Dimanche 20 août 2006
7
20
/08
/Août
/2006
01:25
Un voile gris a recouvert le ciel
D'un pôle à son opposé,
Un voile gris que deux soleils
Ne parviendraient à éventrer,
Un voile gris que vos deux oreilles
En votre crâne iraient se réfugier.
Il pleure, ce ciel tout de gris voilé,
Vers cette terre qu'il ne peut toucher
Et ses larmes si mal considérées
Sont lettres d'amour pour son aimée.
Un voile gris a recouvert les rues
En tâches telle la fourrure du léopard,
Un voile gris à la répartition un peu drue
Qui chaotiquement se sépare,
Un voile gris qui prestement se rue
Vers partout et nulle part.
S'il donne l'impression d'en lui
Laisser couler ces perles tombantes,
C'est qu'il est composé, à Nantes
Comme à Java, de parapluies.
Un voile gris a recouvert les hommes,
Leurs yeux, leurs cœurs, leurs âmes,
Un voile gris hérité une pomme
Présentée à la curiosité d'une dame,
Un voile gris qui virusse vos mômes
Et pour lequel je vous blâme.
Et si jusqu'aux os vous avez
L'impression d'être détrempé,
N'allez pas votre parapluie contrôler :
C'est votre cœur qui s'est mis à pleurer.
Par An_Braz
-
Publié dans : Les Quatre Saisons
0
Dimanche 20 août 2006
7
20
/08
/Août
/2006
01:24
Un petit chat jouant sur une botte de foin
Et mes souvenirs réapparaissent au loin.
Te souviens-tu de nos temps d’amour
De notre jeunesse frivole de ses plaisirs
De chaque instant sans soucis de l’avenir,
Avenir trop oublié, nous cœurs sont lourds.
Et au beau milieu de ces souvenirs trop loin
Je me sens au beau milieu de plus rien.
Notre amour passé se meurt à petit feu,
Plus de doux bonjours, que des adieux,
Plus le moindre dîner aux chandelles,
Plus de flamme amoureuse pour les allumer.
Plus d’enfant au travers de nos pensées,
Plus aucun alpinisme à tes dentelles,
Chacun de son côté compte les heures,
Tu as adopté un chat noir en ton cœur.
Mon sourire ne voit plus rebondir de larmes
Et même parfois s’aiguise comme une arme,
Le regard plus aigu encore que des serres,
Un aigle royal en réponse à tes révoltilles,
Le verbe cassant comme des brindilles.
Notre amour est devenu trop crépusculaire
Je m’en vais vers une autre jeteuse de sorts
D’Amour, après la nuit s’ensuit l’aurore.
Par An_Braz
-
Publié dans : Rive Gauche
1
Dimanche 20 août 2006
7
20
/08
/Août
/2006
01:24
Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Ton regard bleu dans ma mémoire
Et juste toi.
Les jours d’automne m’appellent sous les
Echos du vent,
Mais mon regard errant s’est voilé
Et te rêve tant,
Mes yeux se sont fais ermites soudain
Et t’attendent en vain.
Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Cet oiseau bleu de ma mémoire
Libérée de toi.
Le vent d’automne m’emporte sur son aile
Douceur de coton,
Et me fait oublier combien tu étais belle
De la tête au talon,
La forêt de ma solitude efface de ses senteurs
Le goût de ton cœur.
Un oiseau bleu sur mon perchoir
Pour la première fois,
Un brouillard bleu d’où un chat noir
Décida pour moi.
Par An_Braz
-
Publié dans : Rive Gauche
6
Dimanche 20 août 2006
7
20
/08
/Août
/2006
01:23
Le silence souffle et s’engouffre dans ma ruelle,
La nuit laisse glisser son voile le long des fenêtres ;
Monsieur, Madame, s’ensommeille dans un profond bien-être,
La cheminée abandonnée avec sa flamme sentinelle.
La Flamme sentinelle convint les braises : une armée est à naître ;
Monsieur, Madame, premier combustible d’une sauvage
Expansion qui bien vite conquit tout le petit village,
Première citadelle où faire régner la peur en maître.
Le feu et la peur, prémisses d’un bien sombre présage
Qui a su, phénix, renaître en tous les temps
Et proliférer, et vous coloniser au gré des vents
Et d’un mur de feu vous confiner dans sa terrible cage.
De confinement en protection se change le sentiment ;
De déperdition en déperdition, vos esprits égarés,
Vous voilà à prier pour qu’une religion soit damnée ;
Le monde s’enferme dans un univers peuplé de déments.
La Flamme se nourrit de vos chairs, charnier des abusés ;
La France, théâtre de l’humiliation, chancelle,
La France, camp de concentration, pantelle ;
Le silence souffle et s’engouffre dans mon cœur désabusé.
Par An_Braz
-
Publié dans : Veillées Avec Charon
1
Dimanche 20 août 2006
7
20
/08
/Août
/2006
01:23
Le profond de ses yeux,
Une étoile en chacun d’eux,
Une galaxie sur un fond de ciel bleu,
Une Voie Lactée en son regard mystérieux.
Don't you forget about me ?
Dis, m’as-tu donc oublié,
Oublié en ton cœur égaré,
Abandonné à mes seuls soucis ?
Je vogue au milieu des cieux,
Plus d’étoile pour les éclairer un peu,
Toutes se sont éteintes sans adieu,
Qu’en est-il de celles au fond de ses yeux ?
Don’t you forget about me ?
Dis, m’as-tu donc oublié,
Oublié en ton cœur égaré,
Abandonné à mes seuls soucis ?
Oh si j’avais su lui dire,
Si j’avais pu lui faire ressentir
Ce bonheur, un seul pour tous les deux
Et moi tout seul au fond de ses yeux.
Don’t you forget about me ?
Dis, m’as-tu donc oublié,
Oublié en ton cœur égaré,
Abandonné à mes seuls soucis ?
Mon cœur se cherche sans fin
Comme perdu dans l’étendu marin,
Perdu dans cet univers bleu,
Perdu dans le bleu de ses yeux.
Don’t you forget about you ?
Dis, t’es-tu donc oubliée,
Lorsque ton cœur égaré
S’est transformé en caillou ?
Je pleure des rivières de peine
A en faire déborder la Seine,
A troubler tous les regards heureux,
A faire couler le bleu de ses yeux.
I don’t forget your eyes.
Je n’oublie pas tes yeux,
N’oublie pas nos jours heureux,
Could you trust « never say die » ?
Par An_Braz
-
Publié dans : Rive Gauche
2
Commentaires