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© An Braz

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Les Quatre Saisons


Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /Mai /2007 01:02
Egarée par un vent ou un oiseau,
Une graine, un gland, une faine,
A trouvée bonheur dans une plaine
Pour donner plus grand qu’un roseau ;
Un de ces hêtres seuls au milieu d’un pré,
Combien de branches a-t-il depuis donné ?
 
Quelles nouvelles lui apportent les oiseaux
De son parent qu’il ne connaitra jamais ?
Tant de questions pour lesquelles un moineau
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Des racines solidement ancrées
L’appuyant contre vents et tempêtes ;
A quelles eaux les fit-il s’abreuver,
Dans quelles terres plongea-t-il leurs têtes ?
Ont-elles déjà croisées quelques vestiges,
Ont-elles à leur manière le vertige ?
 
Quelles nouvelles leur apportent les larves
De ce là-haut qui leur restera inconnu à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles l’Arve
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Un tronc, un corps gros comme ça,
Que mon envergure en était trop courte,
Une fierté de réussite chez ces arbres-là
Qui ne comprennent guère notre route.
Et les craquelures qui saillent son écorce
Comptent-elles les fruits qu’ont fait divorce ?
 
Quelles nouvelles leur apportent le chevreuil
De cet automne semblant durer à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles l’écureuil
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
A-t-il la même couleur que son tronc
Ce rameau pointant son premier feuillage
Au travers du vert et généreux bourgeon
Et qui salue le luxurieux festif paysage ?
De quelle couleur deviendra son armure,
De quelles couleurs seront ses ramures ?
 
Quelles nouvelles lui apportera le vent
De tous ses fruits qui partiront à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles le Temps
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Et toi qui m'écoute, le cœur ou pas en peine,
A-t-elle la même couleur que mon sang
La sève qui parcourt sans relâche tes veines ?
Coulera-t-elle dans celles de mes enfants ?
Et la souche sur laquelle tu sommeilles,
Est-elle celle qui donna un de mes aïeuls ?
 
Et moi, quel fruit viendrai-je à choisir,
Entre petit, galbé, lequel est-ce que je préfère ?
Tant de questions remuant autant de satires
Et que se posent les Hommes mes frères…
Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 02:44
Le Chat.

Seul à tourner en rond
Dans le silence et dans la nuit
Tu fais révérence à ta façon
A Saturne qui de là-haut te sourit.

Tu restes posé contre la fenêtre
Le regard tourné vers l’extérieur
Ainsi semble s’enfuir tout ton être
L’esprit tourné vers ailleurs.

Stoïque, au silence assidu,
Tantôt tu esquisses une mimique ;
Quel lourd secret caches-tu
Derrière ce regard mélancolique ?

Affectueux disciple de Bastet
Semblant perdu dans cet univers,
Gardien de la quiétude du poète,
Laisse-moi t’offrir ces quelques vers.
Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 01:50

Etranger venu en mon pays,
Sache que si tu le trouves bien dur à supporter,
C’est qu’il ne se supporte, mais profondément se vit ;
Ecoute-moi, écoute-le et tâche de le mériter.


Et te voilà tout juste arrivé à ses contreforts
Que tu pestes et le maudits de tes éclats les plus forts
Et vas te réfugier contre nos premières pierres venues
Du vent qui s’en vient te souffler trop dessus.

Mais ce vent que tu entends mais ne ressens
C’est le souffle de vie de mon pays comtois
Rappelant sans cesse à nos cœurs battants
« Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! »

Si ce vent qui s’en vient puis s’en reva s’attarde un peu,
C’est pour apporter chaleur et réconfort aux malheureux
Et chasser les moindres peines logées en nos cœurs
Susceptibles d’éroder tout notre bonheur.


Et dans ta totale absence de révérences et de foi,
Tu poses ton pied de la manière la plus profane qui soit
Déroulant les sinueux sentiers saillant falaises et bois,
Ignorant ou rejetant les sensations offertes en l’endroit.

Mais ce sol que tu foules mais ne ressens
C’est là toute la force de mon pays comtois
Rappelant sans cesse à nos cœurs battants
« Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! »

Si cette terre où nous vivons a ce caractère et cette force,
Cette rugosité que l’on ne retrouve que sur les écorces
C’est pour nous les transmettre et que nos âmes se renforce
Afin de toujours rester plus vaillants encore que les corses.


