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  • : [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

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Pour Une Obole


Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /2010 21:52

Des mots tirés au hasard d’un mikado

Qui courent, qui courent au galop,

Rugissant, Surgissant en cent sursauts

Sur la feuille qui au vol les attrapera ;

Des mots insolemment inspirés de maux

S’agençant dans un infini entrelacs

Et dans la singulière langue de Molière

En vers.

 

Des vers, pondus par de drôles d’asticots,

Qui grouillent, qui grouillent, et bientôt

Des tripes de leur charogne émergent

Et, sans vergogne, se faufilent au lecteur,

Inconsciente victime qu’ils submergent,

S'en nourrissent pour pondre en son cœur

D’où éclora cette tumeur d’addiction :

L’émotion !

 

Des vers à pieds, des vers à flûtes,

Qui pétillent, qui pétillent, puis percutent

Tous vos sens dans un éclat, un tsunami

Et qui vous emporte vers l’inconnu,

Implose sur votre subconscient, soumis,

Pour devenir une révélation incongrue

Dont l’esprit s’enivrent jusqu’à déraison :

L’émotion !

 

Des vers, qu’envers et contre tout,

Je dévoile nus de toute fin à leur bout,

Laissant sur sa faim le lecteur, vous.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 19:50

Sa pensée ni commence, ni finit,

Intangible au Temps qui s’en fuit ;

Carrousel, elle tourne, elle tourne

A la recherche de trouvailles qu’elle ajourne,

Déplacer, remplacer, rappeler ou oublier ?

Effacer avant de marteler … sans achever.

Ainsi se chahute dans un cycle onirique

Le vent d’insouciance qui aère cet esprit… 

 


(Texte écrit pour le jeu "Poétiquement drôle !" de Seshet.)

 

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 01:00

Ignorant de mon être, dorloté de couvertures d’insouciances,

La pupille irisée d’un clair et dépourvue de toute méfiance,

Ecoutant les musiques que le vent me souffle à l’oreille,

Je me laisse délicatement caresser par une plume de soleil.

Une vient se blottir contre moi pour plus de confort,

Et l’esprit bombardé d’une idylle abstraite, inconcevable,

Essoufflé de ces élans, s’étourdit en esquissant une fable

Et s’évapore, s’évapore jusqu’à un nuage sur lequel il s’endort.

 

Et je souris.

Souris, à l’évanescence, avec l’inconscience ;

Souris, comme un enfant regardant l’Innocence ;

Souris à la vie.

 

Les souvenirs me pourchassent : une armée qui me harcèle !

Comme des hyènes, ils me tournent autour, m’écartèlent.

Le fil des années continue infatigablement à brûler

Et mon corps sournoisement de s’effriter, m’abandonner.

Quand s’allonge la nuit, comme des fantômes à mon chevet,

Ils me contemplent et me susurrent leurs sombres échos

Et pris à la gorge, mes propres mains resserrant l’étau :

J’étouffe, j’étouffe sous l’épais voile que forment leurs camouflets.

 

Et rit le Temps ;

Rit, rit, qu’il m’usera, qu’il s’amuse de moi ;

Rit, rit, comme un enfant avec un jouet de bois ;

Rit, rit, au fil de mes ans.

 

Délaissé jusqu’au reniement par ma propre personne,

D’un regard je me questionne : adviendra-t-il que je me pardonne ?

Dois-je une deuxième fois m’abandonner pour me faire Phénix

Ou bien me laisser bercer par les courants nonchalants du Styx ?

Quand coule entre mes doigts ce regard telle une épaisse fumée,

Qu’une brume improviste vient se condenser à son auréole,

Que les regrets entassés oubliés dansent une même farandole,

Bousculé, bousculé, mon esprit conjugue mon enterrement au passé.

 

Et le silence ;

Le silence, de la nuit sans lune, de l’instant éternel ;

Le silence, comme le dernier adieu devant une stèle ;

Le silence, seule espérance.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /2008 22:55

Libre, libre le thème ;
Ce mois-ci le thème est libre
Sombre présage d’un fragile équilibre ;
Un thème qui sous son air de gloire
Ressemble plus à une échappatoire,
A un aspect d’apostème.

Libre, libre le thème,
Comme un ultime renfort,
Comme le dernier des contreforts
Soutenant un rare pan de liberté,
Cette chose déjà bien délabrée,
Dépouillée de son emblème.

Libre, libre le thème,
Un accroc à l’éternel rituel,
Un concerto pour violoncelle
Une partition dépourvue de clé
Pour apposer des notes imaginées,
Un air suprême.

Libre, libre le thème,
Comme le balai des hirondelles,
Une subite poussée d’ailes,
Comme le plus profond des rêves,
Comme l’époque d’Adam et Eve,
Un nouveau baptême.

Libre, libre le thème,
Auquel je joins ce poème.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 01:25

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Les veines explosant sous la peau,

La déchirant de mille et mille parts

La projetant, l’éparpillant en lambeaux

Se mélangeant et se confondant en bazar

Dans la boue épaisse et crasseuse du caniveau.

 

Jaillissant, une chaîne de volcans

Emerge, se transcende sous la douleur

Et vient compléter l’air par ce rouge sang

Dont ces photos, monochromes, effacent la couleur

Et suspend le formidable envol tel un arrêt du temps.

 

Les jeunes paraissent plus vieux

Que la grand-mère que vous n’osiez voir ;

Face aux adultes, les zombis semblent chanceux ;

Et face à leurs nourrissons, la peste semble dérisoire ;

A jamais vos tripes se gangrènent de ces souvenirs affreux.

 

Apothéose de la vision d’horreur,

Emerveillant spectacle de sensations

Vous transportant sur la scène de la peur,

Excitant vos veines à la limite de la consécration,

Intense moment où la vie prend corps de plein cœur.

 

Les bras dépecés, trahis par leurs veines,

La chair sous les yeux à vos regards dévoilée,

Une lèpre dans vos cœurs rassasiés par la peine

De la vue de ces hommes et enfants difformes révélés,

Incarnation de l’esprit des Hommes, de vous, êtres suprêmes.

 

Le champignon, qu’il soit de Paris

Ou de l’atome se sème puis se récolte,

La civilisation c’est ne jamais en être démuni,

Et qu’après tout ce temps de jachère des désinvoltes

Négocient ou bien parient la fin de ce jugé trop long sursis.

Par An_Braz - Publié dans : Pour Une Obole
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Dernier dépôt : Passion : Soldat, Soldat (19/07/2010)
 
 

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