Dimanche 20 août 2006
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Les Quatre Saisons.
J’ai besoin du Jour pour vivre,
J’ai besoin de la Nuit pour me reposer,
J’ai besoin de la Nuit pour être ivre,
J’ai besoin du Jour pour dessaouler.
Le Soleil et la Lune
Se passent le relais
Comme lorsqu’une
Femm’ donn’ un peau-de-lait.
J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.
Une douce averse
Ruisselle sur ma joue
Que tendrement ell’ caresse
Se glissant jusqu’à mon cou.
Telle la larme qui s’enfuit
Les gouttes de ce temps,
Cette fine pluie,
Je rêv’ de m’y baigner dedans.
J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.
Les gens se tournent vers les profondeurs,
Médisant sur ce chaud été
Qui a fait fondre leur beurre
Mais ils l’ont demandé tout’ l’année.
Devant cet écarlate Soleil
Rouge à en faire pâlir les rubis
Je me délaisse dans mon sommeil
Un rayon me caresse et me bruni.
J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.
Ce Ciel si respecté,
Foudroyant à volonté
D’un son qui à nos oreilles
Raisonne sans pareil.
Le Tonnerr’ gronde,
Le Tonnerr’ puni,
Vers moi accourt ma blonde,
Je remercie le Ciel et lui souris.
J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.
La pluie tombe blanche,
La Terre a revêtu son drap,
Bonheur de l’enfant le dimanche
Jouant à ce qu’il voudra.
Ses boules de neige sont lancées,
Me voilà touché à l’épaule,
Mais les flocons qui rodent
Viennent me réconforter.
J’aime le Soleil
Et j’ai besoin de la Pluie,
Comme nous parfois le Ciel
Pleure ou bien sourit.
J’aime les oiseaux,
Liberté, prends ton envol,
Et quand ils passent près de mon col
Je les rejoins là-haut.
Petit être magnifique
Qui rend le ciel si magique
N’oublie pas de m’emmener
Lorsque tu pars t’envoler.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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Un voile gris a recouvert le ciel
D'un pôle à son opposé,
Un voile gris que deux soleils
Ne parviendraient à éventrer,
Un voile gris que vos deux oreilles
En votre crâne iraient se réfugier.
Il pleure, ce ciel tout de gris voilé,
Vers cette terre qu'il ne peut toucher
Et ses larmes si mal considérées
Sont lettres d'amour pour son aimée.
Un voile gris a recouvert les rues
En tâches telle la fourrure du léopard,
Un voile gris à la répartition un peu drue
Qui chaotiquement se sépare,
Un voile gris qui prestement se rue
Vers partout et nulle part.
S'il donne l'impression d'en lui
Laisser couler ces perles tombantes,
C'est qu'il est composé, à Nantes
Comme à Java, de parapluies.
Un voile gris a recouvert les hommes,
Leurs yeux, leurs cœurs, leurs âmes,
Un voile gris hérité une pomme
Présentée à la curiosité d'une dame,
Un voile gris qui virusse vos mômes
Et pour lequel je vous blâme.
Et si jusqu'aux os vous avez
L'impression d'être détrempé,
N'allez pas votre parapluie contrôler :
C'est votre cœur qui s'est mis à pleurer.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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Un petit chat jouant sur une botte de foin
Et mes souvenirs réapparaissent au loin.
Te souviens-tu de nos temps d’amour
De notre jeunesse frivole de ses plaisirs
De chaque instant sans soucis de l’avenir,
Avenir trop oublié, nous cœurs sont lourds.
Et au beau milieu de ces souvenirs trop loin
Je me sens au beau milieu de plus rien.
Notre amour passé se meurt à petit feu,
Plus de doux bonjours, que des adieux,
Plus le moindre dîner aux chandelles,
Plus de flamme amoureuse pour les allumer.
Plus d’enfant au travers de nos pensées,
Plus aucun alpinisme à tes dentelles,
Chacun de son côté compte les heures,
Tu as adopté un chat noir en ton cœur.
Mon sourire ne voit plus rebondir de larmes
Et même parfois s’aiguise comme une arme,
Le regard plus aigu encore que des serres,
Un aigle royal en réponse à tes révoltilles,
Le verbe cassant comme des brindilles.
Notre amour est devenu trop crépusculaire
Je m’en vais vers une autre jeteuse de sorts
D’Amour, après la nuit s’ensuit l’aurore.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Ton regard bleu dans ma mémoire
Et juste toi.
Les jours d’automne m’appellent sous les
Echos du vent,
Mais mon regard errant s’est voilé
Et te rêve tant,
Mes yeux se sont fais ermites soudain
Et t’attendent en vain.
Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Cet oiseau bleu de ma mémoire
Libérée de toi.
Le vent d’automne m’emporte sur son aile
Douceur de coton,
Et me fait oublier combien tu étais belle
De la tête au talon,
La forêt de ma solitude efface de ses senteurs
Le goût de ton cœur.
Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Un brouillard bleu d’où un chat noir
Décida pour moi.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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Le silence souffle et s’engouffre dans ma ruelle,
La nuit laisse glisser son voile le long des fenêtres ;
Monsieur, Madame, s’ensommeille dans un profond bien-être,
La cheminée abandonnée avec sa flamme sentinelle.
La Flamme sentinelle convint les braises : une armée est à naître ;
Monsieur, Madame, premier combustible d’une sauvage
Expansion qui bien vite conquit tout le petit village,
Première citadelle où faire régner la peur en maître.
Le feu et la peur, prémisses d’un bien sombre présage
Qui a su, phénix, renaître en tous les temps
Et proliférer, et vous coloniser au gré des vents
Et d’un mur de feu vous confiner dans sa terrible cage.
De confinement en protection se change le sentiment ;
De déperdition en déperdition, vos esprits égarés,
Vous voilà à prier pour qu’une religion soit damnée ;
Le monde s’enferme dans un univers peuplé de déments.
La Flamme se nourrit de vos chairs, charnier des abusés ;
La France, théâtre de l’humiliation, chancelle,
La France, camp de concentration, pantelle ;
Le silence souffle et s’engouffre dans mon cœur désabusé.
Par An_Braz
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