Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

[Officiel] - An Braz - le hussard des mots

"Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr

Le Coeur Léger

Le vent court le long de mon regard,
Mon regard y abandonne quelques larmes,
Des larmes qui s’envolent vers tout hasard,
Au hasard du vent, au hasard des drames.
 
Et s’envolent vers de lointains horizons
Ces larmes en éclaireuses d'existence ;
Et s’envolent mes larmes vers une hasardeuse maison
Où se languit une inconnue de mon absence.
 
Et s’envole à tout vent vers les cieux
L’esprit dansant au rythme de l’air et ses vagues ;
Et s’envole mon esprit vers un destin heureux
Duquel je m’égare avant qu’il ne divague.
 
Et s’envole au plus profond des océans
Une âme pour en geyser ressurgir sans pareil ;
Et s’envole mon âme au plus profond de ces sentiments
Pour exploser en supernova et éblouir le soleil.

 

© An Braz

En savoir plus

Mots Interdits

Vingt août deux mille six
Et mes larmes se font encre sur la plume.
Que ces mots écrits le vent t’apporte
Ficelés à une boite de succulents bonheurs.

  

Je n’ai jamais pu te dire
Ces mots qu’on susurre à l’oreille
Comme pour l’en tatouer à jamais
Mais qui au fond de mon cœur résonnaient.

  

J’aurais aimé te dire ces choses
Que sous la caresse je te faisais sentir,
Te dire d’une voix vibrant d’un frémissement
Comme ta peau sous le contact de mes mains.

 

Hélas il n’est plus possible de revenir
Et mon cœur s’ouvre grand pour laisser échapper
Tout cet amour que je n’ai pu te dire
Et mon âme pour qu’elle te rejoigne en ton Paradis.

 

© An Braz

En savoir plus

Mon Quatorze Juillet

Des feux d’artifices illuminant le ciel
Comme ton regard aveuglant sur mon cœur,
Des feux aux couleurs d’arc-en-ciel
Comme ton cœur sous le regard de mes pleurs.
 
Tu es le quatorze juillet de mon cœur,
Tu l’éclaires du moindre de tes regards,
Le fais exploser en mille et mille couleurs,
Le fais exploser en mille et mille parts.
 
Et bat mon cœur comme un tambour,
Lance un appel tel l’ancestral appareil
Que porte le vent aux lointains alentours,
Que porte le vent jusqu’à tes oreilles.
 
Je m’isole de moi-même, une clope solitaire,
Et chacune de ces taffes consume mon cœur,
Y entretien un chaud mais mort désert,
Décompte ta présence loin de mes ardeurs.
 
J’aimerais être le plus préféré de tes parfums
Pour que mon odeur repousse les audacieux,
Pour caresser ta peau et ne former plus qu’un,
Pour te pénétrer en ton corps si précieux.
 
J’aimerais être le centre nerveux de ta main
Pour repousser ceux désireux de te voir fléchir,
Pour te montrer la route de notre destin,
Pour te caresser dans tes recoins à soupirs.

 

© An Braz

En savoir plus

Des Faux-Fuyants Fantasmagoriques

Ah l’amour entre un homme et une femme,
L’amour que l’on forge tout au long de sa vie,
Cet amour qui prit naissance dans un drame
Qui vous hante encore au plus profond de vos nuits.
 
Le premier amour, dit-on, se remémore sans fin
Et c’est là le cauchemar qui au moment crucial
Vient refaire surface et qui à vos émotions fait mal :
Souvenez-vous de ce premier amour que fut votre main.
 
A son grand damne cette dernière bien souvent en vice
Se voit reniée par son propre corps, par cet homme
Qui, dans un sursaut d’orgueil mâle primitif somme
Qu’il n’eût jamais besoin de recourir à cet artifice.
 
Tout en déclarant ces mots son esprit se voit persécuté
Par ces souvenirs de photos à même le sol étalées
Qu’il tentait dans un vain et utopique espoir de féconder,
Du recours à une capote de peur d’être par sa main contaminé ?
 
Mais son antonyme ne fit jamais que guère mieux
Et s’il lui arrive sous sa pudeur condescendante
D’éviter la question, elle découvrit son corps d’adolescente
Par le sens du toucher, accompagné parfois d’un goûter audacieux.
 
