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© An Braz

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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 01:15

 

Les pamphlets funambules dansant sur le fil politique

N’ont jamais su lier d’amitié avec ma rhétorique,

Mais la prétendue bonne conscience nourrie d’inconscience

S’avère être une ignominieuse manie qui me déplait

Alors je fustige celle-ci en expliquant ce qu’est…

 

L’ingérence :

 

Intolérance tolérée,

Une légitime défense

Qui en soit consiste à défier

Qui on considère en déviance.

 

Cette notion saugrenue qui ostensiblement arbore

Droits de l’Homme et respect à la façon d’un jeteur de sort

Bafoue et désavoue ces mêmes de par son existence,

Apogée ironique de l’irrespect et du non-droit ;

Ce libre passe-droit, cet engrenage gangréné, c’est…

 

L’ingérence :

 

Ces croisades américaines

Que pourtant les bonnes consciences

Ont rejetées car inhumaines,

Car empreintes d’inélégance.

 

Ce prétendu droit invoqué au début du millénaire

Fit l’amalgame entre Afghan et terrorisme primaire,

Laissa choir un crime de guerre dans une indifférence,

Coûta une liberté aux irakiens bien malgré eux

Pour des intérêts géostratégiques sous couvert de…

 

L’ingérence :

 

Ce bel appel humanitaire

Que colportent en vive errance

Jusque aux confins de la Terre

Nombre de citoyens de France.

 

Comment se permet-on de dicter à la Chine actuelle

Autant sa politique et son héritage culturel

Au mépris absolu de la plus juste des indulgences :

Replacer dans son contexte cette Chine et n’oublier

Notre propre Histoire, au lieu d’être affligeant et d’infliger…

 

L’ingérence.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 01:25

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Les veines explosant sous la peau,

La déchirant de mille et mille parts

La projetant, l’éparpillant en lambeaux

Se mélangeant et se confondant en bazar

Dans la boue épaisse et crasseuse du caniveau.

 

Jaillissant, une chaîne de volcans

Emerge, se transcende sous la douleur

Et vient compléter l’air par ce rouge sang

Dont ces photos, monochromes, effacent la couleur

Et suspend le formidable envol tel un arrêt du temps.

 

Les jeunes paraissent plus vieux

Que la grand-mère que vous n’osiez voir ;

Face aux adultes, les zombis semblent chanceux ;

Et face à leurs nourrissons, la peste semble dérisoire ;

A jamais vos tripes se gangrènent de ces souvenirs affreux.

 

Apothéose de la vision d’horreur,

Emerveillant spectacle de sensations

Vous transportant sur la scène de la peur,

Excitant vos veines à la limite de la consécration,

Intense moment où la vie prend corps de plein cœur.

 

Les bras dépecés, trahis par leurs veines,

La chair sous les yeux à vos regards dévoilée,

Une lèpre dans vos cœurs rassasiés par la peine

De la vue de ces hommes et enfants difformes révélés,

Incarnation de l’esprit des Hommes, de vous, êtres suprêmes.

 

Le champignon, qu’il soit de Paris

Ou de l’atome se sème puis se récolte,

La civilisation c’est ne jamais en être démuni,

Et qu’après tout ce temps de jachère des désinvoltes

Négocient ou bien parient la fin de ce jugé trop long sursis.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 23:24

Désespoir, mon seul bien, il y a bien longtemps

Que, la vie faisant son affaire sur mon cœur

Et ma mémoire, on s’était égaré sans pleur

Et sans au revoir, ni souvenir latent.

 

Mais, Désespoir, mon seul bien, voilà je reviens

Comme disait Georges Brassens : « at home »,

Au milieu de ton univers monochrome,

Noir, posant ma tête contre ton sein.

 

Te regarder, comme on contemple une nuit sans lune,

T’imaginer, à te sentir couler dans les veines

Lentement, et souffrir, impuissant, sa peine

De ne pouvoir t’effleurer comme la dune.

 

Alors, feuilletant l’album souvenir de ma mémoire,

Entre mes regrets sans remords, ô Jouvence,

Et cette voiture, cet accident, décadence,

J’imagine le futur de mon histoire :

 

Arriver enfin à poser un flingue sur la tempe

Et sentir le froid de son canon d’acier

Et encore vouloir plus l’y presser

Avant de presser la détente…

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /Déc /2007 20:16

Parce que les supporters de l'OM chantent des propos qui les dépassent...


« Aux armes ! »
« Aux armes ! » criaient-ils en canon,
Un écho de sirène d’alarme
Lancé tel un boulet, une explosion,
Un vacarme.
 
« Aux armes ! »
Plus de deux siècles après leurs aïeux
Passant les têtes des gendarmes,
Des fonctionnaires du roi et des religieux
Par la guisarme.
 
« Aux armes ! »
Interpellait sans cesse la foule en liesse,
Plus mendiante que les carmes ;
Toujours la défaite en épée de Damoclès
Dans ses larmes.
 
« Aux armes ! »
S’élevait le cri des deux bouts du stade,
Avide de rafler pour tout charme
Une étoile à coudre au cœur, sombre toquade,
Ironique drame.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 19:27

Allongé près de son amour,
Tout contre cette beauté aimante,
Nono pense à ce qu’elle a dit ce jour,
A ce trois fois rien dans ce ventre.

Nono est heureux, émerveillé,
Nono a assuré un avenir qui roule ;
Et voilà qu’enfin après tant d’années,
Pour la première fois une larme coule.

Nono se lève sans bruit et sort,
Prend les clés de sa voiture
Va s’aérer un peu l’esprit au dehors,
Remplir ses poumons d’air pur.

Il pense, la vie n’a plus son pareil,
Les objectifs atteints, il est mûr ;
Et le sourire jusqu’aux oreilles,
Il fonce tout droit dans un mur…

Ô enfant plein d’insouciance,
Ô joie de mon cœur passé et futur ;
Ô enfant de l’espérance,
Laisse-moi une place sur ce mur !

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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