Et vient le temps où ce sol est lavé par une pluie
Et où toi dans une frénétique ardeur tu t’enfuis
Sans prendre le temps d’en apprécier sous cette nuit
Ce million de gouttes qui, tel un lâcher de paillettes, luit.

Mais ces gouttes dont tu t’abrites mais ne ressens
Ce sont les larmes que pleure mon pays comtois
Rappelant sans cesse à nos cœurs battants
« Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! »

Si mon pays parfois laisse couler ses larmes
C’est qu’il vient juste de repérer un drame,
Une menace, un mauvais complot qui se trame
Contre ses fils et nous exhorte à prendre les armes.


Cette pluie est venue au plus prompt moment nourrir
Cette vigne que sans moindre égard on te vit franchir,
Cette vigne de laquelle on extrait ce nectar divin sans faillir
Que tu bus sans en apprécier cet arôme qu’il transpire.

Mais ce vin dont tu te dépraves mais ne ressens
C’est le sang irrigant le cœur de mon pays comtois
Rappelant sans cesse à nos cœurs battants
« Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! »

Si notre vin a ce goût de terroir si particulier
C’est qu’il est la potion gauloise de la Comté
Qui nous ressource lorsque s’assombrissent nos pensées,
Qui nous émerveille à chacune de ses gorgées.


Etranger venu en mon pays,
Ressens-le dans toute la force de sa vie,
Dans son caractère si unique, si riche et si libre qui
Forge et guide nos êtres depuis toujours par lui conquis.

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 01:25

Les Quatre Saisons.



J’ai besoin du Jour pour vivre,
J’ai besoin de la Nuit pour me reposer,
J’ai besoin de la Nuit pour être ivre,
J’ai besoin du Jour pour dessaouler.
Le Soleil et la Lune
Se passent le relais
Comme lorsqu’une
Femm’ donn’ un peau-de-lait.

J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.

Une douce averse
Ruisselle sur ma joue
Que tendrement ell’ caresse
Se glissant jusqu’à mon cou.
Telle la larme qui s’enfuit
Les gouttes de ce temps,
Cette fine pluie,
Je rêv’ de m’y baigner dedans.

J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.

Les gens se tournent vers les profondeurs,
Médisant sur ce chaud été
Qui a fait fondre leur beurre
Mais ils l’ont demandé tout’ l’année.
Devant cet écarlate Soleil
Rouge à en faire pâlir les rubis
Je me délaisse dans mon sommeil
Un rayon me caresse et me bruni.

J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.

Ce Ciel si respecté,
Foudroyant à volonté
D’un son qui à nos oreilles
Raisonne sans pareil.
Le Tonnerr’ gronde,
Le Tonnerr’ puni,
Vers moi accourt ma blonde,
Je remercie le Ciel et lui souris.

J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.

La pluie tombe blanche,
La Terre a revêtu son drap,
Bonheur de l’enfant le dimanche
Jouant à ce qu’il voudra.
Ses boules de neige sont lancées,
Me voilà touché à l’épaule,
Mais les flocons qui rodent
Viennent me réconforter.

J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.

J’aime les oiseaux,
Liberté, prends ton envol,
Et quand ils passent près de mon col
Je les rejoins là-haut.
Petit être magnifique
Qui rend le ciel si magique
N’oublie pas de m’emmener
Lorsque tu pars t’envoler.

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 01:25

 

Un voile gris a recouvert le ciel
D'un pôle à son opposé,
Un voile gris que deux soleils
Ne parviendraient à éventrer,
Un voile gris que vos deux oreilles
En votre crâne iraient se réfugier.

Il pleure, ce ciel tout de gris voilé,
Vers cette terre qu'il ne peut toucher
Et ses larmes si mal considérées
Sont lettres d'amour pour son aimée.

Un voile gris a recouvert les rues
En tâches telle la fourrure du léopard,
Un voile gris à la répartition un peu drue
Qui chaotiquement se sépare,
Un voile gris qui prestement se rue
Vers partout et nulle part.

S'il donne l'impression d'en lui
Laisser couler ces perles tombantes,
C'est qu'il est composé, à Nantes
Comme à Java, de parapluies.

Un voile gris a recouvert les hommes,
Leurs yeux, leurs cœurs, leurs âmes,
Un voile gris hérité une pomme
Présentée à la curiosité d'une dame,
Un voile gris qui virusse vos mômes
Et pour lequel je vous blâme.

Et si jusqu'aux os vous avez
L'impression d'être détrempé,
N'allez pas votre parapluie contrôler :
C'est votre cœur qui s'est mis à pleurer.

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
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