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  • : An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 18:40
Le soleil brille, ma bière s'évapore,
Un ange passe et brûle mes ailes,
Une voix me sussure que c'est Elle ;
Laissez-moi dans ses boucles se perdre mes phalanges d'or...

Mon esprit : un radeau dérivant au loin ;
Un fantôme effleure mon corps frissonnant,
Un souffle semblant suspendre le temps ;
Laissez-moi sur ses hanches reposer la tengeante de mes mains...

Mon coeur : un bateau pris dans la tempète ;
Une Joconde se peint sur le treillis de ma mémoire,
Ariane démèle les noeuds de son histoire ;
Laissez-moi sur sa poitrine oublier le galbe de ma tête...

Mon âme : une barque naviguant au hasard ;
Une fée apparait devant mes yeux ensorcelés,
Une étoile m'indique quelle direction filer ;
Laissez-moi dans ses yeux s'enfermer mon étincellant regard...
Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 18:22

Le jour où mon dernier unique amour
Me préfèrera l’illusionniste Jésus,
Je m’en irai gambader pour toujours
Avec la Camarde, bras dessous, bras dessus,
 
Et une à une nous irons frapper à vos portes,
Vous rappeler que bientôt s’achèvera votre temps ;
Et nous rirons, éparpillerons les listes au vent,
Comme l’Automne avec les feuilles mortes.
 
Puis enivré par le parfum de la Fleur du Mal
Je danserai, je chanterai sur un jovial air
De Bacchus tandis que vos visages vireront pâles.
 
Enfin, lorsque la faux, fatiguée, se fera débonnaire,
Je jetterai vers le gris ciel une ancre volage
Pour accrocher mon âme au plus vif des nuages.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 01:02
Egarée par un vent ou un oiseau,
Une graine, un gland, une faine,
A trouvée bonheur dans une plaine
Pour donner plus grand qu’un roseau ;
Un de ces hêtres seuls au milieu d’un pré,
Combien de branches a-t-il depuis donné ?
 
Quelles nouvelles lui apportent les oiseaux
De son parent qu’il ne connaitra jamais ?
Tant de questions pour lesquelles un moineau
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Des racines solidement ancrées
L’appuyant contre vents et tempêtes ;
A quelles eaux les fit-il s’abreuver,
Dans quelles terres plongea-t-il leurs têtes ?
Ont-elles déjà croisées quelques vestiges,
Ont-elles à leur manière le vertige ?
 
Quelles nouvelles leur apportent les larves
De ce là-haut qui leur restera inconnu à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles l’Arve
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Un tronc, un corps gros comme ça,
Que mon envergure en était trop courte,
Une fierté de réussite chez ces arbres-là
Qui ne comprennent guère notre route.
Et les craquelures qui saillent son écorce
Comptent-elles les fruits qu’ont fait divorce ?
 
Quelles nouvelles leur apportent le chevreuil
De cet automne semblant durer à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles l’écureuil
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
A-t-il la même couleur que son tronc
Ce rameau pointant son premier feuillage
Au travers du vert et généreux bourgeon
Et qui salue le luxurieux festif paysage ?
De quelle couleur deviendra son armure,
De quelles couleurs seront ses ramures ?
 
Quelles nouvelles lui apportera le vent
De tous ses fruits qui partiront à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles le Temps
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Et toi qui m'écoute, le cœur ou pas en peine,
A-t-elle la même couleur que mon sang
La sève qui parcourt sans relâche tes veines ?
Coulera-t-elle dans celles de mes enfants ?
Et la souche sur laquelle tu sommeilles,
Est-elle celle qui donna un de mes aïeuls ?
 
Et moi, quel fruit viendrai-je à choisir,
Entre petit, galbé, lequel est-ce que je préfère ?
Tant de questions remuant autant de satires
Et que se posent les Hommes mes frères…
Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 00:59

(Parodie de La Blanche, de CB)

Elle te promet des dimanches,
Des dieux qui sur toi se penchent,
Deux mains sur tes hanches,
De beaux bourgeons à ta branche.

Mais elle profite de ton bonheur,
De ces joies que tu pleurs,
Elle te lie à un menteur
Qui se moque de ton cœur.

Elle t’offre le terrestre paradis,
Un monde sans mercis,
Des jours aux tristes nuits,
Une famille que tu maudis.
 
Elle t’emmène vers un destin
Dont tu ne pourras choisir le dessein,
Tu comprends enfin
Allongée dessous ce bourrin.
 
Alors avant de foutre en l’air ta vie,
Réfléchis en catimini,
Ne te fis pas aux yeux qui brillent,
Une poussière les titille.

