Samedi 19 août 2006
6
19
/08
/Août
/2006
16:30
Musette à l’épaule
Aussi légère que mon esprit
Parce que je n’ai rien pris,
Je rengaine ma gaule.
Juste une truite sereine
A qui j’ai rendu la liberté
Pour son regard de sirène,
Et je rentre sans dîner.
Je ferai le détour
Par chez le poissonnier
Pour leurrer mon amour,
Lui faire croire en avoir ferrés.
Tu n’es plus là,
Mais où es-tu ?
Sans toi chaque fois
Tu sais que je suis perdu.
Sur la table du dehors
Un tout petit mot,
Et dans tout mon corps
Bon nombre de maux.
Une absence se fait sentir,
Laquelle, je suis là ;
Ce n’est donc pas moi,
C’est toi qui a du fuir.
Où es-tu parti,
Me voilà tout bouleversé,
Est-ce chez belle-mamie,
Elle ne m’a jamais blairé.
Tu n’es plus là,
Mais où es-tu ?
Sans toi chaque fois
Tu sais que je suis perdu.
Je fouille ton sans-manche
Pour y trouver des indices :
Juste une souris-blanche
Pour les soirées sans délices.
C’est au tour de ton impaire
De passer aux aveux :
Un vieux ticket de RER,
Il n’y a rien de mieux.
A ton beau manteau violet :
Juste un mouchoir, si peu,
Suis-je donc si mauvais,
Que je ne fais plus pleurer tes yeux ?
Tu n’es plus là,
Mais où es-tu ?
Sans toi chaque fois
Tu sais que je suis perdu.
Je me décide enfin
A regarder ce bout de papier,
Il contient sûrement la fin
De tout ce que j’ai pu aimer :
« Une fois de plus tu t’es cassé
Sans le moindre mot »
Eh, je suis comme les moineaux,
J’ai besoin de m’envoler.
« Tu n’aurai pas par hasard
Oublié quelque chose ? »
Non, j’ai pris tout mon bazar
Et mes amorces en doses.
Tu n’es plus là,
Mais où es-tu ?
Sans toi chaque fois
Tu sais que je suis perdu.
« Un petit rendez-vous,
Mais bien sûr tu t’en fous. »
Eh, ton anniversaire
Il n’est pas avant l’hiver.
« D’aller à l’hôpital. »
Tu n’est pas en ballon
Et moi je n’ai pas de mal,
Que veux dire ce torchon ?
« Que dira ton père ? »
Laisse-le, il est si pâle,
Il est presque au cimetière,
Et mince il est à l’hôpital.
Tu n’es plus là,
Mais où es-tu ?
Sans toi chaque fois
Tu sais que je suis perdu.
Ah, elle est si attentionnée,
Elle reviendra après,
Sans elle qu’est-ce que je serais,
Je ne saurais pas aimer.
Ah, elle est si attentionnée,
Elle reviendra après,
Si elle pouvais un peu s’inquiéter
Pour moi, ce serait parfait.
Ah, elle est si attentionnée,
Elle reviendra après,
Je ne peux que l’aimer,
C’est pour elle que je vivrai.
Commentaires