Samedi 19 août 2006
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Les nobles gens pensent
A fair’ changer ces errances
Oubliant leurs utilités
D’écouter et de rassurer.
Si leur succès fut
C’est qu’il y’avait un’ raison
Aujourd’hui on ne les voit plus
Ca me met le frisson.
Où est Pigalle, Pigalle
Et le bon temps est mort,
Où sont passées tout’s ces femmes
Qui travaillaient dehors.
Elles étaient douceur
Elles berçaient nos coeurs
Mais une band’ de maladroits
Leurs ont retirés leurs droit.
Où est passé le temps
Où contre un peu d’argent
On avait du bonheur
Par ces enfants de cœurs.
Où est Pigalle, Pigalle
Et le bon temps est mort,
Où sont passées tout’s ces femmes
Qui offraient leurs trésors.
Elles vous vendaient le plaisir
Avec parfois un surplus,
Pour un peu de désir
Ell’s jetaient leur dévolu.
Elles offraient leurs corps
Aussi-bien aux marins du port
Qu’à quelques sous-ministres
Pour lifter ces visages trop tristes.
Où est Pigalle, Pigalle
Et le bon temps est mort,
Où sont passées tout’s ces femmes
Qui nous offraient leurs corps.
On ne les voit plus
Et c’est là la tristesse,
Ell’s ne jett’nt plus leur dévolu
Et leurs monceaux de tendresse.
Pupchen, qu’es-tu devenue
Toute petite enfant
Qui échappa au sort de la rue
Par Brassens chantant.
Où est Pigalle, Pigalle
Et le bon temps est mort,
Où sont passées tout’s ces femmes
Qui s’offraient dehors.
Maintenant ell’s sont réservées,
Secrétaire pour le patron d’la boite,
Ou bien à commander
Petit’ strip-teaseuse en boite.
Maintenant ell’s vienn’nt de l’Est
En toute illégalité
Pour nous offrir les zestes
Du bon temps passé.
Où est Pigalle, Pigalle
Ce temps était si jovial,
Tout mon corps est las
Et j’erre à Montparnasse.
Par An_Braz
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Publié dans : Rive Gauche
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