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  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

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Rive Gauche


Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:32

Une fille,

Une toute petite enfant

Si docile

Envers ses parents

Elle joue

A côté de son papa

Elle ses bijoux

Et lui son tabac.

 

 

 

Petite,

Profite bien de ton bonheur

Ca va si vite

On vit, le lendemain on meurt

J’aime voir quand tu joue

Tout’ seul’ dans le parc

Nous on avait la boue

Et les coups de matraques.

 

 

 

Une fille

Avecque tant d’innocence

Une fille

Retomber en enfance

Une enfant

Pour guérir des blessures

Plus de pansements

Et plus de déchirures.

 

 

 

La voir s’amuser

La voire grandir

Pouvoir l’enrager

Pouvoir lui sourire

Une joie

Avec de l’innocence

Elle est ma foi

Elle est ma recouvrance.

 

 

 

Elle est ma vie

Elle est mon amour

Et je la poursuis

Depuis le premier jour

Alors écoute

Ecoute ce que j’ai à te dire

N’ai plus de toute

Vois doncque mon sourire.

 

 

 

 

 

 

Une fille,

Une toute petite enfant,

Si docile

Envers ses parents ;

Une fille

Qui ressemblera à toi,

Une fille qui sera de moi.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:30

Musette à l’épaule

Aussi légère que mon esprit

Parce que je n’ai rien pris,

Je rengaine ma gaule.

Juste une truite sereine

A qui j’ai rendu la liberté

Pour son regard de sirène,

Et je rentre sans dîner.

Je ferai le détour

Par chez le poissonnier

Pour leurrer mon amour,

Lui faire croire en avoir ferrés.

 

Tu n’es plus là,

Mais où es-tu ?

Sans toi chaque fois

Tu sais que je suis perdu.

 

Sur la table du dehors

Un tout petit mot,

Et dans tout mon corps

Bon nombre de maux.

Une absence se fait sentir,

Laquelle, je suis là ;

Ce n’est donc pas moi,

C’est toi qui a du fuir.

Où es-tu parti,

Me voilà tout bouleversé,

Est-ce chez belle-mamie,

Elle ne m’a jamais blairé.

 

Tu n’es plus là,

Mais où es-tu ?

Sans toi chaque fois

Tu sais que je suis perdu.

 

Je fouille ton sans-manche

Pour y trouver des indices :

Juste une souris-blanche

Pour les soirées sans délices.

C’est au tour de ton impaire

De passer aux aveux :

Un vieux ticket de RER,

Il n’y a rien de mieux.

A ton beau manteau violet :

Juste un mouchoir, si peu,

Suis-je donc si mauvais,

Que je ne fais plus pleurer tes yeux ?

 

Tu n’es plus là,

Mais où es-tu ?

Sans toi chaque fois

Tu sais que je suis perdu.

 

Je me décide enfin

A regarder ce bout de papier,

Il contient sûrement la fin

De tout ce que j’ai pu aimer :

« Une fois de plus tu t’es cassé

Sans le moindre mot »

Eh, je suis comme les moineaux,

J’ai besoin de m’envoler.

« Tu n’aurai pas par hasard

Oublié quelque chose ? »

Non, j’ai pris tout mon bazar

Et mes amorces en doses.

 

Tu n’es plus là,

Mais où es-tu ?

Sans toi chaque fois

Tu sais que je suis perdu.

 

« Un petit rendez-vous,

Mais bien sûr tu t’en fous. »

Eh, ton anniversaire

Il n’est pas avant l’hiver.

« D’aller à l’hôpital. »

Tu n’est pas en ballon

Et moi je n’ai pas de mal,

Que veux dire ce torchon ?

« Que dira ton père ? »

Laisse-le, il est si pâle,

Il est presque au cimetière,

Et mince il est à l’hôpital.

 

Tu n’es plus là,

Mais où es-tu ?

Sans toi chaque fois

Tu sais que je suis perdu.

 

Ah, elle est si attentionnée,

Elle reviendra après,

Sans elle qu’est-ce que je serais,

Je ne saurais pas aimer.

Ah, elle est si attentionnée,

Elle reviendra après,

Si elle pouvais un peu s’inquiéter

Pour moi, ce serait parfait.

Ah, elle est si attentionnée,

Elle reviendra après,

Je ne peux que l’aimer,

C’est pour elle que je vivrai.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:28

Je dédie ce poème

A toutes les femmes que j'aime :

Brunes, blondes et merveilles,

Ô beautés éternelles.

