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© An Braz

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Veillées Avec Charon


Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 02:52

Le temps gronde sa colère, l’océan vous menace,

Filez, filez vite vous cacher sous vos carapaces ;

Je sors sur la falaise montrer mon audace :

Je ne suis pas, serrai jamais mouton du berger,

Cette lie, poignets libres mais esprit enfermé.

Aucune idéologie n’enchainera ma liberté !

 

Vos porte-étendards grimpant les puits du Golfe,

En incontestés guides des peuples, fils d’Adolf,

Vous vous rêvez, foulant votre gazon de golf ;

Moi je lui préfère mes buissons d’épines :

J’y apaise ces maux nés de vos paroles malines

Et mes humeurs lunatiques et libertines !

 

Si mes propos parfois paraissent indécents,

Dites-vous dans vos crânes de bien-pensants

Que moi j’aime les nuits noires et le gros temps ;

Equilibriste saturnien, je prends à contre-pied

Vos basses politesses et inexpressives idées

Que sans égard il me plait de conchier !

 

Tous victimes, vous séquestrant vous-mêmes,

L’œil livide, le corps morne et l’âme blême,

Tandis que les tabous sont mes meilleurs thèmes.

Et plus filent les étoiles, plus je les dépasse,

Franchissant ces limites qui me font face

Dans votre univers « Bisouland » qui m’agace !

 

Et quand viendra l’heure de mon dernier mal

Je n’irai pas crever dans un lit d’hôpital

Mais me saouler dans une bacchanale ;

Je veux rejouer encore une dernière fois

Une à une toutes les pages du kamasoutra,

Chinoiserie pour faire de l’ombre à Saint Eloi !

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 23:18

Soldat, Soldat.

 

A la gloire et en l'Honneur de nos soldats.

 

14_juillet.jpg

  (Source photo : Chemins de Mémoire)

 

Soldat, soldat, entends ce chant des morts

Toi qui as succombé aux penchants de la Mort,

Toi qui es tombé en plein champ d’Honneur

Faisant face à ces hordes prêchant l’horreur.

 

Soldat, soldat, marié à la Marianne de France,

Servant au fil des marées la Marine Nationale,

Au fil de l’épée ou au rythme de trois rafales,

Servant sur un Rafale, mirages qui s’élancent.

 

Soldat, soldat, le sillon tranché par tes pères,

Avec tes pairs, depuis toujours tu le prolonges,

Guidé par le casoar ou la Grande Guerre,

Dans une fière liberté tu nous plonges.

 

Soldat, soldat, avec toi, au fusil, Rosalie,

Et au fond du cœur une rose fleurie

Que tu protèges, crève-cœur, jusqu’aux fins fonds,

Dévoué sans fin jusqu’à ta vie faire don.

 

Soldat, soldat, tu es de tous les combats :

Depuis la guérilla, maison après maison,

Au réconfort, à l’écoute, la reconstruction ;

Et tu veilles, renseignes, quelque soit ton état.

 

Soldat, soldat, à toi ces lignes, en toi ma foi ;

La gloire soit offerte à ceux qui sont rentrés,

Humbles, tristes, heureux et fiers tout à la fois ;

L’Honneur soit rendu à ceux qui sont tombés.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 01:15

 

Les pamphlets funambules dansant sur le fil politique

N’ont jamais su lier d’amitié avec ma rhétorique,

Mais la prétendue bonne conscience nourrie d’inconscience

S’avère être une ignominieuse manie qui me déplait

Alors je fustige celle-ci en expliquant ce qu’est…

 

L’ingérence :

 

Intolérance tolérée,

Une légitime défense

Qui en soit consiste à défier

Qui on considère en déviance.

 

Cette notion saugrenue qui ostensiblement arbore

Droits de l’Homme et respect à la façon d’un jeteur de sort

Bafoue et désavoue ces mêmes de par son existence,

Apogée ironique de l’irrespect et du non-droit ;

Ce libre passe-droit, cet engrenage gangréné, c’est…

 

L’ingérence :

 

Ces croisades américaines

Que pourtant les bonnes consciences

Ont rejetées car inhumaines,

Car empreintes d’inélégance.

 

Ce prétendu droit invoqué au début du millénaire

Fit l’amalgame entre Afghan et terrorisme primaire,

Laissa choir un crime de guerre dans une indifférence,

Coûta une liberté aux irakiens bien malgré eux

Pour des intérêts géostratégiques sous couvert de…

 

L’ingérence :

 

Ce bel appel humanitaire

Que colportent en vive errance

Jusque aux confins de la Terre

Nombre de citoyens de France.

 

Comment se permet-on de dicter à la Chine actuelle

Autant sa politique et son héritage culturel

Au mépris absolu de la plus juste des indulgences :

Replacer dans son contexte cette Chine et n’oublier

Notre propre Histoire, au lieu d’être affligeant et d’infliger…

 

L’ingérence.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /Déc /2007 20:16

Parce que les supporters de l'OM chantent des propos qui les dépassent...


« Aux armes ! »
« Aux armes ! » criaient-ils en canon,
Un écho de sirène d’alarme
Lancé tel un boulet, une explosion,
Un vacarme.
 
« Aux armes ! »
Plus de deux siècles après leurs aïeux
Passant les têtes des gendarmes,
Des fonctionnaires du roi et des religieux
Par la guisarme.
 
« Aux armes ! »
Interpellait sans cesse la foule en liesse,
Plus mendiante que les carmes ;
Toujours la défaite en épée de Damoclès
Dans ses larmes.
 
« Aux armes ! »
S’élevait le cri des deux bouts du stade,
Avide de rafler pour tout charme
Une étoile à coudre au cœur, sombre toquade,
Ironique drame.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 19:47

 Ils se font honorer de courage
A chacun de leurs carnages ;
Plus ils torturent sans remords,
Plus les leurs les adorent ;
Plus ils tuent avec hâte,
Plus ils les idolâtrent.
 
La guerre pour la tour qu’aura le plus d’estime
Et Petit Frère qui meurt un flingue à la main,
La gâchette trop courte, un enrayage du chien,
A qui le crime ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaques yeux.
 
La puissance de tir d’une arme,
Sa cadence, ses reflets de métal, son canon scié,
Servent-ils comme au Moyen-Age, dans leur cité
A mesurer la valeur de l’âme ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Toi, ta BM payée avec les minots qui trépassent,
Je la hais, je la vomis, je l’explose, je la tord ;
Une rayure pour chacun de tes meurtres, de tes torts :
Bonne pour la casse !
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Cache ta bague en or des yeux de ton frère
Qui après un hasard de rue bientôt sera enterré
Et garde tes morales au fond de tes poches de camé,
Elles vaudront quoi devant cette pierre ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Entre vrais mensonges et fausses vérités,
Quand le chargeur vide tu cries après l’espoir,
Rien demander, rien attendre, rien devoir,
C’est sa seule définition qui ne soit erronée.
 
Ils se font honorer de courage,
A chacun de leurs carnages ;
Mais ignorent tout de ce mot-là,
Le vrai courage, c‘est ça :
Un flingue sur sa propre tempe
Et on presse la détente…
  

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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