Dimanche 20 août 2006
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Tout mon corps a perlé des pleurs et se sèche,
Des perles reflétant les perles de tes yeux,
Des yeux baignés d’une fine rosée fraiche,
Tel ce léger ton rosé qui affleure un peu
Sur ton corps que je caresse telle une fleur,
Tout en descendant vers ta végétation,
En escaladant ce mont à donner des sueurs,
En goûtant au bout de ces gourdes de passion.
Et l’écriture de ces enivrantes pensées
Fleurissent de pensées mon regard vitreux,
Met sous cloche de verre ces images gravées,
Font sonner les cloches de mon cœur furieux.
Cette furie de ce soldat qui sans palabre
S’élance à l’assaut même sans une arme,
Un élan de sève printanière, sang de l’arbre,
Et depuis mes yeux saignent de lourdes larmes.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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Une feuille vogue sur les vagues du vent,
Des vagues ne valant pas celles de Neptune
Berçant nos deux cœurs sous la pâleur de la lune
Rafraîchissant nos ensoleillés sentiments.
Ma petite, ne fais pas pleurer ni tes yeux,
Ni ton cœur : nous avons su nous jouer du temps,
Su voyager plus loin que Mercure ne le peut ;
Nous avons emprunté les sentiers sinueux
Qui mènent-à l’amour un père et son enfant.
Va, Charlemagne t’appelle en un autre lieu.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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Qu’une rose éclore
Sous mon regard,
Loin des mauvais bords,
Loin de qui s’égare ;
Qu’une rose éclore
Sous mon amour,
Sous une aurore
De mon cœur si lourd.
Sous la pluie battante
Qui guidera mes yeux
Vers ta vue errante,
Vers nous deux ;
Sous la pluie battante
Que verseront mes yeux
T’imaginant qui enfante,
Nous imaginant heureux.
Que viennent les parents,
Que viennent les ex-amants,
Que viennent les élus,
Et même les inconnus,
Que viennent les dieux,
Que vienne la foi,
Que viennent les rois,
Et aussi les malheureux,
Que viennent les oubliés,
Que viennent les nouveau-nés,
Que viennent les morts,
Et les victimes du mauvais sort,
Que vienne le passé,
Que vienne l’avenir,
Que viennent ceux prêts à partir,
Et ceux qui pensaient rester,
Que vienne le mot « aimer »,
Que vienne la gaieté,
Que vienne la mélancolie,
Et l’espoir aussi,
Que vienne la paix,
Que vienne la guerre,
Que vienne le geai,
Et tous les mammifères,
Que vienne le soleil en fête,
Que viennent les planètes,
Que vienne la nuit
Et son vers qui luit,
Que vienne la lune blafarde,
Que vienne la vie,
Que viennent les soucis
Et surtout ma Camarde,
Que vienne le vent,
Que viennent les océans,
Que vienne l’Himalaya,
Que ressuscitent les Mayas,
Que vienne l’éternité,
Que vienne le monde d’Eden,
Et que tu viennes,
Nous faire nous aimer.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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Et des plages sauvages dénudées de touristes,
Et des plages sauvages qui me rendent un peu moins triste,
Et des plages sauvages sur lesquelles étendre ma mélancolie,
Et des plages de sable sur lesquelles écrire ma poésie.
Que vienne une vague bousculer cet écrit,
Que vienne une vague bousculer cet homme de toi épris,
Que vienne une vague bousculer ces sentiments rongeurs,
Que vienne une vague bousculer mes ardeurs.
Que vienne le vent chasser mes pensées,
Que vienne le vent pour jusque vers toi les porter,
Que vienne le vent pour à tes oreilles les souffler,
Que vienne le vent pour vers ma bouche te guider.
Et des feux follets chargés des anciens esprits,
Et des feux follets qui sillonnent le chemin de ma vie,
Et des feux follets qui jamais ne surent nous faire se croiser,
Et des feux follets qui embrasent mon âme délaissée.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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Je dédie ce poème à tous les soldats morts au combat et en particulier à ceux de la Guerre de Dix Ans.
Le vent me porte ta dernière lettre,
J’en bois chacun de ses mots, de tes mots,
Je les bois assaisonnés de mes larmes qui
Roulent jusqu’au coin de ma bouche ravie,
Ravie par ces mots qui font frissonner mon dos,
Frisson tel si tes bras enserraient mon être.
Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
La vie suit son court en pensant bien à vous,
Ici personne n’ose parler de cette guerre.
La moisson inquiète ceux restés, il n’y aura guère
De blé, l’été a le ciel de notre nation pleurant tous
Vos nombreux morts, tant qu’il ne te pleure pas.
Tels les dauphins au milieu des vastes océans
Guidant de son sillon le navire du marin égaré,
Chacune de tes lettres se fait fleur à mon fusil,
Est meilleure baïonnette pour vaincre l’ennemi.
Elles pansent les blessures sur nos corps lassés,
Elles apportent du baume à nos cœurs céans.
Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
Les jours sont si longs, les peines tout autant,
Je vis tantôt dans la crainte et moins dans l’espoir,
Que mes nuits je caresse, d’un jour ici te revoir.
La tristesse et le désespoir en moi sont latents,
Je t’en prie, durant tes combats ne tombe pas.
La maladie a atteint les campements de nos amis,
Nous avons jusque-là été épargnés par ce fléau ;
Méfie-toi, ne côtoie pas les gens de l’Est,
Ce sont eux, dit-on, qui ont amenés la peste.
Toujours vaillant, nous retournons à l’assaut :
Nous ne sommes plus très loin de faire fléchir l’ennemi.
Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
Notre enfant veut marcher sur tes traces,
Il est entré à l’école militaire pour devenir officier,
Il aimerait tant pouvoir combattre à tes côtés,
Tu es sa fierté à combattre là-bas cette menace.
On lui dit que ton bataillon est vaillant au combat.
Mon si précieux amour restée en notre terre
Je m’en reviens dans les jours à venir,
Plus de combats, plus à croiser les armes
Et toi, plus de lettres trempées de larmes,
Sèche-les bien, pour ma part la guerre se tire,
Ton amour rentre au pays, mets-le bien en terre.
Par An_Braz
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Publié dans : Pour Une Obole
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