Avec le temps, les esprits se sont faits moins imprudent,
Et parfois, un infortuné esquive d’une acrobatie de palabres,
Déclarant préférer dans le jeu de l’amour la quête admirable
A toute conclusion à laquelle elle eut pu mener plus en avant.
 
Une conclusion qu’il ira plus tard se faire conter de sa main,
Son imagination échafaudant moult épisodes ardents
Tout en ressassant « si seulement j’avais pu, si seulement… »
Et qu’il oubliera en jetant la faute à l’incompréhension ou au destin.
 
D’autres en revanche, parlent, parlent et reparlent, le verbe
Bien pendu, dégoulinent aux aventures qu’ils exposent,
Inspirées de fais réels, mêlées d’imaginaire, mais explosent
Une fois leurs galons retirés après s’être trahis en mauvaise herbe.
 
Elles, paraissent telles d’immaculés anges à un point si grand
Qu’elles se voudraient toutes de la Vierge à chaque nouvel
Amour, mais n’oubliez pas que le Diable a aussi des ailes
Car il fut ange, mais on en connait tous ses profonds penchants.
 
Combien de chandelles ne se sont finalement pas allumées,
Combien de feux d’artifices n’exposèrent faute d’une mèche,
Combien de gouffres virent des stalactites pointer puis devenir sèches
Faute de spéléologues pour ce lieu qui restera à jamais étriqué.

 

© An Braz

En savoir plus

Hymne A L'Espérance

Laisse sur ta joue couler ces pleurs,
Un jour elles se chargeront de joie
Et noieront toutes tes sombres heures
Et nourriront un cœur frappé d’émoi.

 

 

Un vent soufflera sur tes pleurs,
Te réconfortera de sa douce caresse,
Puis les portera vers un inconnu ailleurs
Pour arroser un cœur en mal de tendresse ;
Laisse souffler les vents en ton cœur
Ce sont les élans de tes belles émotions
Ils transportent tes plus chers bonheurs
Pour t’apaiser telle une magique potion.

 

Quand ta joie laisse place à la peine,
Quand tout semble glisser entre tes mains,
Tu peux t’en aller retrouver sereine
Le chaud réconfort de ce vent marin.

 

 

Laisse sur ta joue couler ces pleurs,
Un jour elles se chargeront de joie
Et noieront toutes tes sombres heures
Et nourriront un cœur frappé d’émoi.

 

 

Un arbre trouvera sa meilleure sève
En tes pleurs abandonnés au sol,
Jusqu’aux nuages des bonheurs il s’élève,
Grimpe à ses branches et trouve ton envol ;
Arrose de tout pleur l’oranger de la vie :
Les fruits gorgés de jus qu’il donne
Récolte-les avec une avide envie
En leur délicate chair la joie rayonne.

 

Quand l’attraction du sol vient à te peser,
Quand elle rend ton cœur trop lourd,
Allège-toi des pleurs même les plus insensés
Elles arrosent toutes les fruits de l’amour.

 

 

Laisse sur ta joue couler ces pleurs,
Un jour elles se chargeront de joie
Et noieront toutes tes sombres heures
Et nourriront un cœur frappé d’émoi.

 

 

Une étoile s’éteindra dans ciel,
Un marin y perdra sa route,
Se retrouvera devant une merveille,
Devant toi tout chargé de doutes,
Une étoile illuminera tes yeux,
Irisera tous leurs riches éclats,
Et baignés de la larme des heureux
Noieront le regard de cet homme-là.

 

Quand seule la solitude t’entoure,
Qu’elle emplit tout l’espace de ton cœur,
Vers cette étoile qui éclaire depuis toujours
Nos cœurs, tourne ton regard en pleurs.

 

 

Laisse sur ta joue couler ces pleurs,
Un jour elles se chargeront de joie
Et noieront toutes tes sombres heures
Et charrieront un cœur jusqu’à toi.

 

 

© An Braz

En savoir plus

Souvenir-Passion

Tout mon corps a perlé des pleurs et se sèche,
Des perles reflétant les perles de tes yeux,
Des yeux baignés d’une fine rosée fraiche,
Tel ce léger ton rosé qui affleure un peu
Sur ton corps que je caresse telle une fleur,
Tout en descendant vers ta végétation,
En escaladant ce mont à donner des sueurs,
En goûtant au bout de ces gourdes de passion.

