Samedi 19 août 2006
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La beauté de l'art
C'est au milieu d'une nuit blanche
Ce peintre retouchant au hasard
Le galbe d'un sein ou d'une hanche.
Le pauvre miséreux
Dans son sombre atelier
Avec le ventre creux
Et pourtant si égayé.
La beauté de l'écrivain
Ce sont ces quelques lignes
Qu'il a écrit en vain
Mais qui semblent si dignes.
Il les insér'ra peut-être
Dans un roman ou un sonnet,
Retranscrivant son état d'être
Tandis qu'il somnolait.
La beauté du génie
C'est de voir un poète
Ecrivant sur un papier jauni
Perdu dans sa vill' de Sète.
Ce tendr' homme à sa bouffarde,
Un chaton sur les genoux,
Dans la tête une boutade
Et une femme avec ses atouts.
La beauté d'une chanson
Ce sont ces quelques mots
Qui se rythment à ce violon
Et qui combattent tous les maux.
Ce jour-là sans doute
Il les écrivit dans un train,
Sur un quai ou une route
en pensant au lendemain.
La beauté de la Terre
c'est cette créature
Qui semble si solitaire
Et don la beauté nous torture.
Une découpe de dune
Qui est si enivrant'
Sous un doux clairde Lune
Qu'on n'oublie tout's cell's d'avant.
A Aznavour, Brassens, Trenet et les autres...
Par An_Braz
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Samedi 19 août 2006
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16:01
Crétin,
Pourquoi fallait-il,
Crétin,
Que tôt ce matin
T'aill's casser un' vitrine ?
Tu ne pensais pas à cett' sonn'rie
Qu'a ramené les vrais bandits.
Tu y as laissé ta peau,
Crétin,
Et aujourd'hui les tiens
Suiv'nt cett' boit' sans dire un mot.
T'as grandit à l'école à pas d'chance,
Diplômé d'la rue,
Tu n'as pas eu d'enfance,
Tu n'as pas vécu.
Tu connaissais bien ton boulot :
Les prix de cocaïne, exstasy
Que tu vendais sans dire un mot,
Que tu n'vends plus aujourd'hui.
A qui la faute ?
Aurais-tu pu êtr' différent ?
Tu rêvais de voir la côte,
Maintenant tu es au firmament.
T'as grandit à l'école à pas d'chance,
Diplômé d'la rue,
Tu n'as pas eu d'enfance,
Tu n'as pas vécu.
Ces gardiens de la paix
Pourquoi au lieu de la garder
Ils ne te l'ont pas laissé
Et t'ont mis là où tu es ?
La justice est aveugle :
Elle ne vois pas la vérité,
Elle ne vois pas tous ces gens qui beuglent
Pour un peu d'amour et de liberté.
T'as grandit à l'école à pas d'chance,
Diplômé d'la rue,
Tu n'as pas eu d'enfance,
Tu n'as pas survécu.
Par An_Braz
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Samedi 19 août 2006
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15:59
Un poème imaginaire et parce que l'amour est toujours la plus belle chose.
Inspiré de la chanson de Michel Sardou "Le Privilège"...
D’abord je l’ai rencontré
Dans une soirée.
Et je lui ai dit « bonjour »
Et je lui ai dit « mon amour ».
« Nan, ne réponds pas,
Vis tout simplement ».
Je lui ai parlé de nous, de moi ;
Je lui ai parlé naturell’ment
Dans un langage de fleur,
En ce temps-là c’était la chrysanthème ;
Un langage de bonheur
Pour l’emm’ner au septième ciel.
Puis on est allé à l’écart
En retenant mes mains,
En faisant bien gare
A ne pas caresser son sein.
« Que dirais-tu de me voir nu,
Ca serait mon seul salut
Pour tuer ce cancer en moi
Qui me fait penser qu’à toi ;
L’amour est une maladie
Dont on ne peut guérir
Tu es l’amour de ma vie
Je suis en train d’en mourir ».
Je pensais « je suis pas assez joli »
Et pourtant on est parti
Sans dire un seule mot,
Que des sourires,
J’avais fini par réussir.
Les autres nous regardaient
Peut-être jaloux,
Peut-êtr’ par dégoût,
Mais nous on s’en foutait :
On s’aimait trop
Pour en trouver les maux.
Puis au petit matin
On s’est retrouvé à côté
La main dans la main,
On avait fait un péché.
Je me souviens de ses cheveux blonds
Dans lesquels j’aimais passer ma main
Et de son cou si long
Que j’embrassais en coquin.
J’avais peur de nous montrer :
Je craignais qu’un autre l’emmène ;
Et pourtant c’est arrivé
Et en plus par une demoiselle.
Quand je repense à notre amour,
Quand je repense à nos lunes de miel,
A tous nos allez-retours
Qu’on faisait jusqu’au septième ciel ;
Quand je repense à nos morceaux cachés
Qu’on se présentait tels des saints sacrements,
A tout ces monceaux de péchés
Qu’on a fait en s’aimant.
Et pourtant un jour ils se sont tus
Tous ces si beaux violons,
Aujourd’hui je repense à ce qu’on a vécu,
Je m’en foutais que tu sois un garçon.
Par An_Braz
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