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© An Braz

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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:26

Ah, me voilà en bien profond chagrin,

Ma tendre sans votre appréciable vacherin.

Vous souvenez-vous de ce soir satin

Où je vous vis sur ce trottoir en Pupillain ?

 

Instantanément je me mis à bander

Mes yeux tant vous m’éblouissiez.

Ah ça oui, que je me masquais

Le regard, ne méritant de vous dévisager.

 

Ah ce que j’ai pu aimer de ma main

Caresser vos si beaux chiens

Tout en goûtant de l’autre main

A votre tant appréciable vacherin.

 

Le jour éclairant votre gîte,

Je vous faisais alors voir ma guérite.

Ah ce que vous l’avez aimé

Au point de tout tripoter.

 

Je vous écris ce poème ce matin

Puisque ayant croisé deux gros chiens

Je repensais à ce que je n’avais pas vu :

Vous deviez me monter votre si joli salut.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:26

On a essayé de me berner

Un soir où j’avais bien arrosé :

Mais où est-c’ que tu pars ?

Chercher ton frère à la gare ?

Je n’t’ai pas tenu la discussion

Uniqu’ment pour perdre mes sous,

J’espérai un lot de consolation

Te regarder un peu par-dessous.

 

On ne m’y prendra pas

A cette espèc’ de jeu-là,

Et si c’est déjà arrivé

Eh bien je n’me f’rai plus leurrer.

 

On ne m’y a plus repris,

Mais d’autres abus ont suivis :

Qui était-c’, votr’ petit frère ?

Votre fils ? Je m’en vais.

Je n’suis pas sur cett’ terre

Pour prendre le relais,

Pour nourrir un gamin

Qui n’est mêm’ pas le mien.

 

On ne m’y prendra pas

A cette espèc’ de jeu-là,

Et si c’est déjà arrivé

Eh bien je n’me f’rai plus leurrer.

 

Je me suis tourné vers mon âge,

Mais elles aussi ont leur bagage :

Qui c’était, ton frère ?

Ton copain ? Je m’en vais.

Je n’suis pas sur cett’ terre

Pour passer le relais,

Pour maintenir en état

Cell’ d’un que je n’connais pas.

 

On ne m’y prendra pas

A cette espèc’ de jeu-là,

Et si c’est déjà arrivé

Eh bien je n’me f’rai plus leurrer.

 

J’en ai trouvé une enfin,

Mais elle aussi avait son grain :

Mais où est-ce que tu pars ?

Voire ton docteur ?

Il se fait un peu tard,

Ce n’s’rait pas plutôt l’facteur ?

Eh ben rest’ : c’est moi qui file,

Je n’veux pas d’cerfs sur ma coquille.

 

On ne m’y prendra pas

A cette espèc’ de jeu-là,

Et si c’est déjà arrivé

Eh bien je n’me f’rai plus leurrer.

 

Je me suis fait pédé

Pensant ne plus m’fair’ berner :

Au moins c’n’était pas ton gosse.

Non c’était ton amant ?

Je lui ai coupé son sauss’

Il f’ra plus qu’la femm’ maintenant.

Tout’ façon ça m’plaisais gère

De m’fair’ prendre à l’envers.

 

On ne m’y prendra pas

A cette espèc’ de jeu-là,

Et si c’est déjà arrivé

Eh bien je n’me f’rai plus leurrer.

 

Je me suis fais curé,

Ca au moins c’est sans danger :

Le Jésus sur sa croix

N’était pas trop chiant

Juste un peu froid, un peu distant.

Un jour j’ai compris pourquoi :

Il fait dans la polygamie,

Aussitôt je suis parti.

 

On ne m’y prendra pas

A cette espèc’ de jeu-là,

Et si c’est déjà arrivé

Eh bien je n’me f’rai plus leurrer.

 

J’ai décidé de rester seul :

Ma main me trompe avec personne.

Jusqu’au jour où ell’ s’en ira,

Lassée de n’avoir que moi…

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:24

C’est un de ces jours d’été sans gloire
Que les lambris de mon coeur tels des miroirs
Reflétaient un quelconque amour illusoire,
La trappe que l’on pause venu le soir.

