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[Officiel] - An Braz - le hussard des mots

"Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr

Des Faux-Fuyants Fantasmagoriques

Ah l’amour entre un homme et une femme,
L’amour que l’on forge tout au long de sa vie,
Cet amour qui prit naissance dans un drame
Qui vous hante encore au plus profond de vos nuits.
 
Le premier amour, dit-on, se remémore sans fin
Et c’est là le cauchemar qui au moment crucial
Vient refaire surface et qui à vos émotions fait mal :
Souvenez-vous de ce premier amour que fut votre main.
 
A son grand damne cette dernière bien souvent en vice
Se voit reniée par son propre corps, par cet homme
Qui, dans un sursaut d’orgueil mâle primitif somme
Qu’il n’eût jamais besoin de recourir à cet artifice.
 
Tout en déclarant ces mots son esprit se voit persécuté
Par ces souvenirs de photos à même le sol étalées
Qu’il tentait dans un vain et utopique espoir de féconder,
Du recours à une capote de peur d’être par sa main contaminé ?
 
Mais son antonyme ne fit jamais que guère mieux
Et s’il lui arrive sous sa pudeur condescendante
D’éviter la question, elle découvrit son corps d’adolescente
Par le sens du toucher, accompagné parfois d’un goûter audacieux.
 
Avec le temps, les esprits se sont faits moins imprudent,
Et parfois, un infortuné esquive d’une acrobatie de palabres,
Déclarant préférer dans le jeu de l’amour la quête admirable
A toute conclusion à laquelle elle eut pu mener plus en avant.
 
Une conclusion qu’il ira plus tard se faire conter de sa main,
Son imagination échafaudant moult épisodes ardents
Tout en ressassant « si seulement j’avais pu, si seulement… »
Et qu’il oubliera en jetant la faute à l’incompréhension ou au destin.
 
D’autres en revanche, parlent, parlent et reparlent, le verbe
Bien pendu, dégoulinent aux aventures qu’ils exposent,
Inspirées de fais réels, mêlées d’imaginaire, mais explosent
Une fois leurs galons retirés après s’être trahis en mauvaise herbe.
 
Elles, paraissent telles d’immaculés anges à un point si grand
Qu’elles se voudraient toutes de la Vierge à chaque nouvel
Amour, mais n’oubliez pas que le Diable a aussi des ailes
Car il fut ange, mais on en connait tous ses profonds penchants.
 
Combien de chandelles ne se sont finalement pas allumées,
Combien de feux d’artifices n’exposèrent faute d’une mèche,
Combien de gouffres virent des stalactites pointer puis devenir sèches
Faute de spéléologues pour ce lieu qui restera à jamais étriqué.

 

© An Braz

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À propos

An_Braz

Hussard des mots, jonglant entre poésie, pensées, pamphlets & calembours...

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