Samedi 19 août 2006
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Les adeptes se sont réunis,
Le lieu est sombre, éclairé de bougies,
Face à eux une table de sacrifices
Entourée de riches artifices.
Trois hommes en chasubles apparaissent,
Le premier arbore un cierge allumé,
Le second est revêtu de richesses,
Le dernier présente une coupe dorée.
Tous trois avancent lentement,
Puis, comme s’ils ne faisaient qu’un,
S’inclinent longuement
Devant l’autel recouvert de satin.
Ils prennent assise autour
Sur de voluptueux sièges de velours
Et autorisent ensuite les adeptes
A s’assoirent sur leurs banquettes.
Alors le gourou quitte sa pose,
Tout le monde s’est relevé ;
Un chant de louange est entonné
Que tous reprennent en symbiose.
Le gourou prend la satire :
Il entame un récit de culte,
Le silence partout se fait sentir
Que seule sa voix casse en tumulte.
Une fois son discours fini,
Il invite un adepte, puis deux :
Il liront chacun un cours récit
A la gloire de leur dieu.
En bon manipulateur
Le gourou a préparé divers chants
Que les adeptes reprendront en chœur,
Ainsi il contrôlera ces gens.
Après tous ces spirituels préparatifs,
Le contrôle des esprits étant effectif,
Alors le gourou peut donner ses recommandations
Que tous sans réflexion appliqueront.
Enfin, s’exécute vraiment le gourou :
L’animal a été préalablement égorgé,
Tous de sa chair devront manger
Et de son sang conserveront le goût.
Subtile astuce de ce gourou,
Afin de rendre leurs esprits mous,
Il simulera une incantation
Dont tous croiront à l’illusion.
Plus malicieux encor :
Afin de leur soutirer le sou,
Pour assister à l’incantation du gourou
Les adeptes devront donner leur or.
L’ensemble des adeptes s’avance,
S’incline pour implorer son dû,
Tout se passe en silence,
A la fin un dernier chant de salut.
Epilogue, la comédie cesse :
Le gourou retire son habit de bure,
Les adeptes remontent dans leurs voitures,
Mesdames, Messieurs, bienvenue à la messe !
Par An_Braz
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Samedi 19 août 2006
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Ce lieu est semblable à tous ses frères :
Il valorise la Vie mais est froid comme la Mort
Au point que même en pleine saison polaire
Les mendiants lui préfèrent le dehors.
Il n'héberge rien que de mortes statues
Au regard encor plus glacial que leur chair,
A ses hôtes demande rançon pour ses vieilles pierres
Pour ne pas finir tel un vulgaire sapin abattu.
Il vous contemple de sa prétendue supériorité
Si bien que pour que le ciel ne le fasse pas tomber
Il va prendre appui jusqu'au fond des Enfers.
Oh Toi qui t'imposes si magistral,
Toi, que d'un nom commun on appelle Cathédrale,
Ceux qui t'ont donné vie n'avaient-ils donc rien à faire ?
Par An_Braz
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Samedi 19 août 2006
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Je suis allé travailler
Quelques jours
Et je dois bien avouer
Que ça vaut le détour ;
Non pas que ça paye bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De valoir ses gains.
Je suis allé à l’église
Quelques dimanches
Et j’avoue que cett’ méprise
M’en a coûté la manche ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De payer les saints.
Je suis allé chez le boulanger
Quelques lundis
Et j’eu de quoi déjeuner
Au bout d’une heure et d’mi ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De payer son pain.
Je suis allé chez le jardinier
Quelques mardis
Et je dois bien avouer
Que c’était pas bon prix ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
D’avoir un jardin.
Je suis allé au marché
Quelques mercredis
Et je dois bien avouer
Que j’acheta que deux fruits ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De payer le raisin.
Je suis allé danser
Quelques jeudis
Et je dois bien avouer
Qu’après je n’suis plus trop sorti ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De rester serein.
J’ai fait aussi les courses
Quelques vendredis
Et j’en eu pour ma bourse
Quand j’ai vu les prix ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De manger à sa faim.
Et je suis allé enfin
Quelques samedis
Voir’e les putains
Jusque dans leur lit ;
Elles ne sont pas bien cher
Ca c’est certain
Voilà pourquoi c’est si populaire
De payer leurs seins.
Par An_Braz
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