Samedi 19 août 2006
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Connaissez-vous cette fille
Qui avait un travail immonde,
Ell' n'avait pas de famille,
Ell' connaissait tout le monde ;
Ell' n'avait pas de famille,
Ell' connaissait tout le monde.
La la la la la la la la
La la la la la la la la.
Je la connu un soir
Tout à fait par hasard :
Au coin d'un boul'vard
Ell' faisait le trottoir ;
Au coin d'un boul'vard
Ell' faisait le trottoir.
La la la la la la la la
La la la la la la la la.
Elle se prostituait
Et grace à ça ell' vivait
Et tout au fond de la nuit
Je la suivi ;
Et tout au fond de la nuit
Je la suivi.
La la la la la la la la
La la la la la la la la.
Il se passa de bons momments
Dont je me souviendrai,
J'en eu pour mon argent
Mais ell' le méritait ;
J'en eu pour mon argent
Mais ell' le méritait.
La la la la la la la la
La la la la la la la la.
Je pensais jamais la revoir
Lorsque je l'ai croisée
Assise sur un bar
Prête à se donner ;
Assise sur un bar
Prête à se donner.
La la la la la la la la
La la la la la la la la.
Il arriva tout à coup
Alors que je m'y attendais pas,
Elle pencha son cou
Et me regarda ;
Elle pencha son cou
Et me regarda.
La la la la la la la la
La la la la la la la la.
Elle me sourit
Et me demanda
Je lui répondis
Et on s'en alla ;
Je lui répondis
Et je la coucha.
La la la la la la la la
La la la la la la la la.
Lorsque viendra l'aurore
Je l'oublierai,
Lorsque viendra la mort
J'y repenserai,
Mais d'ici à la mort
je la marierai.
Par An_Braz
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Samedi 19 août 2006
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Dans un petit bourg de Provence
Une frivole, pour forcer ce péché,
Fait bronzer le dessus de ses seins décolletés
Près de la fontaine dite de Jouvence.
Passant par là, un petit oiseau,
Ignorant totalement cette volage,
Va rafraichir son plumage
Dans la fraicheur de cette eau.
A force de les exposer,
Ou bien de les replacer,
La courtisane commence à avoir chaud
Et fait de même que l'oiseau.
L'oiseau s'en retourne vers sa nature
Afin de se chercher une hirondelle,
L'odalisque fait pareil.
Finallement, ces deux créatures
Sont identiques dans leurs gestes flagrants ;
Cette morale eut plus à un certain Jean.
Par An_Braz
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Samedi 19 août 2006
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Je suis allé travailler
Quelques jours
Et je dois bien avouer
Que ça vaut le détour ;
Non pas que ça paye bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De valoir ses gains.
Je suis allé à l’église
Quelques dimanches
Et j’avoue que cett’ méprise
M’en a coûté la manche ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De payer les saints.
Je suis allé chez le boulanger
Quelques lundis
Et j’eu de quoi déjeuner
Au bout d’une heure et d’mi ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De payer son pain.
Je suis allé chez le jardinier
Quelques mardis
Et je dois bien avouer
Que c’était pas bon prix ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
D’avoir un jardin.
Je suis allé au marché
Quelques mercredis
Et je dois bien avouer
Que j’acheta que deux fruits ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De payer le raisin.
Je suis allé danser
Quelques jeudis
Et je dois bien avouer
Qu’après je n’suis plus trop sorti ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De rester serein.
J’ai fait aussi les courses
Quelques vendredis
Et j’en eu pour ma bourse
Quand j’ai vu les prix ;
Non pas que ce soit bien cher
Mais c’est certain
Que c’est bien plus populaire
De manger à sa faim.
Et je suis allé enfin
Quelques samedis
Voir’e les putains
Jusque dans leur lit ;
Elles ne sont pas bien cher
Ca c’est certain
Voilà pourquoi c’est si populaire
De payer leurs seins.
Par An_Braz
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Samedi 19 août 2006
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Dans un petit bourg de Provence
Une frivole, pour forcer ce péché,
Fait bronzer le dessus de ses seins décolletés
Près de la fontaine dite de Jouvence.
Passant par là, un petit oiseau,
Ignorant totalement cette volage,
Va rafraichir son plumage
Dans la fraicheur de cette eau.
A force de les exposer,
Ou bien de les replacer,
La courtisane commence à avoir chaud
Et aurait bien fait de même que l'oiseau.
L'oiseau s'en retourne vers sa nature
Afin de se chercher une hirondelle
Pour lui tenir chand dans son sommeil.
Finallement, laquelle de ces deux créatures
Est la plus libre dans ses relations d'amants ?
Cette morale eut plus à un certain Jean.
Par An_Braz
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Samedi 19 août 2006
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16:08
La beauté de l'art
C'est au milieu d'une nuit blanche
Ce peintre retouchant au hasard
Le galbe d'un sein ou d'une hanche.
Le pauvre miséreux
Dans son sombre atelier
Avec le ventre creux
Et pourtant si égayé.
La beauté de l'écrivain
Ce sont ces quelques lignes
Qu'il a écrit en vain
Mais qui semblent si dignes.
Il les insér'ra peut-être
Dans un roman ou un sonnet,
Retranscrivant son état d'être
Tandis qu'il somnolait.
La beauté du génie
C'est de voir un poète
Ecrivant sur un papier jauni
Perdu dans sa vill' de Sète.
Ce tendr' homme à sa bouffarde,
Un chaton sur les genoux,
Dans la tête une boutade
Et une femme avec ses atouts.
La beauté d'une chanson
Ce sont ces quelques mots
Qui se rythment à ce violon
Et qui combattent tous les maux.
Ce jour-là sans doute
Il les écrivit dans un train,
Sur un quai ou une route
en pensant au lendemain.
La beauté de la Terre
c'est cette créature
Qui semble si solitaire
Et don la beauté nous torture.
Une découpe de dune
Qui est si enivrant'
Sous un doux clairde Lune
Qu'on n'oublie tout's cell's d'avant.
A Aznavour, Brassens, Trenet et les autres...
Par An_Braz
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