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© An Braz

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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:22

Pays de paix proclamé,
Pays des Hommes égaux,
Terr’ d’accueil des rejetés,
Protectrice des minots,
Havre de la Liberté
Avec sa statue toute rouillée.

Ce pays tant célébré
Où règnent pourtant les camés,
Où sévit la corruption,
Où on ne compt’ plus les sans-abris,
Où on ne pens’ plus à la vie,
Je lui fais sa condamnation.

Un enfant mort sous un pont,
Une seringue à la main,
Son frère qui va en prison demain
Pour s’être servi de son flingue ;
Mais quel est ce pays de dingue
Qui lui donna pourtant l’autorisation.

Oh grand conquérant,
Successeur d’Alexandr’ le Grand ;
Quinze milles hommes en treillis
Et combien de chars lancés en avant,
Vers Bagdad’e sont partis
Kaki dehors, caca dedans.

Il répand la Paix sur Terre
Et combat le sombre terrorisme
A grands coups d’organismes
Et de bombes nucléaires ;
Où aura lieu la prochaine bataille,
Toujours tirée à la courte-paille ?

Iran, Irak, Afghanistan,
A autant que je sache
Il n’y avait pas de guerre avant
Que leurs avions y lâchent
Leurs bombes en un’ pluie folle
Tout ça pour un peu de pétrole.

C’est lui qui arma Ben Laden
Pour que la victoire il lui donne ;
Comment peut-on sur la Terre
Instaurer cette paix durable
A grands coups de guerres
Et de contrats sous la table ?

Pays de paix recherchée,
Pays des hommes égo-
Iste, Terr’ d’accueil des décriés,
Protectrice de tous les maux,
Qui recherche toujours sa liberté
Parmi ses chars tout rouillés.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:21

La croisade est finie, les soldats sont restés
En la cité d’Jérusalem pour la piller.
Il y a de cela quelque un millier d’années
Et voilà qu’aujourd’hui tout a recommencé :
A la tête des troup’s ce n’est plus Barbe Rousse
Mais un vieux maigrichon qu’on appelle Bush,
Ce n’est plus le Saint Empir’ Romain Germanique
Juste le Saint Empire Saxon d’Amérique,
Plus d’armures lourd’s mais un nouvel armement
Un peu kaki dehors, surtout caca dedans.

Mes bien chers amis et mes très braves ennemis,
N’ayez pas de pleurs en entrevoyant ceci,
Cette petite guerre, cette parodie,
Qui ne vaut pas les autres de ce siècle-ci.
Monsieur Hitler et tous ses amis avoués
Peuvent s’endormir tranquille au fond des Enfers.
Tout cela se verra très bien vite oublié :
Où est l’Afghanistan ? Mêm’ pas en fait divers !

Une vagu’ photo satellite par-ici,
Un court extrait de thèse étudiante par-là,
Un béret usé sur un vêtement kaki,
Tout ce qu’il est nécessaire de preuves est là.
Le tout enrobé d’une morale douteuse
Et les tambours jouent leur musique mélodieuse.
Deux cent milles endoctrinés à l’allure fière
S’en vont raser Bagdad assiégée de misères
Et piller ses richesses au nom du ‘Bien parfait’,
Mais le Bien mal acquis ne profite jamais.

Mes bien chers amis et mes très braves ennemis,
N’ayez pas de pleurs en entrevoyant ceci,
Cette petite guerre, cette parodie,
Qui ne vaut pas les autres de ce siècle-ci.
Monsieur Hitler et tous ses amis avoués
Peuvent s’endormir tranquille au fond des Enfers.
Tout cela se verra très bien vite oublié :
Où est l’Afghanistan ? Mêm’ pas en fait divers !

Au nom des vérités, des contres vérités,
On génocide un peuple en brûlant ses musées,
En rasant à la lot’rie quelques monuments
Et puis pourquoi pas égal’ment quelques passants.
Mais tout cela est de droit autoproclamé
Par les gardiens de la déesse Liberté,
Par Sa Grande Majesté, le Saint Alcoolique,
Qui a voulu cett’ distraction entre deux ‘hic’.
Que bien que Monseigneur le Pap’ n’approuva pas,
Monsieur Saint Alcooliqu’ s’en autoproclama.

Mes bien chers amis et mes très braves ennemis,
N’ayez pas de pleurs en entrevoyant ceci,
Cette petite guerre, cette parodie,
Qui ne vaut pas les autres de ce siècle-ci.
Monsieur Hitler et tous ses amis avoués
Peuvent s’endormir tranquille au fond des Enfers.
Tout cela se verra très bien vite oublié :
Où est l’Afghanistan ? Mêm’ pas en fait divers !