 

Ô toi que je connais si peu

Ô toi dont je ne sais que les yeux,

Ô beauté du devenir,

Ô présent de l'avenir.

 

Petite fille des sombres rues

Née un jour disparu,

Petite fille inconnue,

Amour que j'ai toujours voulu.

 

Ô toi petite Blanche Neige

Que j'ai rencontré par-devers

Le fin fond de l'hiver

Est-ce que t'oublier pourrais-je ?

 

Ô toi jolie courtisane,

Véritable vein' de diamants

Qui n'a pas d'antécédent,

Tu es mon pilier, ma canne.

 

Ô toi véritable distinct

A la beauté épanouie

Que je rencontra par instinct

Et dont le charm' m'ébloui.

 

Ô toi aux si beaux yeux

Qui comme le soir

Savent vous rendre joyeux

Ou resentir le désespoir.

 

Ô toi au regard si affable

Et tellement délicieux

Qu'il me rend incapable,

M'enrobant de milles cieux.

 

Ô toi fille de mon ardeur,

Toi qui prolonge mon existence

Toi qui fait oublier les souffrances

Et que je transporte dans mon cœur.

 

Ô fille, suspends ton envol,

Toi que je connu par propice

Attends, je décolle

Pour partager nos délices.

 

Je sais ce qu'il est de tes yeux :

Je les connais mélancoliques,

Mais je les trouvent si précieux

Qu'ils sont toutes mes reliques.

 

Ô toi au si beau regard

S'illuminant dans la nuit

Réfléchissant comme mill' miroirs,

Tout ce que je chéri.

 

Ô braise d'un temps,

Amour de mes vingt ans

Tu me ravive encore,

Je t'aime de tout mon corps.

 

Mon coeur est tel un flambeau

Dont tu es le rameau,

Tu m'éclair' comm' par prodige

Et vers toi ma flamme se dirige.

 

Que passent les jours

Je t'aimerai encore,

Que passe la mort

Je t'aimerai, mon Amour.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:24

C’est un de ces jours d’été sans gloire
Que les lambris de mon coeur tels des miroirs
Reflétaient un quelconque amour illusoire,
La trappe que l’on pause venu le soir.

C’est alors que s’illuminèrent des feux
Follets au fond de ses si grands yeux
Repoussant dans une châsse nos jours heureux
Jusqu’à emmurer notre amour dans un enfeu.

La barbacane de mon coeur déjà tombée
Son beffroi se mit sitôt à me défier
Et bientôt nos cœurs furent géminés.

Ce n’est qu’au matin que mon coeur réalisa
Qu’il se reposait sur les genoux d’une pietà,
Je t’en prie pardonne-lui et il ressuscitera.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:24

Petite fille, Oh ma toute petite,
Qui a vue le jour sous mes yeux,
Si près de toi je me sens heureux,
Si près de toi je ressuscite.

Ne vas pas t’éloigner,
Mon petit ange sans pareil,
Ne vas pas t’envoler
De tes si belles ailes.

Tu sais la vie est un cadeau,
C’est pour cela ma douce
Que bon nombre de louveteaux
Voudront te la voler en douce.

Ne vas pas t’éloigner,
Ne vas pas voir ceux qui bêlent,
Ne vas pas t’envoler,
Replis bien tes ailes.

Ne sois pas trop pressée
De croiser le grand méchant loup,
Pour lui tu n’es jamais
Qu’un autre joujou.

Ne vas pas t’éloigner,
Reste tout près de moi,
Garde tes ailes bien cachées,
Ne les montre surtout pas.

Le jour où il t’aura capturé
Par ses maintes ruses renardes
Tu ne seras plus « mon bébé »
Et à ton bras il fera parade.

Ne vas pas t’éloigner,
Ces loups sont des croqueurs,
Ils t’empêcheront de te retourner,
De retrouver le bonheur.

Ne vas pas tout abandonner,
Non, ne vas pas tout gâcher,
Ne joue pas trop tôt
La bête à deux dos.

Ne vas pas t’éloigner
La vie est notre cadeau
Ne vas pas la donner
Sans en recevoir des monceaux.

Ne vas pas prêter l’oreille
A tous ces menteurs,
Nous on est pas pareil :
Nous on a le bonheur.

Ne vas pas t’éloigner,
Les vents sont malicieux :
Ils souffleront sur ton corps ailé
Et on ne sera plus heureux.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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