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  • : [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:24

C’est un de ces jours d’été sans gloire
Que les lambris de mon coeur tels des miroirs
Reflétaient un quelconque amour illusoire,
La trappe que l’on pause venu le soir.

C’est alors que s’illuminèrent des feux
Follets au fond de ses si grands yeux
Repoussant dans une châsse nos jours heureux
Jusqu’à emmurer notre amour dans un enfeu.

La barbacane de mon coeur déjà tombée
Son beffroi se mit sitôt à me défier
Et bientôt nos cœurs furent géminés.

Ce n’est qu’au matin que mon coeur réalisa
Qu’il se reposait sur les genoux d’une pietà,
Je t’en prie pardonne-lui et il ressuscitera.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:24

Petite fille, Oh ma toute petite,
Qui a vue le jour sous mes yeux,
Si près de toi je me sens heureux,
Si près de toi je ressuscite.

Ne vas pas t’éloigner,
Mon petit ange sans pareil,
Ne vas pas t’envoler
De tes si belles ailes.

Tu sais la vie est un cadeau,
C’est pour cela ma douce
Que bon nombre de louveteaux
Voudront te la voler en douce.

Ne vas pas t’éloigner,
Ne vas pas voir ceux qui bêlent,
Ne vas pas t’envoler,
Replis bien tes ailes.

Ne sois pas trop pressée
De croiser le grand méchant loup,
Pour lui tu n’es jamais
Qu’un autre joujou.

Ne vas pas t’éloigner,
Reste tout près de moi,
Garde tes ailes bien cachées,
Ne les montre surtout pas.

Le jour où il t’aura capturé
Par ses maintes ruses renardes
Tu ne seras plus « mon bébé »
Et à ton bras il fera parade.

Ne vas pas t’éloigner,
Ces loups sont des croqueurs,
Ils t’empêcheront de te retourner,
De retrouver le bonheur.

Ne vas pas tout abandonner,
Non, ne vas pas tout gâcher,
Ne joue pas trop tôt
La bête à deux dos.

Ne vas pas t’éloigner
La vie est notre cadeau
Ne vas pas la donner
Sans en recevoir des monceaux.

Ne vas pas prêter l’oreille
A tous ces menteurs,
Nous on est pas pareil :
Nous on a le bonheur.

Ne vas pas t’éloigner,
Les vents sont malicieux :
Ils souffleront sur ton corps ailé
Et on ne sera plus heureux.

Par An_Braz - Publié dans : Rive Gauche
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:22

Hommage au génocide indien.

 

Un petit indien, Nagawika,
S’en chemine sur son poney blanc
Vers le grand lac d’argent
En compagnie de son papa.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa,
S’en chemine sur son poney blanc
Vers le grand lac d’argent.

Un petit indien attendrissant,
Tout là-haut dans la montagne,
Vêtu de son joli pagne
Que lui fit sa maman.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa
Qui gravissent la grande côte
Tous les deux côte à côte.

Un petit indien, son père derrière,
Un tout petit bonhomme
Haut comme trois pommes,
Qui s’arrête boire à la rivière.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa,
S’arrête au bord de la rivière
Et la sautille de pierre en pierre.

Un tout petit indien
A la joie sans pareil,
Qui rayonne comme le soleil,
Poursuit paisiblement son chemin.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa,
Se penche au bord du lac d’argent
Pour voir son visage dedans.

Un petit indien si touchant
Qui se confectionne un harpon
Pour aller pêcher des poissons
Sur les bords du lac d’argent.

Naga, Naga, Nagawika,
Et avec lui son grand papa
Tous deux avec leurs outils
Pêchent, pêchent sans souci.

Un petit indien tant égayé
Comme on peut le lire dans ses yeux,
Tout à coup un coup de feu,
Son papa qui s’écroule à ses côtés.

Naga, Naga, Nagawika,
Et son grand papa
Par-terre à côté de lui
Avec du sang qui jailli.

Un tout petit indien
Qui, perdu, ne comprend rien,
Cent hommes de fer apparaissent
Qui l’enlèvent dans sa détresse.

Naga, Naga, Nagawika,
N’oublie pas ton grand papa,
Ce que lui ont fais ces gens,
Et n'oublie pas les bons moments.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:22

Pays de paix proclamé,
Pays des Hommes égaux,
Terr’ d’accueil des rejetés,
Protectrice des minots,
Havre de la Liberté
Avec sa statue toute rouillée.

Ce pays tant célébré
Où règnent pourtant les camés,
Où sévit la corruption,
Où on ne compt’ plus les sans-abris,
Où on ne pens’ plus à la vie,
Je lui fais sa condamnation.

Un enfant mort sous un pont,
Une seringue à la main,
Son frère qui va en prison demain
Pour s’être servi de son flingue ;
Mais quel est ce pays de dingue
Qui lui donna pourtant l’autorisation.

Oh grand conquérant,
Successeur d’Alexandr’ le Grand ;
Quinze milles hommes en treillis
Et combien de chars lancés en avant,
Vers Bagdad’e sont partis
Kaki dehors, caca dedans.

Il répand la Paix sur Terre
Et combat le sombre terrorisme
A grands coups d’organismes
Et de bombes nucléaires ;
Où aura lieu la prochaine bataille,
Toujours tirée à la courte-paille ?