C’est alors que s’illuminèrent des feux
Follets au fond de ses si grands yeux
Repoussant dans une châsse nos jours heureux
Jusqu’à emmurer notre amour dans un enfeu.

La barbacane de mon coeur déjà tombée
Son beffroi se mit sitôt à me défier
Et bientôt nos cœurs furent géminés.

Ce n’est qu’au matin que mon coeur réalisa
Qu’il se reposait sur les genoux d’une pietà,
Je t’en prie pardonne-lui et il ressuscitera.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:24

Petite fille, Oh ma toute petite,
Qui a vue le jour sous mes yeux,
Si près de toi je me sens heureux,
Si près de toi je ressuscite.

Ne vas pas t’éloigner,
Mon petit ange sans pareil,
Ne vas pas t’envoler
De tes si belles ailes.

Tu sais la vie est un cadeau,
C’est pour cela ma douce
Que bon nombre de louveteaux
Voudront te la voler en douce.

Ne vas pas t’éloigner,
Ne vas pas voir ceux qui bêlent,
Ne vas pas t’envoler,
Replis bien tes ailes.

Ne sois pas trop pressée
De croiser le grand méchant loup,
Pour lui tu n’es jamais
Qu’un autre joujou.

Ne vas pas t’éloigner,
Reste tout près de moi,
Garde tes ailes bien cachées,
Ne les montre surtout pas.

Le jour où il t’aura capturé
Par ses maintes ruses renardes
Tu ne seras plus « mon bébé »
Et à ton bras il fera parade.

Ne vas pas t’éloigner,
Ces loups sont des croqueurs,
Ils t’empêcheront de te retourner,
De retrouver le bonheur.

Ne vas pas tout abandonner,
Non, ne vas pas tout gâcher,
Ne joue pas trop tôt
La bête à deux dos.

Ne vas pas t’éloigner
La vie est notre cadeau
Ne vas pas la donner
Sans en recevoir des monceaux.

Ne vas pas prêter l’oreille
A tous ces menteurs,
Nous on est pas pareil :
Nous on a le bonheur.

Ne vas pas t’éloigner,
Les vents sont malicieux :
Ils souffleront sur ton corps ailé
Et on ne sera plus heureux.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:22

Hommage au génocide indien.

 

Un petit indien, Nagawika,
S’en chemine sur son poney blanc
Vers le grand lac d’argent
En compagnie de son papa.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa,
S’en chemine sur son poney blanc
Vers le grand lac d’argent.

Un petit indien attendrissant,
Tout là-haut dans la montagne,
Vêtu de son joli pagne
Que lui fit sa maman.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa
Qui gravissent la grande côte
Tous les deux côte à côte.

Un petit indien, son père derrière,
Un tout petit bonhomme
Haut comme trois pommes,
Qui s’arrête boire à la rivière.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa,
S’arrête au bord de la rivière
Et la sautille de pierre en pierre.

Un tout petit indien
A la joie sans pareil,
Qui rayonne comme le soleil,
Poursuit paisiblement son chemin.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa,
Se penche au bord du lac d’argent
Pour voir son visage dedans.

Un petit indien si touchant
Qui se confectionne un harpon
Pour aller pêcher des poissons
Sur les bords du lac d’argent.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa
Tous deux avec leurs outils
Pêchent, pêchent sans souci.

Un petit indien tant égayé
Comme on peut le lire dans ses yeux,
Tout à coup un coup de feu,
Son papa qui s’écroule à ses côtés.

Naga, Naga, Nagawika,
Et son grand papa
Par-terre à côté de lui
Avec du sang qui jailli.

Un tout petit indien
Qui, perdu, ne comprend rien,
Cent hommes de fer apparaissent
Qui l’enlèvent dans sa détresse.

Naga, Naga, Nagawika,
N’oublie pas ton grand papa,
Ce que lui ont fais ces gens,
Et n'oublie pas les bons moments.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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