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© An Braz

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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:40

P’tit-Cul, tu te feras percer un jour,

P’tit-Cul, ça t’arrivera bien assez tôt,

Alors P’tit-Cul, ne m’appelle pas « mon amour »,

Alors P’tit-Cul ne me susurre pas de doux mots.

 

 

 

Mon P’tit-Cul, depuis que la face cachée

De la lune dans ses détails de tous est connue,

Tout le monde s’en est bien vite désintéressé

Alors ne découvre pas ton derrière au premier venu.

 

 

 

P’tit-Cul, tu te feras percer un jour,

P’tit-Cul, ça t’arrivera bien assez tôt,

Alors P’tit-Cul, ne me tourne pas autour,

Alors P’tit-Cul ne me dévoile pas cet intime cadeau.

 

 

 

Mon P’tit-Cul, sais-tu ce qu’on disait des tondues,

As-tu idée de ce que l’on faisait aux iroquois,

Et puis arrête donc de jouer avec ce doigt,

Ne prends pas cet air d’une « déjà passée en revue ».

 

 

 

P’tit-Cul, tu te feras percer un jour,

P’tit-Cul, ça t’arrivera bien assez tôt,

Alors P’tit-Cul, cesse de te tortiller sur mon pourtour,

Alors P’tit-Cul ne mordille pas mes intimes morceaux.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:39

On me dit que tant de fois

J’aurais pu trouvé le bonheur d’une nuit

Mais je pense, et c’est ma foi,

Trouver qui me fera oublier l’ennui.

 

Je faits vivre des poèmes

Je transporte tant de bonheur

Mais je vis de par moi même

Et ne pense que par mon cœur.

 

Faut-il que pour un’ nuit

Je touv’ du plaisir par une dame

Alors que je pense qu’à ma vie

Alors que je pense à une femme.

 

Je ne veux pas d’une folliculaire

Qui pour un soir

Se ferait prendre par terre

Je ne veux pas de femme à voir.

 

J’aime, et c’est mon malheur

Et pour tout l’amour de la terre

Les femmes de bon cœur

Et je ne peux le taire.

 

On m’entend, on m’écoute, on me croit,

Mais pourquoi faut-il

Que par l’amour que je dois

On me prenne pour un homme viril.

 

J’aime, et c’est là mon malheur,

J’aime, et c’est là mon bonheur,

On me reproch’ d’être trop coureur,

On me reproch’ de trop attendre mon heure.

 

Les femmes sont la plus belle chose

Et je l’admire tous les jours

Au point de leur offrire des roses

Mais un’ seule aura mon plus beau sourire.

 

Admirer est une chose,

Et je le fait sans repos,

Mais aimer est tout autre prose

Et je le vis de toute ma peau.

 

Qu’on me reproche pas d’admirer

Les femm’s de tous les jours,

Qu’on me reproche pas d’aimer

La femm’ que j’aurai pour toujours.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:36

Le sursis.

 

 

 

 

Je vivais bien autrefois,

Lorsque j’étais seul,

Sans femme ni foi,

Sans une ombre de pré-linceul.

Des braves amis de confiance

M’ont fais comprendre le contraire,

Qu’il me fallait une belle fille qui danse

Et surtout qui sait sauter en l’air.

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Je n’ai pas fais attention

Mais lorsque j’y repense,

J’aurais peut-êtr’ du contrôler leurs mentions

En ce qui concerne leur croyance.

L’un est plus pédé qu’un moine,

L’autre je ne l’ai jamais vu avec personne,

Le troisième est ivrogne jusqu’à la moelle,

Le dernier les commandent par téléphone.

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Faut-il donc pour être normal,

Bouquiner les Top-Models’zine,

Hésiter entre douce ou femme fatale,

Femmes d’expérience ou bien gamines,

Comparer blondes, brunes et colorées,

A temps plein ou temps partiel,

Célibataire ou bien mariée,

Sans enfant ou en ribambelle ?

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Faut-il donc que chaque nuit

Je m’élance à ses désirs,

Que pour lui faire plaisir

Je lui murmure de faux bruits ?

