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Rive Gauche


Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:24

Petite fille, Oh ma toute petite,
Qui a vue le jour sous mes yeux,
Si près de toi je me sens heureux,
Si près de toi je ressuscite.

Ne vas pas t’éloigner,
Mon petit ange sans pareil,
Ne vas pas t’envoler
De tes si belles ailes.

Tu sais la vie est un cadeau,
C’est pour cela ma douce
Que bon nombre de louveteaux
Voudront te la voler en douce.

Ne vas pas t’éloigner,
Ne vas pas voir ceux qui bêlent,
Ne vas pas t’envoler,
Replis bien tes ailes.

Ne sois pas trop pressée
De croiser le grand méchant loup,
Pour lui tu n’es jamais
Qu’un autre joujou.

Ne vas pas t’éloigner,
Reste tout près de moi,
Garde tes ailes bien cachées,
Ne les montre surtout pas.

Le jour où il t’aura capturé
Par ses maintes ruses renardes
Tu ne seras plus « mon bébé »
Et à ton bras il fera parade.

Ne vas pas t’éloigner,
Ces loups sont des croqueurs,
Ils t’empêcheront de te retourner,
De retrouver le bonheur.

Ne vas pas tout abandonner,
Non, ne vas pas tout gâcher,
Ne joue pas trop tôt
La bête à deux dos.

Ne vas pas t’éloigner
La vie est notre cadeau
Ne vas pas la donner
Sans en recevoir des monceaux.

Ne vas pas prêter l’oreille
A tous ces menteurs,
Nous on est pas pareil :
Nous on a le bonheur.

Ne vas pas t’éloigner,
Les vents sont malicieux :
Ils souffleront sur ton corps ailé
Et on ne sera plus heureux.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:15

 

Une rose, une petite fleur,
Née sous le soleil,
Et que les épin’s protège des voleurs
Attirés par une sans pareil.

Une rose, une petite fleur,
Un rayon de soleil
Une source de bonheur
Un véritable arc-en-ciel.

Une rose, une petite fleur,
Cueilli à la belle saison
Par un menteur
Qui l’accrocha à son blason.

Une rose, une petite fleur,
Que l’homm’ jeta dans l’eau du caniveau
Par peur qu’ell’ n’écorche son cœur
Par peur de paraître trop beau.

Une rose, une petite fleur,
Qui un par un perd ses pétales
Dans la tempête des malheurs
Et que l’amour change en fleur du mal.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:14

Les nobles gens pensent
A fair’ changer ces errances
Oubliant leurs utilités
D’écouter et de rassurer.
Si leur succès fut
C’est qu’il y’avait un’ raison
Aujourd’hui on ne les voit plus
Ca me met le frisson.

Où est Pigalle, Pigalle
Et le bon temps est mort,
Où sont passées tout’s ces femmes
Qui travaillaient dehors.

Elles étaient douceur
Elles berçaient nos coeurs
Mais une band’ de maladroits
Leurs ont retirés leurs droit.
Où est passé le temps
Où contre un peu d’argent
On avait du bonheur
Par ces enfants de cœurs.

Où est Pigalle, Pigalle
Et le bon temps est mort,
Où sont passées tout’s ces femmes
Qui offraient leurs trésors.

Elles vous vendaient le plaisir
Avec parfois un surplus,
Pour un peu de désir
Ell’s jetaient leur dévolu.
Elles offraient leurs corps
Aussi-bien aux marins du port
Qu’à quelques sous-ministres
Pour lifter ces visages trop tristes.

Où est Pigalle, Pigalle
Et le bon temps est mort,
Où sont passées tout’s ces femmes
Qui nous offraient leurs corps.

On ne les voit plus
Et c’est là la tristesse,
Ell’s ne jett’nt plus leur dévolu
Et leurs monceaux de tendresse.
Pupchen, qu’es-tu devenue
Toute petite enfant
Qui échappa au sort de la rue
Par Brassens chantant.

Où est Pigalle, Pigalle
Et le bon temps est mort,
Où sont passées tout’s ces femmes
Qui s’offraient dehors.

Maintenant ell’s sont réservées,
Secrétaire pour le patron d’la boite,
Ou bien à commander
Petit’ strip-teaseuse en boite.
Maintenant ell’s vienn’nt de l’Est
En toute illégalité
Pour nous offrir les zestes
Du bon temps passé.

Où est Pigalle, Pigalle
Ce temps était si jovial,
Tout mon corps est las
Et j’erre à Montparnasse.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:13

Connaissez-vous cette fille
Qui avait un travail immonde,
Ell' n'avait pas de famille,
Ell' connaissait tout le monde ;
Ell' n'avait pas de famille,
Ell' connaissait tout le monde.

La la la la la la la la
La la la la la la la la.

Je la connu un soir
Tout à fait par hasard :
Au coin d'un boul'vard
Ell' faisait le trottoir ;
Au coin d'un boul'vard
Ell' faisait le trottoir.

La la la la la la la la
La la la la la la la la.

Elle se prostituait
Et grace à ça ell' vivait
Et tout au fond de la nuit
Je la suivi ;
Et tout au fond de la nuit
Je la suivi.

La la la la la la la la
La la la la la la la la.

Il se passa de bons momments
Dont je me souviendrai,
J'en eu pour mon argent
Mais ell' le méritait ;
J'en eu pour mon argent
Mais ell' le méritait.

La la la la la la la la
La la la la la la la la.

Je pensais jamais la revoir
Lorsque je l'ai croisée
Assise sur un bar
Prête à se donner ;
Assise sur un bar
Prête à se donner.

La la la la la la la la
La la la la la la la la.

Il arriva tout à coup
Alors que je m'y attendais pas,
Elle pencha son cou
Et me regarda ;
Elle pencha son cou
Et me regarda.

La la la la la la la la
La la la la la la la la.

Elle me sourit
Et me demanda
Je lui répondis
Et on s'en alla ;
Je lui répondis
Et je la coucha.

La la la la la la la la
La la la la la la la la.

Lorsque viendra l'aurore
Je l'oublierai,
Lorsque viendra la mort
J'y repenserai,
Mais d'ici à la mort
je la marierai.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:05

(Inspiré de "Il Fallait Bien" d'Aznavour)

Il fallait bien
Que je lui cède un jour
A ce destin
Qu'on appelle l'Amour.

Il fallait bien
Que je lui cède,
Que contre mon retient
Il me précède.

Il fallait bien
Que contre ma foi
Je ne sois que vain
Sans ell' chaque fois.

Il fallait bien
Qu'elle apparaisse
Cette Ang' dans ma main
Que je retiens sans cesse.

Il fallait bien
Qu'à l'éternel
Je ne sois plus rien
Rien que pour elle.

Il fallait bien
Qu'en échang' de son coeur
Je troque le mien
Pour trouver le bonheur.

Il le fallait bien
Et je n'y suis pour rien.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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