 

Et l’écriture de ces enivrantes pensées
Fleurissent de pensées mon regard vitreux,
Met sous cloche de verre ces images gravées,
Font sonner les cloches de mon cœur furieux.
Cette furie de ce soldat qui sans palabre
S’élance à l’assaut même sans une arme,
Un élan de sève printanière, sang de l’arbre,
Et depuis mes yeux saignent de lourdes larmes.

 

© An Braz

En savoir plus

Un Panthéon De Bonheurs

Une feuille vogue sur les vagues du vent,
Des vagues ne valant pas celles de Neptune
Berçant nos deux cœurs sous la pâleur de la lune
Rafraîchissant nos ensoleillés sentiments.

Ma petite, ne fais pas pleurer ni tes yeux,
Ni ton cœur : nous avons su nous jouer du temps,
Su voyager plus loin que Mercure ne le peut ;

Nous avons emprunté les sentiers sinueux
Qui mènent-à l’amour un père et son enfant.
Va, Charlemagne t’appelle en un autre lieu.

 

© An Braz

En savoir plus

Le Soldat De Plomb

Je dédie ce poème à tous les soldats morts au combat et en particulier à ceux de la Guerre de Dix Ans.


Le vent me porte ta dernière lettre,
J’en bois chacun de ses mots, de tes mots,
Je les bois assaisonnés de mes larmes qui
Roulent jusqu’au coin de ma bouche ravie,
Ravie par ces mots qui font frissonner mon dos,
Frisson tel si tes bras enserraient mon être.

Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
La vie suit son court en pensant bien à vous,
Ici personne n’ose parler de cette guerre.
La moisson inquiète ceux restés, il n’y aura guère
De blé, l’été a le ciel de notre nation pleurant tous
Vos nombreux morts, tant qu’il ne te pleure pas.

Tels les dauphins au milieu des vastes océans
Guidant de son sillon le navire du marin égaré,
Chacune de tes lettres se fait fleur à mon fusil,
Est meilleure baïonnette pour vaincre l’ennemi.
Elles pansent les blessures sur nos corps lassés,
Elles apportent du baume à nos cœurs céans.

Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
Les jours sont si longs, les peines tout autant,
Je vis tantôt dans la crainte et moins dans l’espoir,
Que mes nuits je caresse, d’un jour ici te revoir.
La tristesse et le désespoir en moi sont latents,
Je t’en prie, durant tes combats ne tombe pas.

La maladie a atteint les campements de nos amis,
Nous avons jusque-là été épargnés par ce fléau ;
Méfie-toi, ne côtoie pas les gens de l’Est,
Ce sont eux, dit-on, qui ont amenés la peste.
Toujours vaillant, nous retournons à l’assaut :
Nous ne sommes plus très loin de faire fléchir l’ennemi.

Mon cher petit soldat de plomb loin là-bas,
Notre enfant veut marcher sur tes traces,
Il est entré à l’école militaire pour devenir officier,
Il aimerait tant pouvoir combattre à tes côtés,
Tu es sa fierté à combattre là-bas cette menace.
On lui dit que ton bataillon est vaillant au combat.

Mon si précieux amour restée en notre terre
Je m’en reviens dans les jours à venir,
Plus de combats, plus à croiser les armes
Et toi, plus de lettres trempées de larmes,
Sèche-les bien, pour ma part la guerre se tire,
Ton amour rentre au pays, mets-le bien en terre.

 

© An Braz

En savoir plus

Que Les Eléments Vers Toi Me Portent

Et des plages sauvages dénudées de touristes,
Et des plages sauvages qui me rendent un peu moins triste,
Et des plages sauvages sur lesquelles étendre ma mélancolie,
Et des plages de sable sur lesquelles écrire ma poésie.

Que vienne une vague bousculer cet écrit,
Que vienne une vague bousculer cet homme de toi épris,
Que vienne une vague bousculer ces sentiments rongeurs,
Que vienne une vague bousculer mes ardeurs.

Que vienne le vent chasser mes pensées,
Que vienne le vent pour jusque vers toi les porter,
Que vienne le vent pour à tes oreilles les souffler,
Que vienne le vent pour vers ma bouche te guider.

