Dimanche 20 août 2006
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Je sais ton dévouement envers les autres,
Bons ou mauvais, grands ou minables,
Tu te fais toujours aussi serviable
A la manière de si tu étais apôtre.
Mais un jour je me marierai avec toi,
Reléguant enfin les autres à la mémoire,
Ce jour où tu comprendras ce devoir
Que tu te dois d’exécuter envers moi.
Notre lune de miel sur cette gondole
Sur tous les cours d’eaux nous voguerons
Des heures durant pour une seule obole.
A ton bras, tel un paon, je ferai parade
Sur la gondole du vieux Charon.
A notre amour futur, ma Camarde ?
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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01:14
Ce lieu en définitive n’est pas si spécifique,
Maintes fois dans ses canaux je m’y suis baigné,
Certes, souvent m’en a défendu le vieux gondolier,
Mais pourquoi le trouve-t-on si magique ?
Un peu d’eau, une gondole au travers, et quoi ?
Quelques gens un peu perdu en cet endroit
Qui font leur petit tour, à la coutume désolante,
De cette barque, au travers des fientes.
Je veux bien admettre qu’un moindre canot,
Pour se déplacer en aisance sur ces canaux,
Peut s’avérer des plus utiles, à la réflexion.
Mais pourquoi tant de gens y viennent ?
Y espèrent-ils trouver moindre merveille ?
Ah, revoilà le vieux gondolier Charon…
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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01:12
L’automne s’est installé en mon cœur
Où il a refermé les lourdes portes
Et souffle sur mes moindres bonheurs
Comme il chasse des feuilles mortes.
C’est le vide au milieu de mon coeur,
La flore de mes sentiments passionnés
A laissé place à une terre désolée
Et un par un mes amours se meurent.
Sous le joug de ces vents vautours
J’oublie Cécile, Tracy et Yonie,
Marine et ses sourires tant inouïs,
Je ne m’émeus plus sur de l’Aznavour.
Seuls encore ces vents assaillants
Animent ce vide intérieur si grand
Erodant ses parois, mes sentiments affables,
Comme un vulgaire château de sable.
Mais au milieu de toute cette peine
Une nouvelle forme prendra vie :
Avec l’automne il y a la pluie
Pour faire repousser les faines.
Par An_Braz
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Publié dans : Outre-Venise
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Dimanche 20 août 2006
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01:12
A l'occasion de la St Valentin...
En ce jour dit unique,
Ne me semblant pas si spécifique
Mes sentiments restant identiques,
Je vous écrit cette relique.
Des mots qui tombent
Sur ce papier si facilement
Eclairés de la pénombre
De mes sentiments.
Quels mots d’amour décliner
Puisque aucun n’est assez fort,
Grand déshonneur de ce parler,
A qui donner le tort ?
Papier gratté par ma plume d’oie
A un rythme de lassitude,
Au rythme de ta solitude
Au près de moi.
Ma mie que devenez-vous
Si loin de ma présence,
De mes lèvres sur votre cou,
De mon innocence ?
Une larme qui trace son chemin
Au rythme de ma plume,
Au ton de la rosée du matin
Tandis que mes sentiments se font brume.
Ma mie, loin de votre tendresse,
Si loin de vos caresses,
Tout mon être frissonne
Et dans ces mots s’abandonne.
Une piqûre au doigt
Afin de signer cet envoi
Avec mon propre sang
Celui de votre amant.
Ces gouttes de sang
Sont les larmes de mon cœur,
Sont les larmes de mes sentiments,
De leur profondeur.
Un doux pétale de rose
Que je joindrai à cette correspondance
Complétant le parfum de cette prose
Divulguant toute ma souffrance.
Par An_Braz
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Dimanche 20 août 2006
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01:11
A une inconnue.
Un trottoir un petit peu enneigé,
Une promenade non programmée,
Un regard au sourire enivrant,
Un poème aux souvenirs vivants.
Et ces yeux aux couleurs du ciel
Dans lequel s’enfuient les hirondelles ;
Et ses yeux au maquillage de suie
Dans lesquels je m’enfuis.
Une inconnue au si beau visage
Reflétant tout un paysage ;
Une inconnue d’un éblouissant,
Que ces lignes suent mon sentiment.
Et ces yeux aux couleurs du ciel
Dans lequel s’enfuient les hirondelles ;
Et ses yeux au maquillage de suie
Dans lesquels je m’enfuis.
Ses cheveux, doux rayons de soleil
Sont venus me brûler les ailes ;
Ses cheveux au combien flamboyants
Qui s’envolent jusqu’au firmament.
Et ces yeux aux couleurs du ciel
Dans lequel s’enfuient les hirondelles ;
Et ses yeux au maquillage de suie
Dans lesquels je m’enfuis.
Un sourire aux pétales de roses
Transpirant des vers de prose ;
Un sourire s’ouvrant en cœur
Pour vous offrir plus de bonheur.
Et ces yeux aux couleurs du ciel
Dans lequel s’enfuient les hirondelles ;
Et ses yeux au maquillage de suie
Dans lesquels je m’enfuis.
Un regard pour lequel le ciel
Abandonna ses plus belles étoiles ;
Un regard digne des Sept Merveilles
Impossible à figer sur une toile.
Par An_Braz
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Publié dans : Rive Gauche
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