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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 01:10

J'ai jeté le voile, j'ai fermé les yeux,
A tout le passé, je lui dit adieu ;
Je ne veux plus de tout ces souvenirs
Si sombres regrets tuant l'avenir
A vous encourrager à l'Au-Delà,
Et toi dans tout ça...

Je ne veux plus de tout ces souvenirs
A vous faire souffrir, à vous faire frémir ;
Regretter ses erreurs à chaque instant,
Regretter pour toujours les bons moments,
Regretter toute sa vie d'être soi,
Et toi dans tout ça...

J'ai jeté le voile, j'ai fermé les yeux,
Je m'envole loin de là, dans les cieux,
Je pars dans un monde où les gens sont fous,
Où enfin je pourrai oublier tout ;
Je ne veux plus jamais me retourner
Et te regretter...

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 01:09

Une feuille s’envole sur le gazon
S’élançant par de si longs à-coups
Et s’en vient me caresser au cou,
C’est la morte-saison ;
Et au beau milieu des va-et-vient
Que font ses soeurs dans leur cimetière
Mon être se langui de chagrin
A voir filer un nouvel hiver.

Et voilà que passe le temps,
Ne jamais pouvoir le retenir,
Toujours, la peur au ventre, se dire
Qu’un jour on ne sentira plus ce vent.
Le temps s’enfuit à vive allure,
Riant et jouant à qui ne l’aura pas
Mais comme dans un circuit de voitures
C’est lui qui un jour nous rattrapera.

Ce temps, tel une mèche à retardement,
Décompte notre bien le plus précieux,
A notre insu cet auréolé firmament
Attends pour nous envoyer en ces cieux,
En un monde que je ne connais pas,
En un monde qui n’est pas chez moi,
Où je n’ai jamais demandé à aller,
Qu’à sans procès on m’a condamné.

C’est en cette place de condamné,
Comme celui qui dans sa geôle attend
Le bourreau qui viendra pour le guillotiner,
Regardant tout avec émerveillement,
Que mon regard se perd au lointain,
Qu’en tout instant se vide et puis se plonge
Dans les profondeurs de chaque essaim
De vie, aspiré comme par une éponge.

En équilibre sur le long fil du temps,
Je me fais tout petit équilibriste :
Ne pas glisser est dit-on le plus important,
Mais la vue tant admirable me dépiste ;
Après tout, funambule condamné,
Autant jouer le rôle à son honneur,
Se balancer pour bercer son cœur,
Et je traîne en chemin sur mon fil bien perché.

Une feuille se pose sur le gazon,
Un pied la foule sans moindre attention,
Pour mon regard elle a vécu son temps,
Elle laisse maintenant la place pour ses enfants.
La claire source de l’éternelle Jouvence,
Nos anciens l’ont dissimulé un sombre temps
Pour nous offrir toute la jouissance
De pouvoir profiter de chaque instant.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 01:07

Six moi déjà, mon Gavroche,
Et qu’en est-il de nos jours en peine
Sans elle qui entoure mes veines,
Sans elle et tous ses reproches.

Dis-lui comment les jours sont plus longs,
Dis-lui qu’elle avait raison.

Te souviens-tu du malheur
Quand elle s’en alla dans la nuit
D’un sombre intense aux éclats de pluie,
Tout comme mes yeux en pleures.

Dis-lui comment les jours sont trop longs,
Dis-lui qu’elle avait raison.

Dis-lui chacun de mes mots,
Dis-lui qu’elle revienne chez nous,
Chez elle, chez toi, sans un dégoût ;
Fais-lui ressentir mes maux.

Dis-lui à quel point les jours sont morts,
Dis-lui comment j’avais tort.

Au nom de notre malheur
Qu’elle revienne, je me repends,
J’ai tant besoin de ses pansements
Pour cicatriser mon cœur.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 17:56

Sa voix me résonne tel
Les lents flots sur le rivage
Qui, sous l'aurore du ciel,
Rythment nos gestes volages.

Ses yeux, pareils aux reflets
Du soleil sur l'océan,
Ravivent mes sentiments
Qui étouffent mes pamphlets.

Ses longs cheveux volent au vent
Et, tel une partition
Au cent milles instruments,
Nagent, nuancant leur blond.

Son cou, si futilement
Parfumé, dont les senteurs,
Dépassant celles des fleurs,
M'ennivrent instantannément.

Ses douces mains carressantes,
Se promenant à foison
Sur ces courbes descendantes,
Le moteur de mes frissons.

Ses hanches légèrement
Eclairées au crépuscule,
Que la lune sans scrupules
Copie dans le firmament.

Ses jambes si longues et douces
Que j'aime à voir ressurgir
Du bain recouvert de mousse
Et je me mets à rougir.

Le doux galbe de ses seins,
Qui au corps sont les écueils,
Tant harmonieux à mon oeil,
Tellement doux à mes mains.

Elle a bien d'autres trésors
Qui sont mes doux privilèges
Et dont la beauté de neige
Ne se dit pas au dehors.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 17:55

Poème démystificateur dédié à la Mort.


Le Temps me poursuit à chaque heure
Sans jamais un soupçon de repos ;
Il rit ! Il rit ! Qu'il se sait vainqueur :
Un jour il me fauchera au saut.

Tel la mèche d'une bombe,
Il a allumé le fil de mon existence ;
Chaque jour la nuit devient plus sombre,
Arrivera où elle sera trop dense.

Ah ! Que n'ai-je eu d'autres parents
Que ces deux aïeux stupides et ignorants
Qui, aimant goûter aux plaisir de chaque instant,

Ont croqué dans les fruits du malheur
Par égoïsme de leurs joies de toute heure
Et qui aujourd'hui engendrent tant de pleurs.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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