Samedi 25 novembre 2006
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Un rail,
Non pas de ceux qui guident les trains
Mais font dérailler celui du quotidien.
Un rail,
Qui vous transforme les flamants
En d’incroyables roses éléphants.
Un rail,
Que bien vite si j’en faisais l’éloge
On me mettrait dans une close loge.
Un rail,
Que si je suis le célèbre proverbe,
Mieux vaut une bonne pipe d’herbe.
Par An_Braz
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Samedi 25 novembre 2006
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Je me prends à vouloir regarder doucement s’ouvrir
Ce sauvage et fragile coquelicot,
A vouloir effleurer du bout des doigts
Les somptueux pétales de cette secrète orchidée.
Je me prends à vouloir poser mes lèvres sur tes lèvres,
En sentir la douce et enivrante moiteur,
A vouloir y glisser ma langue
Jusqu’à attraper la glotte qu’elles renferment.
Je me prends à vouloir retomber en enfance
Et reprendre la tétine,
A vouloir la garder en bouche
Et exploser en pleurs si d’aventure l’on m’en privait.
Je me prends à vouloir goûter à ce calice
Et sa bénite eau miraculeuse,
A vouloir baigner mon doigt
Dans le sang qu’il aura en son cœur engendré.
Je me prends à vouloir dresser un beffroi
Et réussir une percée
Dans ce glorieux oppidum
Qui su faire chuter les plus grands héros.
Par An_Braz
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Dimanche 17 septembre 2006
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Sous la pâleur de la lune en cette froidure
Le marais nauséabond publie ses effluves,
Baignée de ces émanations, sa chevelure
Est le doux nid d’une colonie de réduves.
Elle va dans cette boue, encrassée de fientes,
Bousculant infectes insectes et autres araignées,
Sa gorge décharnée suit une laide pente,
Aussi crevassée qu’une falaise, un glacier.
Dans son corps, nulle vie, ni regard ou velours,
Du poil au menton, ô toi qu’on ne voudrait pas,
Elle est l’Eve à la compote qu’on ne savoure,
Apre plat régurgité par votre estomac.
Son corps cadavérique ne connait de l’émoi
Que tous ces coups de bâton sur son dos vouté
Sa peau pendante se balance quelques fois
Au bon vouloir de sa marche peu assurée.
Oiseau charognard, oiseau de mauvais augure,
Les galbes de son corps se rident, s’atténuent,
Et ce jour-là, quand Zeus mêla vos aventures
A cette Pandore, d’un vous tombiez des nues.
Si vous croisez en chemin cette femme laide
Cachant des plaques de crasse au creux de ses rides,
Priez fort que la Camarde vous vienne en aide :
La Mort moissone l'épi, ne fait la Putride.
Par An_Braz
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Mardi 22 août 2006
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Le vent court le long de mon regard,
Mon regard y abandonne quelques larmes,
Des larmes qui s’envolent vers tout hasard,
Au hasard du vent, au hasard des drames.
Et s’envolent vers de lointains horizons
Ces larmes en éclaireuses d'existence ;
Et s’envolent mes larmes vers une hasardeuse maison
Où se languit une inconnue de mon absence.
Et s’envole à tout vent vers les cieux
L’esprit dansant au rythme de l’air et ses vagues ;
Et s’envole mon esprit vers un destin heureux
Duquel je m’égare avant qu’il ne divague.
Et s’envole au plus profond des océans
Une âme pour en geyser ressurgir sans pareil ;
Et s’envole mon âme au plus profond de ces sentiments
Pour exploser en supernova et éblouir le soleil.
Par An_Braz
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Lundi 21 août 2006
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Vingt août deux mille six
Et mes larmes se font encre sur la plume.
Que ces mots écrits le vent t’apporte
Ficelés à une boite de succulents bonheurs.
Je n’ai jamais pu te dire
Ces mots qu’on susurre à l’oreille
Comme pour l’en tatouer à jamais
Mais qui au fond de mon cœur résonnaient.
J’aurais aimé te dire ces choses
Que sous la caresse je te faisais sentir,
Te dire d’une voix vibrant d’un frémissement
Comme ta peau sous le contact mes mains.
Hélas il n’est plus possible de revenir
Et mon cœur s’ouvre grand pour laisser échapper
Tout cet amour que je n’ai pu te dire
Et mon âme pour qu’elle te rejoigne en ton Paradis.
Par An_Braz
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