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  • : [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /2006 02:44
Le Chat.

Seul à tourner en rond
Dans le silence et dans la nuit
Tu fais révérence à ta façon
A Saturne qui de là-haut te sourit.

Tu restes posé contre la fenêtre
Le regard tourné vers l’extérieur
Ainsi semble s’enfuir tout ton être
L’esprit tourné vers ailleurs.

Stoïque, au silence assidu,
Tantôt tu esquisses une mimique ;
Quel lourd secret caches-tu
Derrière ce regard mélancolique ?

Affectueux disciple de Bastet
Semblant perdu dans cet univers,
Gardien de la quiétude du poète,
Laisse-moi t’offrir ces quelques vers.
Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 19:21

(Improvisation)

S'il y avait un Paradis sur Terre
Auquel accéder quelques heures,
Ce serait le creux de ton coeur,
Ce serait le creux de ta chair.
 
J'ai accédé le creux de ton coeur
Pour goûter un peu au bonheur ;
J'ai goûté le creux de ta chair
En nous envoyant en l'air.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 21:43
Une fille aux pleurs pathétiques,
Repoussant son amour unique
Sous le prétexte qu’elle l’aime,
Sous le regard de cet homme blême.
 
Il n’y a pas d’amour dans l’amour.
 
L’amour, n’est pas un sentiment,
Pas de sentiments dans les affaires.
L’amour est lorsque l’on se ment
Mutuellement, pour à soi se plaire.
 
Il n’y a pas d’amour dans l’amour.
 
L’amour n’est qu’une mœurs enfantée
A travers les siècles hérités
Pour assurer son existence,
Pour assurer une descendance.
 
Il n’y a pas d’amour dans l’amour.
 
L’amour est la cécité de l’âme
Qui en conflit avec votre subconscient
Enfantera votre dernier drame ;
Pas de sentiments, prenez du bon temps.
 
Il n’y a pas d’amour dans l’amour.
 
L’amour m’est des plus pathétiques,
Une fantasmagorie utopique,
Un mythe, un conte de fées pour enfant,
Qu’en vers je décline amusément.
Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 21:06

Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel
Et que leur regard dévoile
Notre amour éternel.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel
Et que leur lumière voile
Celle du soleil.
 
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
Broder toute une toile
De milles merveilles.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
A en faire suer ma moelle,
En faire une ribambelle.
 
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
Qu’elles éclairent les poils
Qui tracent ton aquarelle.
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
Qu’elles dénudent le passepoil
De tes dentelles.
 
Je veux broder des étoiles
Au plus profond ciel,
Qu’à Elle mon cœur se dévoile,
Mais il n’y a d’Elle !
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas le plus petit soleil qui abonde,
Ni la nuit ses sœurs.
 
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas une seule lune qui inonde
La nuit de sa pâleur.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas un seul vent dont l’onde
Sèche les pleurs.
 
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas une folie pour que l’on ponde
Un moindre air rieur.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Rien pour vous attarder une seconde,
Pas même un leurre.
 
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Rien de votre paisible monde,
Ni même de corps qui meurt.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas même une âme qui se morfonde
Au milieu de ses peurs.
 
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Pas un seul sentiment qui fonde
Dans un utopique cœur.
Je vis dans la plus profonde
De toutes les sombreurs,
Je ne puis même disposer d’une ronde
De la Camarde pour douceur…

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 21:03

Si je posais sur une toile ton cœur,
En ses recoins qu’y verrions-nous ?
Quel style serait le plus à ton goût ?
Quelles en seraient les couleurs ?
 
Je veux une nature morte et foncée,
Des couleurs, des couleurs délavées,
Afin de représenter ces pleurs intérieures
Qui inondent trop souvent mon cœur.
 
Je vois un ciel dont la légère nuit tombée
Est effrayante, est des plus tourmentées,
Un sol aride, un quasi inévitable désert,
Paroi de mon cœur en lequel tout se perd.
 
Une fenêtre à laquelle serait un rideau fixé,
Voile pour pouvoir mes sentiments cacher.
Et puis un chat, un chat et un oiseau
Afin de représenter mes perpétuels maux.
 
Quelques livres, pour symboliser la culture,
Mais pas trop je ne suis pas avide de futiles lectures.
Des feuille en vrac pour des poèmes rédiger
Et,  pour qu’ils ne s’égarent, un presse-papier.
 
A l’opposé de ce chat, un bouquet de fleurs
Mais quasi fanées, il s’agit d’un artifice trompeur,
Et quelque part une bobine pour pouvoir,
En déroulant mon existence, tisser mon histoire.
 
S'il fallait sur une toile mon cœur poser,
Ce serait vers ces teintes, monsieur l'artiste,
Qu'assurément devrait s'orienter votre piste,
Cette nature morte qu'il faudrait présenter.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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