Dimanche 20 août 2006
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A Hélène Grimaud.
La flamme vacillante de ma chandelle
Se fait kaléidoscope au travers de mes larmes,
Cette Méduse elle m’a pétrifiée de son charme,
Je reste de statue de cire et mon âme chancelle.
Méduse, Méduse, Ô chimère révélée à mes yeux,
Ton regard bleu argenté aux reflets étincelants
A gelé mon corps de toute résistance, laissant
Mon cœur ardent se consumer de mille feux.
Comme le chant mystérieux des sirènes,
Dernière exaltation avant une fin cruelle,
Le bleu stupéfiant de ses yeux m’appelle
A m’échouer las sur ses lèvres de reine.
Sirène, Sirène, Ô créature de Poséidon,
Le bleu nuancé de tes doux yeux égarés
Vaut toute mélodie que tu as pu chanter,
Supplante l’Amour et ses plus belles chansons.
Mes yeux ne voient plus que du bleu
Et cette force à changer la face de l’univers
Qui baigne incessamment ton regard clair
Et donne au mot « espoir » un côté merveilleux.
Cléopâtre, Cléopâtre, Ô éclat prodigieux,
Mon corps est plongé dans le ciel azur
Et nage vers un horizon fait de mille dorures,
Le cœur illuminé par la clarté de tes yeux.
Par An_Braz
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Publié dans : Rive Gauche
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Dimanche 20 août 2006
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01:17
Arrive l’été, la saison des erreurs,
Dénudée de tout hypothétique sentiment ;
Inconscient le soleil frappe vos cœurs,
Enraye les cycles calmes de petits moments
Uniques aux lendemains vainqueurs.
Arrêter de vivre pendant une saison
Des fois est préférable à de futiles plaisirs,
Idéologie de tout mon cœur et de ma raison,
Errer à attendre octobre et tous ses souvenirs,
Usurper à la forêt toutes ses sensations.
Attends-moi près du feu, celui de l’amour,
Dans cette saison je ne peux pas vivre,
Implore le soleil de partir pour mon retour,
Evite de le côtoyer, il peut rendre ivre
Un soir au hasard vers un petit détour.
Adieu mon amour, voici ma morte saison,
Désormais il te faudra te passer de moi,
Irriguer tes yeux par des pleurs de passion,
Espérer mon retour où j’exploserai de joie,
Unir nos deux cœurs vers un nouvel horizon.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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01:16
J’en demande pardon auprès de son dieu
Si lorsque viennent ses grands yeux
Se poser sur les miens amoureux
Ils brûlent instantanément de mille feux.
Que de cette impiété m’excusent ses parents
Si mes yeux s’illuminent de firmaments,
Qu’à la croisée de son regard aussitôt
Je m’imagine étant son seul héros.
Juste un regard plus clair que le ciel
Colore le mien d’un large arc-en-ciel
Evaporant son côté trop pluvieux,
Eclairé du soleil des gens heureux.
Ses prunelles sont nées de deux étoiles,
De celles qui vous guident dans la nuit,
Qui déchirent les plus épais voiles
Dont a pu vous harnacher l’ennui.
La chaleur de ses yeux inoubliables
A enflammé mes sentiments oubliés,
Mon coeur aride en lune véritable
A découvert quel soleil refléter.
Juste un regard plus clair que le ciel
Colore le mien d’un large arc-en-ciel
Evaporant son côté trop pluvieux,
Eclairé du soleil des gens heureux.
Et je m’imagine dansant en toupie
Avec elle à en lever un ouragan,
Trahissant le désir d’être son amant,
Mais je suis seul dans cette fantaisie.
Pas le moindre regard qui se dépose,
Qui n’attend de silencieuses proses,
Seulement quelques instants égarés
Que je lui vole pour un peu m’évader.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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01:15
Je sais ton dévouement envers les autres,
Bons ou mauvais, grands ou minables,
Tu te fais toujours aussi serviable
A la manière de si tu étais apôtre.
Mais un jour je me marierai avec toi,
Reléguant enfin les autres à la mémoire,
Ce jour où tu comprendras ce devoir
Que tu te dois d’exécuter envers moi.
Notre lune de miel sur cette gondole
Sur tous les cours d’eaux nous voguerons
Des heures durant pour une seule obole.
A ton bras, tel un paon, je ferai parade
Sur la gondole du vieux Charon.
A notre amour futur, ma Camarde ?
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
7
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01:14
Ce lieu en définitive n’est pas si spécifique,
Maintes fois dans ses canaux je m’y suis baigné,
Certes, souvent m’en a défendu le vieux gondolier,
Mais pourquoi le trouve-t-on si magique ?
Un peu d’eau, une gondole au travers, et quoi ?
Quelques gens un peu perdu en cet endroit
Qui font leur petit tour, à la coutume désolante,
De cette barque, au travers des fientes.
Je veux bien admettre qu’un moindre canot,
Pour se déplacer en aisance sur ces canaux,
Peut s’avérer des plus utiles, à la réflexion.
Mais pourquoi tant de gens y viennent ?
Y espèrent-ils trouver moindre merveille ?
Ah, revoilà le vieux gondolier Charon…
Par An_Braz
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