Ne t’engage pas devant ta religion,
Ou devant un quelconque blason ;
Il n’est pire que cette éphémère satisfaction
Qui n’a de blanche que la robe à dentelle de coton.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /2007 19:47

 Ils se font honorer de courage
A chacun de leurs carnages ;
Plus ils torturent sans remords,
Plus les leurs les adorent ;
Plus ils tuent avec hâte,
Plus ils les idolâtrent.
 
La guerre pour la tour qu’aura le plus d’estime
Et Petit Frère qui meurt un flingue à la main,
La gâchette trop courte, un enrayage du chien,
A qui le crime ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaques yeux.
 
La puissance de tir d’une arme,
Sa cadence, ses reflets de métal, son canon scié,
Servent-ils comme au Moyen-Age, dans leur cité
A mesurer la valeur de l’âme ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Toi, ta BM payée avec les minots qui trépassent,
Je la hais, je la vomis, je l’explose, je la tord ;
Une rayure pour chacun de tes meurtres, de tes torts :
Bonne pour la casse !
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Cache ta bague en or des yeux de ton frère
Qui après un hasard de rue bientôt sera enterré
Et garde tes morales au fond de tes poches de camé,
Elles vaudront quoi devant cette pierre ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Entre vrais mensonges et fausses vérités,
Quand le chargeur vide tu cries après l’espoir,
Rien demander, rien attendre, rien devoir,
C’est sa seule définition qui ne soit erronée.
 
Ils se font honorer de courage,
A chacun de leurs carnages ;
Mais ignorent tout de ce mot-là,
Le vrai courage, c‘est ça :
Un flingue sur sa propre tempe
Et on presse la détente…
  

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /2007 00:23

Ecoutez c’est le bruit
De la lame qui taillade mes veines,
Qui bientôt tranchera les vôtres
Et jusqu’à la gorge
De vos plus jeunes enfants.
 
Une odeur de métal
Que transfusent des gouttes,
Des gouttes de sang et des larmes :
Celles de vos aïeux
Que remplaceront les vôtres.
 
Un léger goût d’acier
Lustré par un filet de sang,
Un filet continu, un torrent
Que déjà alimentent
Sournoisement vos cœurs.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 20:28

Les jours rallongent, les nuits raccourcissent,
Tu t’en vas plus tôt, tu reviens plus tard,
Et toujours je suis là, et toujours je suis las
De t’attendre, de décompter les rayons de soleil.
 
Dame Lune éclaire ta robe soyeuse
Et mon regard se perd dans ses reflets,
Se perd dans l’infinie attente.
 
Et mon regard saigne des pleurs
Et mon cœur déverse des flots de sang
Et mon âme déchire, arrache ma poitrine,
S’extirpe de cette charnelle enveloppe.
 
Ne m’oublie pas avant le fatidique jour,
Ne m’oublie pas avant que je change charogne,
Ne m’oublie pas, ma délicieuse de mes nuits,
 
Ma Camarde.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 01:04

La dépréciation, la déchéance,
Qui irriguent mon cœur, mon âme,
Et font verser rouge sang des larmes
Sont ma chaleureuse bienveillance.
 
Mais je sens mon cœur s’élaguer :
Plus qu’une veine pour le retenir ;
Je sens s’échapper mes souvenirs :
Plus que de vagues pensées.
 
L’alambic des émotions d’ « aimer »,
Les vapeurs folles qui s’en dégagent,
Enivrantes pensées aux milles images,
Ne sauraient me parfumer.
 
Et quand à tout ce que je déteste
Mon œil voit se superposer
Comme un calque ma psyché,
Qu’est-ce qu’il me reste ?

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /2006 02:44
Le Chat.

Seul à tourner en rond
Dans le silence et dans la nuit
Tu fais révérence à ta façon
A Saturne qui de là-haut te sourit.

Tu restes posé contre la fenêtre
Le regard tourné vers l’extérieur
Ainsi semble s’enfuir tout ton être
L’esprit tourné vers ailleurs.

Stoïque, au silence assidu,
Tantôt tu esquisses une mimique ;
Quel lourd secret caches-tu
Derrière ce regard mélancolique ?

Affectueux disciple de Bastet
Semblant perdu dans cet univers,
Gardien de la quiétude du poète,
Laisse-moi t’offrir ces quelques vers.
Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 19:21

(Improvisation)

S'il y avait un Paradis sur Terre
Auquel accéder quelques heures,
Ce serait le creux de ton coeur,
Ce serait le creux de ta chair.
 
J'ai accédé le creux de ton coeur
Pour goûter un peu au bonheur ;
J'ai goûté le creux de ta chair
En nous envoyant en l'air.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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