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[Officiel] - An Braz - le hussard des mots

"Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr

Cupidon Le Vieux

Cupidon peut bien remballer ses flèches
Si c'est pour décocher ainsi
A la manière d'une pimbêche
Sans aucune forme de souci.

Il vous en balance à gauche,
Il vous en balance à droite,
De ces flèches qui vous fauchent
Par leurs trajectoires maladroites.

Cupidon peut bien remballer ses flèches
Au fond de son carquois moisi
Si c'est pour allumer des mèches
De bombes pas de bougies.

Et que je te pique ici,
Et que je te pique là,
Je te laisse butiner la vie
Mais le miel ne sera pas pour toi.

Cupidon peut bien remballer ses flèches
Au fond d'une vieille malle,
Si c'est pour, comme à la pêche,
Appâter pour faire du mal.

Il a la vue qui baisse,
Il a les mains qui tremblent,
Un vieux qui pique les fesses
Et avec un air vicieux, il me semble.

Cupidon peut bien remballer ses flèches :
Se les planter là où je pense,
Si c'est pour tailler en brèche
Les histoires belles qui commencent.

Il doit d'ailleurs se les y tremper
Et même bien profondément,
Quand je vois la merde qu'il peut semer ;
On ne lui en demande pas tant.

Cupidon, viens que je te plume
Comme on effeuille la marguerite,
Que je te fasse goûter à l'amertume
De ton espiègle rite.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Reviens

Voilà quelques temps que tu es parti en vacances
Dans un monde où les gens sont fous ;
Reviens, il est temps de finir ton voyage de malchance,
Reviens partager ta folie auprès de nous.

Embrasse bien fort ta mamie qui est là-bas
Et reviens, car s'il est un temps pour chaque chose
Ne commence pas encore celui-là ;
Ton spectacle n'est pas fini, reviens de ta pause.

Dis, est-ce que là-bas tout est si blanc ?
Blanc comme les plaines enneigées du Canada ?
Ici les larmes feraient déborder même le Saint-Laurent.

Reviens nous raconter ce que tu as vu là-bas,
On te racontera tout ce qui t'attend encore ici :
Ces histoires parfois banales mais qu'on appelle la vie.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Puisqu'il T'a Fallu Choisir

Tu as fait ton choix,
Tu as choisi pour nous deux,
Est-ce le bon ou ne l'est-ce pas,
Ne va pas croire que l'avenir le dira :
Comment savoir de deux chemins le mieux.

Moi, j'ai plongé dans les abysses
De tes écueils pour te cueillir,
Fragile petite fleur de lys
Perdue dans les jardins d'Osiris,
Et te hisser, te porter vers l'avenir.

Mais dans le silence tu es parti,
Dans le silence du dernier aurevoir
Avec pour bagage les non-dits
Et l'espérance, celle d'un oubli,
Un oubli, un pari au Temps sans vraiment savoir.

Moi, j'étais prêt à tous les sacrifices
Pour te guider vers d'autres horizons :
Te faire redécouvrir de la vie les délices,
Te faire oublier la peur des supplices,
Et t'offrir toutes les joies promises de la passion.

Si Jérusalem a son mur des lamentations,
Moi c'est tout mon univers qu'en est bâti,
Nouvelle cellule de ma condamnation
Sans remise de peine pour ces émotions
Réveillées, révélées, par toi dans mon cœur maudit.

Pour toi, j'aurais recréé le jardin d'Eden,
J'aurais semé des fleurs portant ton nom
Arrosées de larmes de joies, pas de peines,
Et tous les chemins où qu'ils nous mènent,
Les aurais fleuris de notre bonheur à l'unisson.

Tu n'aurais plus eu besoin de Rimmel
Pour cacher tes yeux rougis,
Tu aurais pu contempler un ciel
Reflétant tes yeux, bleu éternel,
Et lui aurais souris, et puis m'aurais souris.

Si les étoiles nous guident sur le chemin,
Moi, toutes se sont éteintes
Et dans cette nuit noire sans lendemain
Tu brilles encore de mon destin
Que je poursuis dans une course qui m'éreinte.

Si un jour tu as de la peine,
Si un jour ça ne va pas,
Si un jour tu as le cœur qui saigne,
Si comme moi tu ressens une gène,
Pense à moi, pense à moi...

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Sans Toi

Il pleut, il pleut, il pleut

Aux fenêtres de mon âme ;

Il fait tout gris, il fait tout gris

Dans le ciel de mon avenir ;

Il fait si sombre dans ce logis,

Ce petit logis qu’est mon cœur.

 

Sans toi, sans toi, oui, sans toi

Que deviendraient mes nuits ?

Sans toi pour oreiller et pour réveil.

Sans toi à quoi bon me lever

Le matin si ce n’est pour te retrouver

Chaque jour dans le parc de l’amour ?

 

Sans toi, sans toi, oui, sans toi

Qui guidera mes pas aveugles

Sur les chemins de la vie,

Me montrer ces discrets sentiers

Qui valent pourtant le détour

Et les paysages qui nous entourent ?

 

Sans moi, sans moi, oui, sans moi

Dans quel fossé te serais-tu endormie,

Saoule des maux de ton passé ;

Te lèverais-tu encore au matin

S’il n’y avait pas eu l’aide de ma main

Pour sécher tes chagrins ?

 

Sans moi, sans moi, oui, sans moi,

Dis-moi quel avenir tisseras-tu,

Derrière quelle fenêtre te cacheras-tu

Sans moi, pour en écarter les rideaux ?

Sans moi oublie notre histoire

Comme si elle n’avait jamais existé.

 

Sans toi, sans toi, oui sans toi

Quel avenir aurais-je sinon aucun,

Combien de temps résistera mon âme

Fasse à mes démons et mon sombre destin ?

Qui empêchera qu’il pleuve dans mon cœur

      Sans toi, sans toi, oui sans toi ?

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Le Trublion

Un lampadaire s'allume

Dans cette ruelle noire

De ma mémoire posthume

Où vagabondent encor

Les femmes de mes derniers accords

Dans l'espoir d'un autre soir

Illusoire.

 

Non, je ne suis pas

Un homme de bon aloi :

Les jupons que j'ai fripés

Les ai tous abandonnés.

 

Si d'aventure je chante

Quelque vague mélopée

Aux rimes virevoltantes

Ce n'est que facétie

Pour mettre dans mon lit

Une femme sujette à charmer,

Désoeuvrée.

 

"Ma douce laisse-toi bercer

Par le rythme effréné

Que jouent nos deux coeurs

En écho au bonheur."

 

Toutes ont ici les maisons

Closes de nos caprices,

Vestiges hors saison

De concubinages banals

Qu'à leurs vies sentimentales

Ont apporté quelques supplices :

Quelques vices.

 

Je grave de ma pratique

Leurs mémoires érotiques,

Regrets pour leurs lendemains,

Drame shakespearien.

 

Moi je m'isole dans mon antre

Où je combats mes dualités

Entre la peur que n'entre

L'inconnue de mon avenir

Qui saura me faire fléchir

Et renier jusqu'à ma liberté

Insensée.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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