Présentation

  • : [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • Partager ce blog
  • [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • Contact
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie beauté écriture Littérature

An Braz sur Facebook

http://a0.twimg.com/a/1282002387/images/twitter_logo_header.png

© An Braz

Ces poèmes sont des oeuvres originales, protégées par les lois françaises et internationales relatives au droit d'auteur, à la propriété intellectuelle, à la protection des œuvres et au copyright.

Pour toute retranscription d'une de ces oeuvres sur votre site / blog :

- L'oeuvre doit être retranscrite dans son intégralité (titre inclus) et ne doit pas être altérée de quelque manière
- Vous devez préciser explicitement qu'il s'agit d'un texte original de
An Braz
- Tout lecteur doit pouvoir prendre connaissance du blog de l'auteur ( www.an-braz.net )
- Aucune publication ne peut avoir un caractère commercial et/ou économique sans accord préalable de l'auteur !


[ Cont@cter l'auteur... ]
Creative Commons License Oeuvres déposées auprès d'un huissier de justice

Les Quatre Saisons


Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 00:19

montre-a-gousset.jpg

 

Tournez,

 Tournez, les aiguilles du Temps,

Tournez à la manière des carrousels

Que l'Hiver fait déserter des enfants

Et que peuple un couple d'amants

De la jeunesse de ses fragiles ritournelles.

 

File,

File, le Temps à toute allure,

File profiler les visages par endroits,

File la laine de nos aventures,

Fil pour tricoter en point-de-croix

Le souffle court de nos chemins de croix.

 

Balancez,

Balancez, horloges, votre apparat

Comme le pendu qu'au vent on oublia :

De gauche à droite puis de droite à gauche ;

Balancez lentement ce squelettique bras

Du geste assuré de la Camarde qui fauche.

 

Tournez,

Tournez les marquises du Temps,

Tournez en un tourbillon de folie,

Tournez sans fin et sans ménagement,

Tournez jusqu'à l'ivre enchantement

Que délivre un tango, une valse de Diabelli.

 

Dansez,

A la barre de ces chinoiseries antiques,

Cadrans solaires jonchés de nombres,

Dansez votre chorégraphie astrologique

A l'ombre du dieu Soleil et sa rythmique,

Dansez votre fatale pole dance, ombres.

 

Coulez,

Coulez, les sables du Temps

Dans vos clepsydres du désert,

Distillez grain par grain les instants

Dans les sables mouvants, émouvants,

Où s'enfoncent nos anniversaires.

 

Tournez,

Tournez, les aiguilles du Temps,

Tournez, écrouées dans vos toquantes,

Tournez, à tout va, à tout vent,

Tournez au rythme des feuilles tombantes

Qui habillent l'Automne que je hante.

 

Tournez,

Tournez dans mes tourments, songes éternels,

Tournez sous le vent telles des hirondelles,

Tournez dans un vacarme de crécelles ;

Tournez, tournez et tournez encore !

Tournez, vautours, autour de ma mort.

 

http://abz.progp.net/logos/depot_abz_2011-02-20.gif

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire

Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 18:50

Prison d’avril,

Le vent froid pour grille

Piège les oiseaux des iles

Trop tôt revenus, malhabiles.

 

Prison d’avril,

Les hauts murs des villes

Encore affichent le même style

A ces regards baissés, stériles.

 

Prison d’avril,

L’alcool se refait agile

Et évade vers d’autres périls

Des esprits endormis, dociles.

 

Prison d’avril,

La mort pour idylle

Et voilà que se défilent

Les derniers espoirs trompeurs, vils.

 

Prison d’avril,

Le gel encore accroché au fil,

Tel un pendule, balance et oscille

Et rythme mon cœur qui faiblit, vacille…

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 00:32

L’Automne.

 

Rouge, rouge la chute des feuilles,

Vieilles, ridées, s’en vont se mettre au vert,

S’en vont enserrer d’un manteau la terre

Tandis que les oiseaux chantent leur deuil.

 

Rouge, rouge la honte du dieu Soleil

Qui ne reste regarder les étoiles scintillantes,

Délaissant cette lune pâle mais aimante

Que mille borgnes scrutent sans sommeil.

 

Rouges, rouges mes yeux qui pleurent,

Lamentent amoureusement cette saison,

De la blanche aurore pointant à l’horizon

Jusque dans la nuit vêtue de sa noirceur.

 

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /Juil /2008 23:16

Le Cerf Volant.

Le vent susurre de doux mots à la plaine, à la forêt ;
Quelles rumeurs propage-t-il ainsi ? Quels scandales ?
S’écoulant, virevoltant, s’immisçant dans ces dédales,
Allant à gauche, et à droite, enjambant les futaies.

S’arrêta-t-il pour saluer la biche en la croisant ?
Ses cris, ses « hou », firent-ils fuir le faisan ?
Que cherche-il en s’agitant ainsi sans manière ?
A-t-il un message pour le gardien, le grand cerf ?

Cette créature, arborant fièrement de grands bois,
Comme s’il s’agissait d’un portail vers le lointain,
Dévoilant majestueusement son pelage satin,
Brillant, lustré, une psyché du soleil digne des rois.

Il saute à gauche, saute à droite, enjambe l’air,
Comme s’il traçait des arcs-en-ciel sur son passage,
Vers quel inconnu file-il ainsi ? Vers quel mystère ?
Nul ne le sait, sinon le fil qui le relie à votre aiguillage…

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 18:52

C'est un monde où rien ne passe, que le temps,
Le soleil brille ou ne brille pas, la lune aussi,
Et les hommes attendent, attendent d'inexistants passants,
Attendent que plie le banc sur lequel ils ne sont assis.
  
 Désespérée société emplie que de sages,
Ne sachant qu'affirmer, ayant oublié la rage ;
Désespérante société se perdant sur cette page
Sans espoir d'être sauvée du méandre des Ages.
  
 Du matin jusqu'au soir, repris du soir au matin,
Bénis par une bannière flottant dans un vent qui n'est présent,
Des hommes d'habits sombres et de regards clairs marchent comme un,
L'arme le long du corps, sans larme et l'esprit absent.
  
 Et marchent ces hommes au bruit de leurs pas,
Pas de tambours et les cors restent cois,
Et, regardent passer ces hommes quelques poteaux en bois ;
Assis sur son trône, le dirigeant attend jusqu'à qu'il ne le puisse pas.
  
 Ô planète Saturne, désert sans dunes...

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire



Participez à la vie de ce blog !
Faites part de vos commentaires et avis sur les poèmes...


Ces oeuvres sont systématiquement déposées auprès d'un Huissier de Justice avant leur publication.

Dernier dépôt : Des Vagues A L'Ame (01/01/2012)
 
 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés