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[Officiel] - An Braz - le hussard des mots

"Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr

Humour Sarcastique

J'adore l'humour sarcastique : c'est un test infaillible pour voir si les gens sont ouverts et savent prendre de la distance par rapport aux choses.

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Nuits Sans Etoiles

J'aimais ton sourire,

Qu'était comme un grand "boum",

Un feu d'artifices

Dont je contemplais

Les formes et les couleurs

Qu'il dessinait, jusqu'à me perdre.

 

Je chante sans rancœurs

Les joies et les pleurs

Qui comblent ton absence

Au fond de mon cœur ;

La vie est une suite rance

De jours pires ou meilleurs.

 

Depuis j'erre dans le désert

D'un futur où tu n'es pas ;

Pas de sentier pour me guider

Dans ce dédale de dunes

Qui se redessine chaque jour

Au rythme de nos souvenirs enfouis.

 

Et au fond de mes nuits

Lorsque je m'évade

Par les yeux vers le ciel,

Les étoiles sont éteintes

Sans toi pour les faire briller

A mon regard abandonné.

 

Il y a des soirs tristes,

Ils en sont qui sont pires,

Tu sais, à l'âme qu'en saigne

Lentement dans la douleur,

Comme un suicide, comme un suicide,

Ta mémoire pour couteau !

 

Parait qu'il est un dieu,

Eh bien qu'il soit maudit ;

Parait qu'c'est pour te rappeler vers lui,

Quel égoïste celui-là,

Il n'a pas demandé l'avis,

Il n'a pas demandé, ni à moi, ni à toi.

 

Adieu toutes tes promesses

Envolées, enterrées avec toi,

Bonjour l'alcool et l'ivresse,

Compagnes de ma mélancolie

Avec qui je me noie ;

Un plongeon dans l'oubli.

 

© An Braz

 


Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Sous Les Vagues

Je vivais bien, alors,

Sous les pluies de l'Angleterre,

Au milieu de ce décor

Qui avait tout pour me plaire,

Loin de vous et vos dehors

De fausses aimables civilités,

Et surtout si loin de vos préjugés

Je vivais libre à ma manière.

 

suicide 0


Et depuis je me suicide

A coups de bières, à coups de vers,

Inonde mes veines, l'âme vide

Et dépitée par vos sourires amers ;

Je nourris des démons morbides,

Ceux qui te rongent de l'intérieur

Et te font découvrir le bonheur,

Même d'un ultime naufrage en mer.

 

suicide 1 


Mais c'est dans l'océan de la vie

Que vous inventez autour de moi

Où je chavire sans répit,

Où chaque jour je me noie ;

Et au milieu de cette asphyxie

Inutile de retenir sa respiration

Ou se débattre de cette captation :

Sois juste servile et tais-toi !

 

suicide 2


J'écoute le bruit que font les arbres

Abandonnés aux caprices du vent,

J'écoute le bruit que font mes larmes

Abandonnées aux caprices du Temps ;

Et au milieu de ce sourd vacarme

Je laisse s'évaporer ma rancune

Sous le regard pâle de la lune

Et des chats et puis des gens.

 

suicide 3


Tu sais, il n'y a pas de gloire,

Tout juste de quoi écrire ces vers,

Dans cette vie pleine de désespoirs

Que je cuve au comptoir de l'Hiver ;

Me suivrais-tu, juste pour voir,

Dans un tout dernier plongeon,

Sur le bitume, s'écraser sans raison

Et voir qui d'eux ou nous y perd ?

 

suicide 4

 

© An Braz

 

Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Libre Cours

La folie a ça de sain qu'elle libère pour un temps l'esprit de son social carcan.

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L'Ennemi

Je suis mon pire ennemi car, quoi que je fasse, je serai toujours d'accord avec mes propres choix...

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Dextérité

La femme, c'est comme la guitare : tout l'art est dans le doigté.

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Communiqué Relatif

Tout écrit ne prend de sens que dans sa lecture...

 

Comprenez que, d'une part, un écrit n'a d'intérêt que s'il est partagé ; et par ailleurs que tout échange étant sujet à l'interprétation de la part de l'interlocuteur, un texte peut être compris de différentes manières, même à tort ou de travers.

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Vie Parisienne

A Paris les gens courent tout le temps : Même quand ils ont du temps libre, ils le consacrent à un footing...

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Tourments

Et je voulais courir le vent,

Et je voulais courir le vent,

Me perdre sur l'océan,

Conserver mon rire d'enfant.

 

Je voulais voler comme les oiseaux

M'éloigner toujours plus haut ;

Je voulais saluer les nuages,

Savourer des instants volages.

 

Mais je n'ai pas couru le vent,

Mais je n'ai pas vogué l'océan,

Je suis resté enchainé à terre,

L'esprit déchiré qui erre, qui erre.

 

Pourriture en mon sol désertique,

Cet esprit nourrit ses instants bucoliques,

Nourrit dans sa profonde ivresse

Une absence de quelque liesse.

 

Ô Désespoir, mon seul bien,

Je te verse mon loyer de chagrins,

Moi qui séjourne en ton sérail ;

Toi qui séjournes dans mes entrailles.

 

© An Braz

 

Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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