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  • : [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

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Outre-Venise


Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 21:34

Ce sont ces passants désertés des rues,

Voyageant chez eux pendant les repas,

Vers leurs ambitions, terres inconnues,

Ce sont eux passant la vie en trépas.

 

A leurs fenêtres des fleurs suspendues ;

Eux à l’attente d’un vide, un coma,

Un cancer, un meurtre et fins incongrues,

Maisons tombales en seuil du glas.

 

Ce sont des zombies, l’allure livide,

Le pas hasardeux et le regard vide,

La muette voix dépouillée de verbe.

 

C’est le fatal prix de leur monde avide,

C’est une non-vie, natal génocide,

C’est un gris néant décoloré d’herbe. 



(Inspiré par la série de poèmes "La Mort" de C. Baudelaire)

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /2008 02:55

Suite au poème « Illégitime ! »


Tu n’avais bien sûr rien demandé,
Un peu d’amour ou de tranquillité,
Pas cette douleur qui te transperce
Ni ces flots de sang qui se déversent.

Ton cœur bat sa dernière chamade,
Le corps, cédé à la douleur,
Effondré sur le trottoir se meurt
Et ton esprit divague, s’évade.

Les souvenirs tombent en mikado :
Un regret, un remord et un oubli
Peignent comme autant de pinceaux
Ce tableau qui illustre ta vie.

A quoi penses-tu, le regard vitré ?
As-tu pu finir cette peinture ?
Je t’ai offert ce regard éploré,
L’as-tu emporté vers ton futur ?
Toi qui n’avais rien demandé.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /2008 01:29

Tu n’avais bien sûr rien demandé

Et pourtant c’est toi qui as gagné :

Gagné ce concours de circonstances,

Remporté la sentence, la sentence.

 

Heure où les esprits somnolent encor,

Où le vent modère nos allures,

Où tu rêvassais là au dehors

Bercée par les klaxons de voitures.

 

Une vitrine d’un doré décor

Brillé par des lampes, sans violence,

Tu t’attardes, une vague absence,

Une subconscience qui éclore.

 

Et puis ce coup d’éclat résonné,

Une douleur de déchirure ;

Tu t’effondres, illégitimité :

Une balle perdue en ton armure.

Tu n’avais bien sûr rien demandé…

 

Inspiré par « Rosa » d’Obispo et « Les Charognards » de Renaud.
Suite : « Illégitime Tableau... ».

 

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 02:09

La musique ne me fait plus danser,

La chanson ne me fait plus vibrer,

La poésie ne me fait plus écrire,

La vie me fait vieillir.

 

Mort, mon esprit est mort ;

Plus de joies, ni de remords ;

Je me laisse glisser vers l’autre rive,

Comme le bois mort à la dérive.

 

Cette douce mélancolie,

Qui longtemps réchauffa ma vie :

Le radiateur est devenu froid,

La chaudière n’a plus de bois.

 

Mon âme en lambeaux se déchire

Comme une vieille fripe, sans mentir ;

Et ça fait mal, et même bien pire :

Comme une douleur qu’on ne pourrait sentir.

 

Combien d’années sans jamais pleurer,

Plus du fait du vent que de ma vie menée ;

Les yeux secs, pas de larme trouillarde :

C’est ainsi lorsqu’on aime la Camarde.

 

Comme dans le Temps Perdu d’un an déjà :

Toujours je suis là et toujours je suis las ;

Usé de tourner en rond autour de l’ennui,

Rongé de voir se succéder les jours, les nuits.

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /2008 23:24

Désespoir, mon seul bien, il y a bien longtemps

Que, la vie faisant son affaire sur mon cœur

Et ma mémoire, on s’était égaré sans pleur

Et sans au revoir, ni souvenir latent.

 

Mais, Désespoir, mon seul bien, voilà je reviens

Comme disait Georges Brassens : « at home »,

Au milieu de ton univers monochrome,

Noir, posant ma tête contre ton sein.

 

Te regarder, comme on contemple une nuit sans lune,

T’imaginer, à te sentir couler dans les veines

Lentement, et souffrir, impuissant, sa peine

De ne pouvoir t’effleurer comme la dune.

 

Alors, feuilletant l’album souvenir de ma mémoire,

Entre mes regrets sans remords, ô Jouvence,

Et cette voiture, cet accident, décadence,

J’imagine le futur de mon histoire :

 

Arriver enfin à poser un flingue sur la tempe

Et sentir le froid de son canon d’acier

Et encore vouloir plus l’y presser

Avant de presser la détente…

Par An_Braz - Publié dans : Outre-Venise
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