Lui louer son galbe pourtant si commun,

La baiser en chaque recoin,

Lui demander de rester

Tandis que j’aimerais la voir s’en aller ?

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Elle viendra espionner mes poèmes,

Même ceux que je ne voudrais pas,

Et puis peut-être même,

Qui sait si elle ne lira pas celui-là.

Si elle ne les brûle pas

Ce sera du moins pour les critiquer,

Peut-être même qu’elle les divulguera,

En somme, elle me dérangera.

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Elle sera là à toute heure

Comme un caniche qu’il faut promener,

Je lui achèterais un collier porte-bonheur

Avec une laisse pour l’attacher.

Si je lui dis « vas-t-en »

Elle pleurera comme un cocker,

Elle sera là en tout temps,

Je devrais me tenir d’équerre.

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Bientôt il lui faudra un chat,

Un canaris ou un hamster,

Jusque dans mes fringues ça sentira,

Mais elle dira non pour mon cocker :

« La chasse c’est pour les assassins. »

Je ne devrais pas m’écarter du droit chemin,

Son chat fera ce qu’il voudra :

Lui il pourra mettre ses pattes sur le sofa.

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Et il arrivera le jour

Où elle évoquera le mot « enfant »,

Comme une composante sans détour

Pour une vraie famille, et moi là-dedans ?

Et puis son côté féministe

Me fera passer pour un macho

Si ce n’est pour un fasciste,

Il faudra que je vote gaucho.

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Après toutes ces méditations,

J’ai pris ma résolution :

Je sens que ces braves amis,

Me seront fâchés à vie.

Non, je ne veux pas

Choisir comme ça,

En un claquement de doigts,

Qui sera avec moi.

 

Oh filles heureuses de tous les hommes,

Laissez-moi ma liberté,

Même si tantôt mon cœur bourdonne,

J’ai besoin de m’envoler.

 

Désolé mes bons amis,

Mais le temps résoudra l’affaire,

Marié ou célibataire,

Je me donne un sursis.

Quant à cette enfant,

Ça c’est sûr elle viendra,

Avecque qui, en quel temps,

C’est le sort qui le décidera.

 

Et ma dernière demeure tout en bois

Faudra-t-il aussi qu’il y ait quelqu’un avec moi ?

Si tel doit être le cas,

On risque d’être un  peu à l’étroit.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:35

Un jour de trop dans le désert,

Brian ressent un peu de colère,

Il repense à son frère resté là-bas,

Que lui dit-on sur la vie des soldats ?

Lui parle-t-on de ces baises en solitaire

Pour être moins stressé sur la gâchette ?

Lui parle-t-on de cet enfant qu’hier

Ils ont du tuer : il avait une mitraillette ?

 

Brian repense à ce que disait son papa,

Qu’il avait peut-être plus raison que lui

Lorsqu’il parlait de la ‘propaganda’,

De Bush et ses paroles trop jolies,

De ses discours au nom de Dieu,

De l’horizon futur au ciel bleu.

Mais ici le ciel est rouge sang

Et les soldats kaki dehors, caca dedans.

 

Brian entend des coups de feu,

Tout cela lui semble bien loin,

Il part dans ses rêves peu à peu

Et repense à cette odeur de foin ;

Toute sa vie défile devant ses yeux,

Il repense à son gosse et à ses vieux,

Il repense à tout ce qu’il ne reverra

Et son sang se vide le long de son bras…

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:33

Poème de dictée, avec des majuscules.

Ce poème s’écrit sans sentiment le moins

Qui soit et ne se lit en ces égarements sans fin, virgule,

Mais tout au plus pour passer le temps serein, point.

 

Mais tout au plus pour passer le temps serein.

Il se lit, virgule, il se dicte, virgule, mais ne se vit point

Car il a pour seule raison d’être, virgule, du moins

On le croit, virgule, un jeu vocable empli de rien, point.

 

Vous le lisez sans le soupçonner de rien, virgule,

Tandis qu’il recèle un mystère en son sein

Dont vous n’aurez su faire le calcul

Malin, point final, ... su faire le calcul malin.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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