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© An Braz

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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 19:50

Sa pensée ni commence, ni finit,

Intangible au Temps qui s’en fuit ;

Carrousel, elle tourne, elle tourne

A la recherche de trouvailles qu’elle ajourne,

Déplacer, remplacer, rappeler ou oublier ?

Effacer avant de marteler … sans achever.

Ainsi se chahute dans un cycle onirique

Le vent d’insouciance qui aère cet esprit… 

 


(Texte écrit pour le jeu "Poétiquement drôle !" de Seshet.)

 

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 00:32

L’Automne.

 

Rouge, rouge la chute des feuilles,

Vieilles, ridées, s’en vont se mettre au vert,

S’en vont enserrer d’un manteau la terre

Tandis que les oiseaux chantent leur deuil.

 

Rouge, rouge la honte du dieu Soleil

Qui ne reste regarder les étoiles scintillantes,

Délaissant cette lune pâle mais aimante

Que mille borgnes scrutent sans sommeil.

 

Rouges, rouges mes yeux qui pleurent,

Lamentent amoureusement cette saison,

De la blanche aurore pointant à l’horizon

Jusque dans la nuit vêtue de sa noirceur.

 

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 21:34

Ce sont ces passants désertés des rues,

Voyageant chez eux pendant les repas,

Vers leurs ambitions, terres inconnues,

Ce sont eux passant la vie en trépas.

 

A leurs fenêtres des fleurs suspendues ;

Eux à l’attente d’un vide, un coma,

Un cancer, un meurtre et fins incongrues,

Maisons tombales en seuil du glas.

 

Ce sont des zombies, l’allure livide,

Le pas hasardeux et le regard vide,

La muette voix dépouillée de verbe.

 

C’est le fatal prix de leur monde avide,

C’est une non-vie, natal génocide,

C’est un gris néant décoloré d’herbe. 



(Inspiré par la série de poèmes "La Mort" de C. Baudelaire)

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 12:55

M’adonnant aux coutumes conjugales

Conjuguées avecque ma coutumière,

Dans l’élan de notre rythme frugal

 Claqua une retentissante affaire :

 

La fessée, œdipienne et rousseauiste,

Savoureux châtiment sensualiste,

Comme l’hippique coup de la cravache,

Un vif trait, une giclée de panache !

 

Le sang excité, brûlé de désir,

Fourmillant, pigmentant à en rougir,

Foulant d’un picotement de plaisir

Et de pulsations à vous étourdir.

 

Alertant, éveillant, émerveillant

Tous les sens, sans nulle équivalence,

Vous faisant entrer en effervescence,

Transfigurant cet intime moment.

 

Un jaillissement d’adrénaline,

Ecarquillant pupilles et narines

Un jouissif instant communié ;

L’extase ! L’extase, je l’ai goûtée…


 

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Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 01:00

Ignorant de mon être, dorloté de couvertures d’insouciances,

La pupille irisée d’un clair et dépourvue de toute méfiance,

Ecoutant les musiques que le vent me souffle à l’oreille,

Je me laisse délicatement caresser par une plume de soleil.

Une vient se blottir contre moi pour plus de confort,

Et l’esprit bombardé d’une idylle abstraite, inconcevable,

Essoufflé de ces élans, s’étourdit en esquissant une fable

Et s’évapore, s’évapore jusqu’à un nuage sur lequel il s’endort.

 

Et je souris.

Souris, à l’évanescence, avec l’inconscience ;

Souris, comme un enfant regardant l’Innocence ;

Souris à la vie.

 

Les souvenirs me pourchassent : une armée qui me harcèle !

Comme des hyènes, ils me tournent autour, m’écartèlent.

Le fil des années continue infatigablement à brûler

Et mon corps sournoisement de s’effriter, m’abandonner.

Quand s’allonge la nuit, comme des fantômes à mon chevet,

Ils me contemplent et me susurrent leurs sombres échos

Et pris à la gorge, mes propres mains resserrant l’étau :

J’étouffe, j’étouffe sous l’épais voile que forment leurs camouflets.

 

Et rit le Temps ;

Rit, rit, qu’il m’usera, qu’il s’amuse de moi ;

Rit, rit, comme un enfant avec un jouet de bois ;

Rit, rit, au fil de mes ans.

 

Délaissé jusqu’au reniement par ma propre personne,

D’un regard je me questionne : adviendra-t-il que je me pardonne ?

Dois-je une deuxième fois m’abandonner pour me faire Phénix

Ou bien me laisser bercer par les courants nonchalants du Styx ?

Quand coule entre mes doigts ce regard telle une épaisse fumée,

Qu’une brume improviste vient se condenser à son auréole,

Que les regrets entassés oubliés dansent une même farandole,

Bousculé, bousculé, mon esprit conjugue mon enterrement au passé.

 

Et le silence ;

Le silence, de la nuit sans lune, de l’instant éternel ;

Le silence, comme le dernier adieu devant une stèle ;

Le silence, seule espérance.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Dernier dépôt : Des Vagues A L'Ame (01/01/2012)
 
 

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