Et des feux follets chargés des anciens esprits,
Et des feux follets qui sillonnent le chemin de ma vie,
Et des feux follets qui jamais ne surent nous faire se croiser,
Et des feux follets qui embrasent mon âme délaissée.

 

© An Braz

En savoir plus

Que Vienne

Qu’une rose éclore
Sous mon regard,
Loin des mauvais bords,
Loin de qui s’égare ;
Qu’une rose éclore
Sous mon amour,
Sous une aurore
De mon cœur si lourd.

Sous la pluie battante
Qui guidera mes yeux
Vers ta vue errante,
Vers nous deux ;
Sous la pluie battante
Que verseront mes yeux
T’imaginant qui enfante,
Nous imaginant heureux.

Que viennent les parents,
Que viennent les ex-amants,
Que viennent les élus,
Et même les inconnus,
Que viennent les dieux,
Que vienne la foi,
Que viennent les rois,
Et aussi les malheureux,

Que viennent les oubliés,
Que viennent les nouveau-nés,
Que viennent les morts,
Et les victimes du mauvais sort,
Que vienne le passé,
Que vienne l’avenir,
Que viennent ceux prêts à partir,
Et ceux qui pensaient rester,

Que vienne le mot « aimer »,
Que vienne la gaieté,
Que vienne la mélancolie,
Et l’espoir aussi,
Que vienne la paix,
Que vienne la guerre,
Que vienne le geai,
Et tous les mammifères,

Que vienne le soleil en fête,
Que viennent les planètes,
Que vienne la nuit
Et son vers qui luit,
Que vienne la lune blafarde,
Que vienne la vie,
Que viennent les soucis
Et surtout ma Camarde,

Que vienne le vent,
Que viennent les océans,
Que vienne l’Himalaya,
Que ressuscitent les Mayas,
Que vienne l’éternité,
Que vienne le monde d’Eden,
Et que tu viennes,
Nous faire nous aimer.

 

© An Braz

En savoir plus

Toi Et Moi ... Nous

N’as-tu jamais ressenti avant cette heure,
Oubliée à tes plus profonds sentiments incontrôlés,
Unissant tes pensées vers un inconnu avenir dès à présent,
S’abandonner à l’autre que jamais tes yeux ne lâchent ?

Nuages embrumés se dissipent de mon cœur
Ouvrant ma route par-delà les horizons jamais pénétrés,
Usurpant les étoiles brodées sur le voile du firmament,
Sûr ! Je veux chacune de ces sensations partager sans relâche.

N’avons-nous jamais ressenti avant cette heure
Nuages embrumés se dissipent de nos cœurs
Oubliés à nos plus profonds sentiments incontrôlés
Ouvrant notre route par-delà les horizons jamais pénétrés
Unissant nos pensées vers un inconnu avenir dès à présent
Usurpant les étoiles brodées sur le voile du firmament.
S’abandonner à l’autre que jamais nos yeux ne lâchent ?
Sûr ! Nous voulons chacune de ces sensations partager sans relâche.

 

© An Braz

En savoir plus

Des Faux-Semblants De Dune

Pareils aux grains de sable que la dune
Abandonne au vent,
Tous mes sentiments
Semblent se réduire en poudre de lune,
Semblent s’envoler vers le firmament,
En formant des runes
Qui une par une
Déclament-un vers de ma vie d’avant.

Mais c’est telle la dune hypocrite
Que ces émotions
Cèdent l’impression
De se mouvoir hors de leur précieux gîte
Pour en fait en quelque fourbe façon
Recréer ce rite
Dont elles héritent
D’elles-mêmes et revenir à leur vision.

Vous suivez ce filet de vent sableux
Et vous y perdez,
Or sous votre nez
S’enfuit la dune par le biais des cieux.
Allez à cette dune vous rallier :
Son envol heureux
Qui d’un air gracieux
Saura vers votre cœur vous faire surfer.

Car c’est pareil aux dunes qui jamais
Ne semblent varier
Que viens se jouer
De votre œil ces sentiments guillerets
Subsistant à votre vue aveuglée
Immuables mais
S’agite une vraie
Armée d’émotions, de vents ensablés.

 

© An Braz

En savoir plus