Iran, Irak, Afghanistan,
A autant que je sache
Il n’y avait pas de guerre avant
Que leurs avions y lâchent
Leurs bombes en un’ pluie folle
Tout ça pour un peu de pétrole.

C’est lui qui arma Ben Laden
Pour que la victoire il lui donne ;
Comment peut-on sur la Terre
Instaurer cette paix durable
A grands coups de guerres
Et de contrats sous la table ?

Pays de paix recherchée,
Pays des hommes égo-
Iste, Terr’ d’accueil des décriés,
Protectrice de tous les maux,
Qui recherche toujours sa liberté
Parmi ses chars tout rouillés.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:21

La croisade est finie, les soldats sont restés
En la cité d’Jérusalem pour la piller.
Il y a de cela quelque un millier d’années
Et voilà qu’aujourd’hui tout a recommencé :
A la tête des troup’s ce n’est plus Barbe Rousse
Mais un vieux maigrichon qu’on appelle Bush,
Ce n’est plus le Saint Empir’ Romain Germanique
Juste le Saint Empire Saxon d’Amérique,
Plus d’armures lourd’s mais un nouvel armement
Un peu kaki dehors, surtout caca dedans.

Mes bien chers amis et mes très braves ennemis,
N’ayez pas de pleurs en entrevoyant ceci,
Cette petite guerre, cette parodie,
Qui ne vaut pas les autres de ce siècle-ci.
Monsieur Hitler et tous ses amis avoués
Peuvent s’endormir tranquille au fond des Enfers.
Tout cela se verra très bien vite oublié :
Où est l’Afghanistan ? Mêm’ pas en fait divers !

Une vagu’ photo satellite par-ici,
Un court extrait de thèse étudiante par-là,
Un béret usé sur un vêtement kaki,
Tout ce qu’il est nécessaire de preuves est là.
Le tout enrobé d’une morale douteuse
Et les tambours jouent leur musique mélodieuse.
Deux cent milles endoctrinés à l’allure fière
S’en vont raser Bagdad assiégée de misères
Et piller ses richesses au nom du ‘Bien parfait’,
Mais le Bien mal acquis ne profite jamais.

Mes bien chers amis et mes très braves ennemis,
N’ayez pas de pleurs en entrevoyant ceci,
Cette petite guerre, cette parodie,
Qui ne vaut pas les autres de ce siècle-ci.
Monsieur Hitler et tous ses amis avoués
Peuvent s’endormir tranquille au fond des Enfers.
Tout cela se verra très bien vite oublié :
Où est l’Afghanistan ? Mêm’ pas en fait divers !

Au nom des vérités, des contres vérités,
On génocide un peuple en brûlant ses musées,
En rasant à la lot’rie quelques monuments
Et puis pourquoi pas égal’ment quelques passants.
Mais tout cela est de droit autoproclamé
Par les gardiens de la déesse Liberté,
Par Sa Grande Majesté, le Saint Alcoolique,
Qui a voulu cett’ distraction entre deux ‘hic’.
Que bien que Monseigneur le Pap’ n’approuva pas,
Monsieur Saint Alcooliqu’ s’en autoproclama.

Mes bien chers amis et mes très braves ennemis,
N’ayez pas de pleurs en entrevoyant ceci,
Cette petite guerre, cette parodie,
Qui ne vaut pas les autres de ce siècle-ci.
Monsieur Hitler et tous ses amis avoués
Peuvent s’endormir tranquille au fond des Enfers.
Tout cela se verra très bien vite oublié :
Où est l’Afghanistan ? Mêm’ pas en fait divers !

Il y avait l’Afghanistan, voici l’Irak,
Cela sera-t-il une trilogie de massacres ?
Et le petit maigrichon, toujours aussi fou,
Est là à se dir’ « Tant que je gagne, je joue.
Mon nouveau petit wargame grandeur nature
Est encore mieux que tous mes jeux de voitures.
Ben Laden aimait jouer aux simulations,
Mais il ne pouvait contrôler que deux avions ;
Alors que moi j’en envoie cinquante ou bien cent,
Je m’amuse et je me marre comme un enfant ! »

Mes bien chers amis et mes très braves ennemis,
N’ayez pas de pleurs en entrevoyant ceci,
Cette petite guerre, cette parodie,
Qui ne vaut pas les autres de ce siècle-ci.
Monsieur Hitler et tous ses amis avoués
Peuvent s’endormir tranquille au fond des Enfers.
Tout cela se verra très bien vite oublié :
Où est l’Afghanistan ? Mêm’ pas en fait divers !

Le frère de Saddam dans son pays d’Afrique
Et son grand cousin dans le sud de l’Amérique
Peuvent bien continuer à dormir en paix,
On ne viendra pas leur museler le clapet
Du moment qu’Exxon y a ses mines de rubis,
Que le cannabis part vers les Etats-Unis.
Et qu’en est-il de l’Homme et de ses utopies ?
Est-c’que la Paix sera toujours mise en sursis ?
Et dans tout cela quelle est ma part du fardeau
Et celle de ce dieu qui se cache là-haut ?

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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