Présentation

  • : [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

Ces poèmes sont des oeuvres originales, protégées par les lois françaises et internationales relatives au droit d'auteur, à la propriété intellectuelle, à la protection des œuvres et au copyright.

Pour toute retranscription d'une de ces oeuvres sur votre site / blog :

- L'oeuvre doit être retranscrite dans son intégralité (titre inclus) et ne doit pas être altérée de quelque manière
- Vous devez préciser explicitement qu'il s'agit d'un texte original de
An Braz
- Tout lecteur doit pouvoir prendre connaissance du blog de l'auteur ( www.an-braz.net )
- L'auteur doit être contacté et informé préalablement à toute publication
- Aucune publication ne peut avoir un caractère commercial et/ou économique sans accord préalable de l'auteur !


[ Cont@cter l'auteur... ]
Creative Commons License Oeuvres déposées auprès d'un huissier de justice

Les Quatre Saisons


Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 00:32

L’Automne.

 

Rouge, rouge la chute des feuilles,

Vieilles, ridées, s’en vont se mettre au vert,

S’en vont enserrer d’un manteau la terre

Tandis que les oiseaux chantent leur deuil.

 

Rouge, rouge la honte du dieu Soleil

Qui ne reste regarder les étoiles scintillantes,

Délaissant cette lune pâle mais aimante

Que mille borgnes scrutent sans sommeil.

 

Rouges, rouges mes yeux qui pleurent,

Lamentent amoureusement cette saison,

De la blanche aurore pointant à l’horizon

Jusque dans la nuit vêtue de sa noirceur.

 

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Partager    

Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /2008 23:16

Le Cerf Volant.

Le vent susurre de doux mots à la plaine, à la forêt ;
Quelles rumeurs propage-t-il ainsi ? Quels scandales ?
S’écoulant, virevoltant, s’immisçant dans ces dédales,
Allant à gauche, et à droite, enjambant les futaies.

S’arrêta-t-il pour saluer la biche en la croisant ?
Ses cris, ses « hou », firent-ils fuir le faisan ?
Que cherche-il en s’agitant ainsi sans manière ?
A-t-il un message pour le gardien, le grand cerf ?

Cette créature, arborant fièrement de grands bois,
Comme s’il s’agissait d’un portail vers le lointain,
Dévoilant majestueusement son pelage satin,
Brillant, lustré, une psyché du soleil digne des rois.

Il saute à gauche, saute à droite, enjambe l’air,
Comme s’il traçait des arcs-en-ciel sur son passage,
Vers quel inconnu file-il ainsi ? Vers quel mystère ?
Nul ne le sait, sinon le fil qui le relie à votre aiguillage…

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Partager    

Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 18:52

C'est un monde où rien ne passe, que le temps,
Le soleil brille ou ne brille pas, la lune aussi,
Et les hommes attendent, attendent d'inexistants passants,
Attendent que plie le banc sur lequel ils ne sont assis.
  
 Désespérée société emplie que de sages,
Ne sachant qu'affirmer, ayant oublié la rage ;
Désespérante société se perdant sur cette page
Sans espoir d'être sauvée du méandre des Ages.
  
 Du matin jusqu'au soir, repris du soir au matin,
Bénis par une bannière flottant dans un vent qui n'est présent,
Des hommes d'habits sombres et de regards clairs marchent comme un,
L'arme le long du corps, sans larme et l'esprit absent.
  
 Et marchent ces hommes au bruit de leurs pas,
Pas de tambours et les cors restent cois,
Et, regardent passer ces hommes quelques poteaux en bois ;
Assis sur son trône, le dirigeant attend jusqu'à qu'il ne le puisse pas.
  
 Ô planète Saturne, désert sans dunes...

Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Partager    

Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 01:02
Egarée par un vent ou un oiseau,
Une graine, un gland, une faine,
A trouvée bonheur dans une plaine
Pour donner plus grand qu’un roseau ;
Un de ces hêtres seuls au milieu d’un pré,
Combien de branches a-t-il depuis donné ?
 
Quelles nouvelles lui apportent les oiseaux
De son parent qu’il ne connaitra jamais ?
Tant de questions pour lesquelles un moineau
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Des racines solidement ancrées
L’appuyant contre vents et tempêtes ;
A quelles eaux les fit-il s’abreuver,
Dans quelles terres plongea-t-il leurs têtes ?
Ont-elles déjà croisées quelques vestiges,
Ont-elles à leur manière le vertige ?
 
Quelles nouvelles leur apportent les larves
De ce là-haut qui leur restera inconnu à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles l’Arve
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Un tronc, un corps gros comme ça,
Que mon envergure en était trop courte,
Une fierté de réussite chez ces arbres-là
Qui ne comprennent guère notre route.
Et les craquelures qui saillent son écorce
Comptent-elles les fruits qu’ont fait divorce ?
 
Quelles nouvelles leur apportent le chevreuil
De cet automne semblant durer à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles l’écureuil
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
A-t-il la même couleur que son tronc
Ce rameau pointant son premier feuillage
Au travers du vert et généreux bourgeon
Et qui salue le luxurieux festif paysage ?
De quelle couleur deviendra son armure,
De quelles couleurs seront ses ramures ?
 
Quelles nouvelles lui apportera le vent
De tous ses fruits qui partiront à jamais ?
Tant de questions pour lesquelles le Temps
Me fit comprendre qu’elles ne comptaient.
 
 
 
Et toi qui m'écoute, le cœur ou pas en peine,
A-t-elle la même couleur que mon sang
La sève qui parcourt sans relâche tes veines ?
Coulera-t-elle dans celles de mes enfants ?
Et la souche sur laquelle tu sommeilles,
Est-elle celle qui donna un de mes aïeuls ?
 
Et moi, quel fruit viendrai-je à choisir,
Entre petit, galbé, lequel est-ce que je préfère ?
Tant de questions remuant autant de satires
Et que se posent les Hommes mes frères…
Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Partager    

Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /2006 02:44
Le Chat.

Seul à tourner en rond
Dans le silence et dans la nuit
Tu fais révérence à ta façon
A Saturne qui de là-haut te sourit.

Tu restes posé contre la fenêtre
Le regard tourné vers l’extérieur
Ainsi semble s’enfuir tout ton être
L’esprit tourné vers ailleurs.

Stoïque, au silence assidu,
Tantôt tu esquisses une mimique ;
Quel lourd secret caches-tu
Derrière ce regard mélancolique ?

Affectueux disciple de Bastet
Semblant perdu dans cet univers,
Gardien de la quiétude du poète,
Laisse-moi t’offrir ces quelques vers.
Par An_Braz - Publié dans : Les Quatre Saisons
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Partager    



Participez à la vie de ce blog !
Faites part de vos commentaires et avis sur les poèmes...


Ces oeuvres sont systématiquement déposées auprès d'un Huissier de Justice avant leur publication.

Dernier dépôt : Passion : Soldat, Soldat (19/07/2010)
 
 

Recommander

Favoris

Votre Avis

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés