Mardi 22 mai 2007
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18:22
Le jour où mon dernier unique amour
Me préfèrera l’illusionniste Jésus,
Je m’en irai gambader pour toujours
Avec la Camarde, bras dessous, bras dessus,
Et une à une nous irons frapper à vos portes,
Vous rappeler que bientôt s’achèvera votre temps ;
Et nous rirons, éparpillerons les listes au vent,
Comme l’Automne avec les feuilles mortes.
Puis enivré par le parfum de la Fleur du Mal
Je danserai, je chanterai sur un jovial air
De Bacchus tandis que vos visages vireront pâles.
Enfin, lorsque la faux, fatiguée, se fera débonnaire,
Je jetterai vers le gris ciel une ancre volage
Pour accrocher mon âme au plus vif des nuages.
Par An_Braz
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Vendredi 9 mars 2007
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Ecoutez c’est le bruit
De la lame qui taillade mes veines,
Qui bientôt tranchera les vôtres
Et jusqu’à la gorge
De vos plus jeunes enfants.
Une odeur de métal
Que transfusent des gouttes,
Des gouttes de sang et des larmes :
Celles de vos aïeux
Que remplaceront les vôtres.
Un léger goût d’acier
Lustré par un filet de sang,
Un filet continu, un torrent
Que déjà alimentent
Sournoisement vos cœurs.
Par An_Braz
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Mercredi 7 mars 2007
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20:28
Les jours rallongent, les nuits raccourcissent,
Tu t’en vas plus tôt, tu reviens plus tard,
Et toujours je suis là, et toujours je suis las
De t’attendre, de décompter les rayons de soleil.
Dame Lune éclaire ta robe soyeuse
Et mon regard se perd dans ses reflets,
Se perd dans l’infinie attente.
Et mon regard saigne des pleurs
Et mon cœur déverse des flots de sang
Et mon âme déchire, arrache ma poitrine,
S’extirpe de cette charnelle enveloppe.
Ne m’oublie pas avant le fatidique jour,
Ne m’oublie pas avant que je change charogne,
Ne m’oublie pas, ma délicieuse de mes nuits,
Ma Camarde.
Par An_Braz
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Lundi 27 novembre 2006
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21:43
Une fille aux pleurs pathétiques,
Repoussant son amour unique
Sous le prétexte qu’elle l’aime,
Sous le regard de cet homme blême.
Il n’y a pas d’amour dans l’amour.
L’amour, n’est pas un sentiment,
Pas de sentiments dans les affaires.
L’amour est lorsque l’on se ment
Mutuellement, pour à soi se plaire.
Il n’y a pas d’amour dans l’amour.
L’amour n’est qu’une mœurs enfantée
A travers les siècles hérités
Pour assurer son existence,
Pour assurer une descendance.
Il n’y a pas d’amour dans l’amour.
L’amour est la cécité de l’âme
Qui en conflit avec votre subconscient
Enfantera votre dernier drame ;
Pas de sentiments, prenez du bon temps.
Il n’y a pas d’amour dans l’amour.
L’amour m’est des plus pathétiques,
Une fantasmagorie utopique,
Un mythe, un conte de fées pour enfant,
Qu’en vers je décline amusément.
Par An_Braz
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Lundi 27 novembre 2006
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21:06
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel
Et que leur regard dévoile
Notre amour éternel.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel
Et que leur lumière voile
Celle du soleil.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
Broder toute une toile
De milles merveilles.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
A en faire suer ma moelle,
En faire une ribambelle.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
Qu’elles éclairent les poils
Qui tracent ton aquarelle.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
Qu’elles dénudent le passepoil
De tes dentelles.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
Qu’à Elle mon cœur se dévoile,
Mais il n’y a d’Elle !
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas le plus petit soleil qui abonde,
Ni la nuit ses sœurs.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas une seule lune qui inonde
La nuit de sa pâleur.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas un seul vent dont l’onde
Sèche les pleurs.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas une folie pour que l’on ponde
Un moindre air rieur.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Rien pour vous attarder une seconde,
Pas même un leurre.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Rien de votre paisible monde,
Ni même de corps qui meurt.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas même une âme qui se morfonde
Au milieu de ses peurs.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas un seul sentiment qui fonde
Dans un utopique cœur.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Je ne puis même disposer d’une ronde
De la Camarde pour douceur…
Par An_Braz
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