Un jour elles se chargeront de joie
Et noieront toutes tes sombres heures
Et nourriront un cœur frappé d’émoi.

 

 

Un arbre trouvera sa meilleure sève
En tes pleurs abandonnés au sol,
Jusqu’aux nuages des bonheurs il s’élève,
Grimpe à ses branches et trouve ton envol ;
Arrose de tout pleur l’oranger de la vie :
Les fruits gorgés de jus qu’il donne
Récolte-les avec une avide envie
En leur délicate chair la joie rayonne.

 

Quand l’attraction du sol vient à te peser,
Quand elle rend ton cœur trop lourd,
Allège-toi des pleurs même les plus insensés
Elles arrosent toutes les fruits de l’amour.

 

 

Laisse sur ta joue couler ces pleurs,
Un jour elles se chargeront de joie
Et noieront toutes tes sombres heures
Et nourriront un cœur frappé d’émoi.

 

 

Une étoile s’éteindra dans ciel,
Un marin y perdra sa route,
Se retrouvera devant une merveille,
Devant toi tout chargé de doutes,
Une étoile illuminera tes yeux,
Irisera tous leurs riches éclats,
Et baignés de la larme des heureux
Noieront le regard de cet homme-là.

 

Quand seule la solitude t’entoure,
Qu’elle emplit tout l’espace de ton cœur,
Vers cette étoile qui éclaire depuis toujours
Nos cœurs, tourne ton regard en pleurs.

 

 

Laisse sur ta joue couler ces pleurs,
Un jour elles se chargeront de joie
Et noieront toutes tes sombres heures
Et charrieront un cœur jusqu’à toi.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 02:21

Je dédie ce poème à tous les soldats morts au combat et en particulier à ceux de la Guerre de Dix Ans.


Le vent me porte ta dernière lettre,
J’en bois chacun de ses mots, de tes mots,
Je les bois assaisonnés de mes larmes qui
Roulent jusqu’au coin de ma bouche ravie,
Ravie par ces mots qui font frissonner mon dos,
Frisson tel si tes bras enserraient mon être.

Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
La vie suit son court en pensant bien à vous,
Ici personne n’ose parler de cette guerre.
La moisson inquiète ceux restés, il n’y aura guère
De blé, l’été a le ciel de notre nation pleurant tous
Vos nombreux morts, tant qu’il ne te pleure pas.

Tels les dauphins au milieu des vastes océans
Guidant de son sillon le navire du marin égaré,
Chacune de tes lettres se fait fleur à mon fusil,
Est meilleure baïonnette pour vaincre l’ennemi.
Elles pansent les blessures sur nos corps lassés,
Elles apportent du baume à nos cœurs céans.

Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
Les jours sont si longs, les peines tout autant,
Je vis tantôt dans la crainte et moins dans l’espoir,
Que mes nuits je caresse, d’un jour ici te revoir.
La tristesse et le désespoir en moi sont latents,
Je t’en prie, durant tes combats ne tombe pas.

La maladie a atteint les campements de nos amis,
Nous avons jusque-là été épargnés par ce fléau ;
Méfie-toi, ne côtoie pas les gens de l’Est,
Ce sont eux, dit-on, qui ont amenés la peste.
Toujours vaillant, nous retournons à l’assaut :
Nous ne sommes plus très loin de faire fléchir l’ennemi.

Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
Notre enfant veut marcher sur tes traces,
Il est entré à l’école militaire pour devenir officier,
Il aimerait tant pouvoir combattre à tes côtés,
Tu es sa fierté à combattre là-bas cette menace.
On lui dit que ton bataillon est vaillant au combat.

Mon si précieux amour restée en notre terre
Je m’en reviens dans les jours à venir,
Plus de combats, plus à croiser les armes
Et toi, plus de lettres trempées de larmes,
Sèche-les bien, pour ma part la guerre se tire,
Ton amour rentre au pays, mets-le bien en terre.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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