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  • : [Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx
  • : "Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
  • : littérature poésie amour écriture vie Littérature

© An Braz

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Veillées Avec Charon


Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /2008 01:15

 

Les pamphlets funambules dansant sur le fil politique

N’ont jamais su lier d’amitié avec ma rhétorique,

Mais la prétendue bonne conscience nourrie d’inconscience

S’avère être une ignominieuse manie qui me déplait

Alors je fustige celle-ci en expliquant ce qu’est…

 

L’ingérence :

 

Intolérance tolérée,

Une légitime défense

Qui en soit consiste à défier

Qui on considère en déviance.

 

Cette notion saugrenue qui ostensiblement arbore

Droits de l’Homme et respect à la façon d’un jeteur de sort

Bafoue et désavoue ces mêmes de par son existence,

Apogée ironique de l’irrespect et du non-droit ;

Ce libre passe-droit, cet engrenage gangréné, c’est…

 

L’ingérence :

 

Ces croisades américaines

Que pourtant les bonnes consciences

Ont rejetées car inhumaines,

Car empreintes d’inélégance.

 

Ce prétendu droit invoqué au début du millénaire

Fit l’amalgame entre Afghan et terrorisme primaire,

Laissa choir un crime de guerre dans une indifférence,

Coûta une liberté aux irakiens bien malgré eux

Pour des intérêts géostratégiques sous couvert de…

 

L’ingérence :

 

Ce bel appel humanitaire

Que colportent en vive errance

Jusque aux confins de la Terre

Nombre de citoyens de France.

 

Comment se permet-on de dicter à la Chine actuelle

Autant sa politique et son héritage culturel

Au mépris absolu de la plus juste des indulgences :

Replacer dans son contexte cette Chine et n’oublier

Notre propre Histoire, au lieu d’être affligeant et d’infliger…

 

L’ingérence.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /2007 20:16

Parce que les supporters de l'OM chantent des propos qui les dépassent...


« Aux armes ! »
« Aux armes ! » criaient-ils en canon,
Un écho de sirène d’alarme
Lancé tel un boulet, une explosion,
Un vacarme.
 
« Aux armes ! »
Plus de deux siècles après leurs aïeux
Passant les têtes des gendarmes,
Des fonctionnaires du roi et des religieux
Par la guisarme.
 
« Aux armes ! »
Interpellait sans cesse la foule en liesse,
Plus mendiante que les carmes ;
Toujours la défaite en épée de Damoclès
Dans ses larmes.
 
« Aux armes ! »
S’élevait le cri des deux bouts du stade,
Avide de rafler pour tout charme
Une étoile à coudre au cœur, sombre toquade,
Ironique drame.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /2007 19:47

 Ils se font honorer de courage
A chacun de leurs carnages ;
Plus ils torturent sans remords,
Plus les leurs les adorent ;
Plus ils tuent avec hâte,
Plus ils les idolâtrent.
 
La guerre pour la tour qu’aura le plus d’estime
Et Petit Frère qui meurt un flingue à la main,
La gâchette trop courte, un enrayage du chien,
A qui le crime ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaques yeux.
 
La puissance de tir d’une arme,
Sa cadence, ses reflets de métal, son canon scié,
Servent-ils comme au Moyen-Age, dans leur cité
A mesurer la valeur de l’âme ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Toi, ta BM payée avec les minots qui trépassent,
Je la hais, je la vomis, je l’explose, je la tord ;
Une rayure pour chacun de tes meurtres, de tes torts :
Bonne pour la casse !
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Cache ta bague en or des yeux de ton frère
Qui après un hasard de rue bientôt sera enterré
Et garde tes morales au fond de tes poches de camé,
Elles vaudront quoi devant cette pierre ?
 
« Bang ! Bang ! » résonne dans la banlieue ;
« Bang ! Bang ! », une balle pour chaque yeux.
 
Entre vrais mensonges et fausses vérités,
Quand le chargeur vide tu cries après l’espoir,
Rien demander, rien attendre, rien devoir,
C’est sa seule définition qui ne soit erronée.
 
Ils se font honorer de courage,
A chacun de leurs carnages ;
Mais ignorent tout de ce mot-là,
Le vrai courage, c‘est ça :
Un flingue sur sa propre tempe
Et on presse la détente…
  

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:23

Le silence souffle et s’engouffre dans ma ruelle,
La nuit laisse glisser son voile le long des fenêtres ;
Monsieur, Madame, s’ensommeille dans un profond bien-être,
La cheminée abandonnée avec sa flamme sentinelle.

La Flamme sentinelle convint les braises : une armée est à naître ;
Monsieur, Madame, premier combustible d’une sauvage
Expansion qui bien vite conquit tout le petit village,
Première citadelle où faire régner la peur en maître.

Le feu et la peur, prémisses d’un bien sombre présage
Qui a su, phénix, renaître en tous les temps
Et proliférer, et vous coloniser au gré des vents
Et d’un mur de feu vous confiner dans sa terrible cage.

De confinement en protection se change le sentiment ;
De déperdition en déperdition, vos esprits égarés,
Vous voilà à prier pour qu’une religion soit damnée ;
Le monde s’enferme dans un univers peuplé de déments.

La Flamme se nourrit de vos chairs, charnier des abusés ;
La France, théâtre de l’humiliation, chancelle,
La France, camp de concentration, pantelle ;
Le silence souffle et s’engouffre dans mon cœur désabusé.

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 16:35

Un jour de trop dans le désert,

Brian ressent un peu de colère,

Il repense à son frère resté là-bas,

Que lui dit-on sur la vie des soldats ?

Lui parle-t-on de ces baises en solitaire

Pour être moins stressé sur la gâchette ?

Lui parle-t-on de cet enfant qu’hier

Ils ont du tuer : il avait une mitraillette ?

 

Brian repense à ce que disait son papa,

Qu’il avait peut-être plus raison que lui

Lorsqu’il parlait de la ‘propaganda’,

De Bush et ses paroles trop jolies,

De ses discours au nom de Dieu,

De l’horizon futur au ciel bleu.

Mais ici le ciel est rouge sang

Et les soldats kaki dehors, caca dedans.

 

Brian entend des coups de feu,

Tout cela lui semble bien loin,

Il part dans ses rêves peu à peu

Et repense à cette odeur de foin ;

Toute sa vie défile devant ses yeux,

Il repense à son gosse et à ses vieux,

Il repense à tout ce qu’il ne reverra

Et son sang se vide le long de son bras…

Par An_Braz - Publié dans : Veillées Avec Charon
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