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Rive Gauche


Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 22:26
Où te caches-tu, Avalon ?
Sous quel rêve t’es-tu endormi ?
A quelles pensées tu t’abandonnes ?
Auquel de mes souvenirs tu souris ?
 

Au fond de mes tripes je te sens
Qui donne de petits coups de pieds
Et qui se fait des plus insistants
Au fond du silence de mes pensées.

Ce soir mon enfant, mon garçon
Taranis inonde ma ruelle
Et toi mes pensées, mes émotions,
De ton envoutante ritournelle.
 

Où te caches-tu, Avalon ?
Sous quel rêve t’es-tu endormi ?
A quelles pensées tu t’abandonnes ?
Auquel de mes souvenirs tu souris ?
 

Tu as le regard de ta mère
Grand ouvert sur le monde,
A en faire chavirer l’univers,
A adoucir même la mer qui gronde.

Je t’offrirai le sang de mes veines
Nourri de cette terre de caractère
Qui forge des âmes fortes et sereines
Et des corps vaillants centenaires.
 

Où te caches-tu, Avalon ?
Sous quel rêve t’es-tu endormi ?
A quelles pensées tu t’abandonnes ?
Auquel de mes souvenirs tu souris ?
 

Si tu souris, où que je sois
Mes yeux chavirent sous l’écume ;
De moi ce rare émoi, seul toi
De ma pénombre l’exhume.

Je t’apprendrai le bonheur,
La joie de ces instants d’errance,
Et le spleen qui apaise le cœur,
Tu me réapprendras l’insouciance.
 

Où te caches-tu, Avalon ?
Sous quel rêve t’es-tu endormi ?
A quelles pensées tu t’abandonnes ?
Auquel de mes souvenirs tu souris ?

 

Dans ta chambre tes jouets,
Trainent et racontent un assaut ;
Toi, endormi à leur chevet :
Petit dragon veille son magot.

Pour toi je ferais un royaume
Peuplé de héros légendaires
Celtes ou bien coiffés de heaumes
Dont tu serais le digne légataire.
 

Où te caches-tu, Avalon ?
Sous quel pommier t’es-tu endormi ?
Sur quelle île tu m’abandonnes ?
Est-ce qu’à cet espoir tu souris ?
Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 00:42

Comme une nuit sans lune où plus rien ne subsiste,

Que les étoiles,

Dans mon désert de dunes tu te fais nuage triste

Et les voiles.

 

J’erre sans fin chaque jour jusqu’aux confins des détours

De mon destin ;

Vois voler ces vautours qui me tournent tout autour

Jusqu’à la faim.

 

La Camarde de sa faux à grands gestes assassine

Nos retrouvailles ;

Fauché à fleur de peau, sur mes veines je dessine

Milles entailles.

 

L’âme en lambeaux déchirée, mon sang sans cesse shooté

Aux souvenirs,

Je ne peux plus qu’exprimer, je l’avoue, deux volontés :

Toi ou partir.

 

Je suis encloisonné au cœur de la tourmente

De mes pensées ;

Viendras-tu me délivrer et de guise véhémente

Papillonner ?

 

Chaque rêve de toi fait fleurir le jardin

De mon blasphème ;

Du secret de ton émoi me diras-tu enfin

Si tu m’aimes ?

 

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Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 12:55

M’adonnant aux coutumes conjugales

Conjuguées avecque ma coutumière,

Dans l’élan de notre rythme frugal

 Claqua une retentissante affaire :

 

La fessée, œdipienne et rousseauiste,

Savoureux châtiment sensualiste,

Comme l’hippique coup de la cravache,

Un vif trait, une giclée de panache !

 

Le sang excité, brûlé de désir,

Fourmillant, pigmentant à en rougir,

Foulant d’un picotement de plaisir

Et de pulsations à vous étourdir.

 

Alertant, éveillant, émerveillant

Tous les sens, sans nulle équivalence,

Vous faisant entrer en effervescence,

Transfigurant cet intime moment.

 

Un jaillissement d’adrénaline,

Ecarquillant pupilles et narines

Un jouissif instant communié ;

L’extase ! L’extase, je l’ai goûtée…


 

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Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 18:40
Le soleil brille, ma bière s'évapore,
Un ange passe et brûle mes ailes,
Une voix me sussure que c'est Elle ;
Laissez-moi dans ses boucles se perdre mes phalanges d'or...

Mon esprit : un radeau dérivant au loin ;
Un fantôme effleure mon corps frissonnant,
Un souffle semblant suspendre le temps ;
Laissez-moi sur ses hanches reposer la tengeante de mes mains...

Mon coeur : un bateau pris dans la tempète ;
Une Joconde se peint sur le treillis de ma mémoire,
Ariane démèle les noeuds de son histoire ;
Laissez-moi sur sa poitrine oublier le galbe de ma tête...

Mon âme : une barque naviguant au hasard ;
Une fée apparait devant mes yeux ensorcelés,
Une étoile m'indique quelle direction filer ;
Laissez-moi dans ses yeux s'enfermer mon étincellant regard...
Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /Nov /2006 23:25

Je me prends à vouloir regarder doucement s’ouvrir
Ce sauvage et fragile coquelicot,
A vouloir effleurer du bout des doigts
Les somptueux pétales de cette secrète orchidée.
 
Je me prends à vouloir poser mes lèvres sur tes lèvres,
En sentir la douce et enivrante moiteur,
A vouloir y glisser ma langue
Jusqu’à attraper la glotte qu’elles renferment.
 
Je me prends à vouloir retomber en enfance
Et reprendre la tétine,
A vouloir la garder en bouche
Et exploser en pleurs si d’aventure l’on m’en privait.
 
Je me prends à vouloir goûter à ce calice
Et sa bénite eau miraculeuse,
A vouloir baigner mon doigt
Dans le sang qu’il aura en son cœur engendré.
 
Je me prends à vouloir dresser un beffroi
Et réussir une percée
Dans ce glorieux oppidum
Qui su faire chuter les plus grands héros.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Dernier dépôt : Des Vagues A L'Ame (01/01/2012)
 
 

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