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  • : [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:24

Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Ton regard bleu dans ma mémoire
Et juste toi.

Les jours d’automne m’appellent sous les
Echos du vent,
Mais mon regard errant s’est voilé
Et te rêve tant,
Mes yeux se sont fais ermites soudain
Et t’attendent en vain.

Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Cet oiseau bleu de ma mémoire
Libérée de toi.

Le vent d’automne m’emporte sur son aile
Douceur de coton,
Et me fait oublier combien tu étais belle
De la tête au talon,
La forêt de ma solitude efface de ses senteurs
Le goût de ton cœur.

Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Un brouillard bleu d’où un chat noir
Décida pour moi.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:23

Le silence souffle et s’engouffre dans ma ruelle,
La nuit laisse glisser son voile le long des fenêtres ;
Monsieur, Madame, s’ensommeille dans un profond bien-être,
La cheminée abandonnée avec sa flamme sentinelle.

La Flamme sentinelle convint les braises : une armée est à naître ;
Monsieur, Madame, premier combustible d’une sauvage
Expansion qui bien vite conquit tout le petit village,
Première citadelle où faire régner la peur en maître.

Le feu et la peur, prémisses d’un bien sombre présage
Qui a su, phénix, renaître en tous les temps
Et proliférer, et vous coloniser au gré des vents
Et d’un mur de feu vous confiner dans sa terrible cage.

De confinement en protection se change le sentiment ;
De déperdition en déperdition, vos esprits égarés,
Vous voilà à prier pour qu’une religion soit damnée ;
Le monde s’enferme dans un univers peuplé de déments.

La Flamme se nourrit de vos chairs, charnier des abusés ;
La France, théâtre de l’humiliation, chancelle,
La France, camp de concentration, pantelle ;
Le silence souffle et s’engouffre dans mon cœur désabusé.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:23

Le profond de ses yeux,
Une étoile en chacun d’eux,
Une galaxie sur un fond de ciel bleu,
Une Voie Lactée en son regard mystérieux.

Don't you forget about me ?
Dis, m’as-tu donc oublié,
Oublié en ton cœur égaré,
Abandonné à mes seuls soucis ?

Je vogue au milieu des cieux,
Plus d’étoile pour les éclairer un peu,
Toutes se sont éteintes sans adieu,
Qu’en est-il de celles au fond de ses yeux ?

Don’t you forget about me ?
Dis, m’as-tu donc oublié,
Oublié en ton cœur égaré,
Abandonné à mes seuls soucis ?

Oh si j’avais su lui dire,
Si j’avais pu lui faire ressentir
Ce bonheur, un seul pour tous les deux
Et moi tout seul au fond de ses yeux.

Don’t you forget about me ?
Dis, m’as-tu donc oublié,
Oublié en ton cœur égaré,
Abandonné à mes seuls soucis ?

Mon cœur se cherche sans fin
Comme perdu dans l’étendu marin,
Perdu dans cet univers bleu,
Perdu dans le bleu de ses yeux.

Don’t you forget about you ?
Dis, t’es-tu donc oubliée,
Lorsque ton cœur égaré
S’est transformé en caillou ?

Je pleure des rivières de peine
A en faire déborder la Seine,
A troubler tous les regards heureux,
A faire couler le bleu de ses yeux.

I don’t forget your eyes.
Je n’oublie pas tes yeux,
N’oublie pas nos jours heureux,
Could you trust « never say die » ?

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:20

Que le jour où mon cœur s’en ira,

Lassé de trop de souvenirs heureux,

Se cacher au fond des cieux

D’où cette fois il ne reviendra pas,

 

Pas de larmes mes chers amours,

Pas plus que ces folliculaires d’un jour,

Pas d’enfeu sur lequel piétiner mais

Ma terre où je servirai d’engrais ;

 

Je ne veux pas de lassante cérémonie,

Pas plus que patienter dans un funérarium,

Les morts n’ont pas leur place dans la vie.

 

De préférence une fête, un vivarium,

Après m’avoir enterré bien rapidement ;

Je passe le relais à mes petits-enfants.

 

 

Post-scriptum à ceux dont le cœur en serait las :

Pas d’adieu, je vais juste vous chauffer la place.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:18

Madame, la vue de vos yeux, vos grands et doux yeux bleus,
Plus étincelants que l’étoile polaire dans les cieux,
Ils me guident et mon esprit se perd sous l’hypnos’ des runes
Qu’ils forment tels des océans plongés sous clair de lune.

Et vos lèvres sont pareilles à deux pétales de roses,
Si douces et si intenses au point que personne n’ose
Les toucher de peur de ternir leur subite embellie
Rougeoyante pareille à la sucrée confiserie
Qui indéniablement corrompt l’enfant de l’innocence
Que je goûterai volontiers avant qu’elles ne soient rances.

Votre coiffure parée du plus magnifique blond
Que pour la gagner s’il fallait je me ferais Jason ;
Elle sera la toison d’or qui me protégera
Contre toutes ces folliculaires et leurs apparats.

Votre corps est assurément issu du plus beau moule
Pour guider tout homme dans le dédale de la foule
Et ce n’est pas sans joie que je remercie son artiste
Qui a su le tailler dans le plus beau bois d’ébéniste,
Pinocchio peut dès lors servir de bois de cheminée
A comparer de l’œuvr’ qu’est votre corps si bien galbé.

J’espère qu’Alexandre ne m’en tiendra pas rigueur
Si ces doux vers supplantent tous les siens dans leur longueur
Mais il convient qu’est dépassé par l’amour d’une femme
Dans la ferveur tout dévouement à un homme de drames.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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