Il y avait l’Afghanistan, voici l’Irak,
Cela sera-t-il une trilogie de massacres ?
Et le petit maigrichon, toujours aussi fou,
Est là à se dir’ « Tant que je gagne, je joue.
Mon nouveau petit wargame grandeur nature
Est encore mieux que tous mes jeux de voitures.
Ben Laden aimait jouer aux simulations,
Mais il ne pouvait contrôler que deux avions ;
Alors que moi j’en envoie cinquante ou bien cent,
Je m’amuse et je me marre comme un enfant ! »

Mes bien chers amis et mes très braves ennemis,
N’ayez pas de pleurs en entrevoyant ceci,
Cette petite guerre, cette parodie,
Qui ne vaut pas les autres de ce siècle-ci.
Monsieur Hitler et tous ses amis avoués
Peuvent s’endormir tranquille au fond des Enfers.
Tout cela se verra très bien vite oublié :
Où est l’Afghanistan ? Mêm’ pas en fait divers !

Le frère de Saddam dans son pays d’Afrique
Et son grand cousin dans le sud de l’Amérique
Peuvent bien continuer à dormir en paix,
On ne viendra pas leur museler le clapet
Du moment qu’Exxon y a ses mines de rubis,
Que le cannabis part vers les Etats-Unis.
Et qu’en est-il de l’Homme et de ses utopies ?
Est-c’que la Paix sera toujours mise en sursis ?
Et dans tout cela quelle est ma part du fardeau
Et celle de ce dieu qui se cache là-haut ?

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:19

Hommage à ce sentiment tant décrié
Et qui pourtant à tant de poèmes donne l'intensité.

"Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson,
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare"
Georges Brassens.

 

Ah ! Le grand désespoir
Qui vous tombe dessus au soir
Tel un lourd fardeau de branches
Mais qui au grand malheur
Ne réchauffe pas le cœur en flanche.
Il sait pointer à la bonne heure,
Inutilité de ses instants,
N'offrant aucune solution,
Il accable en plus intensément
Tel un malicieux démon.
Il prend cependant quelques allures
Au milieu de tout magnifique murmure.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:18

Les adeptes se sont réunis,
Le lieu est sombre, éclairé de bougies,
Face à eux une table de sacrifices
Entourée de riches artifices.

Trois hommes en chasubles apparaissent,
Le premier arbore un cierge allumé,
Le second est revêtu de richesses,
Le dernier présente une coupe dorée.

Tous trois avancent lentement,
Puis, comme s’ils ne faisaient qu’un,
S’inclinent longuement
Devant l’autel recouvert de satin.

Ils prennent assise autour
Sur de voluptueux sièges de velours
Et autorisent ensuite les adeptes
A s’assoirent sur leurs banquettes.

Alors le gourou quitte sa pose,
Tout le monde s’est relevé ;
Un chant de louange est entonné
Que tous reprennent en symbiose.

Le gourou prend la satire :
Il entame un récit de culte,
Le silence partout se fait sentir
Que seule sa voix casse en tumulte.

Une fois son discours fini,
Il invite un adepte, puis deux :
Il liront chacun un cours récit
A la gloire de leur dieu.

En bon manipulateur
Le gourou a préparé divers chants
Que les adeptes reprendront en chœur,
Ainsi il contrôlera ces gens.

Après tous ces spirituels préparatifs,
Le contrôle des esprits étant effectif,
Alors le gourou peut donner ses recommandations
Que tous sans réflexion appliqueront.

Enfin, s’exécute vraiment le gourou :
L’animal a été préalablement égorgé,
Tous de sa chair devront manger
Et de son sang conserveront le goût.

Subtile astuce de ce gourou,
Afin de rendre leurs esprits mous,
Il simulera une incantation
Dont tous croiront à l’illusion.

Plus malicieux encor :
Afin de leur soutirer le sou,
Pour assister à l’incantation du gourou
Les adeptes devront donner leur or.

L’ensemble des adeptes s’avance,
S’incline pour implorer son dû,
Tout se passe en silence,
A la fin un dernier chant de salut.

Epilogue, la comédie cesse :
Le gourou retire son habit de bure,
Les adeptes remontent dans leurs voitures,
Mesdames, Messieurs, bienvenue à la messe !

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:17

Ce lieu est semblable à tous ses frères :
Il valorise la Vie mais est froid comme la Mort
Au point que même en pleine saison polaire
Les mendiants lui préfèrent le dehors.

Il n'héberge rien que de mortes statues
Au regard encor plus glacial que leur chair,
A ses hôtes demande rançon pour ses vieilles pierres
Pour ne pas finir tel un vulgaire sapin abattu.

Il vous contemple de sa prétendue supériorité
Si bien que pour que le ciel ne le fasse pas tomber
Il va prendre appui jusqu'au fond des Enfers.

Oh Toi qui t'imposes si magistral,
Toi, que d'un nom commun on appelle Cathédrale,
Ceux qui t'ont donné vie n'avaient-ils donc rien à faire ?

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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