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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 02:09

La musique ne me fait plus danser,

La chanson ne me fait plus vibrer,

La poésie ne me fait plus écrire,

La vie me fait vieillir.

 

Mort, mon esprit est mort ;

Plus de joies, ni de remords ;

Je me laisse glisser vers l’autre rive,

Comme le bois mort à la dérive.

 

Cette douce mélancolie,

Qui longtemps réchauffa ma vie :

Le radiateur est devenu froid,

La chaudière n’a plus de bois.

 

Mon âme en lambeaux se déchire

Comme une vieille fripe, sans mentir ;

Et ça fait mal, et même bien pire :

Comme une douleur qu’on ne pourrait sentir.

 

Combien d’années sans jamais pleurer,

Plus du fait du vent que de ma vie menée ;

Les yeux secs, pas de larme trouillarde :

C’est ainsi lorsqu’on aime la Camarde.

 

Comme dans le Temps Perdu d’un an déjà :

Toujours je suis là et toujours je suis las ;

Usé de tourner en rond autour de l’ennui,

Rongé de voir se succéder les jours, les nuits.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Commentaires

Rien n'est jamais perdu, tant qu'on est en envie, il suffit de le vouloir, d'y croire;
Merci de m'accepter dans votre communauté.
A bientôt de vous lire dans de nombreux échanges.
Dalach.
Commentaire n°1 posté par Dalach le 11/11/2008 à 03h24

Ce poème est génial ! Triste mais intense et tellement vrai.

Au passage, je vous remercieG de m'avoir accepté dans votre communauté.

Au plaisir d'à nouveau vous lire,

Galandin

Commentaire n°2 posté par Galandin le 24/03/2010 à 17h08

pourtant moi je le chanterais bien ce poème!

Commentaire n°3 posté par Eve de Laudec le 04/01/2012 à 01h49

Comme dit Eve, la rythmique y invite ! 

Commentaire n°4 posté par Leo le 04/01/2012 à 01h50



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