[Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx

Désespoir, mon seul bien, il y a bien longtemps

Que, la vie faisant son affaire sur mon cœur

Et ma mémoire, on s’était égaré sans pleur

Et sans au revoir, ni souvenir latent.

 

Mais, Désespoir, mon seul bien, voilà je reviens

Comme disait Georges Brassens : « at home »,

Au milieu de ton univers monochrome,

Noir, posant ma tête contre ton sein.

 

Te regarder, comme on contemple une nuit sans lune,

T’imaginer, à te sentir couler dans les veines

Lentement, et souffrir, impuissant, sa peine

De ne pouvoir t’effleurer comme la dune.

 

Alors, feuilletant l’album souvenir de ma mémoire,

Entre mes regrets sans remords, ô Jouvence,

Et cette voiture, cet accident, décadence,

J’imagine le futur de mon histoire :

 

Arriver enfin à poser un flingue sur la tempe

Et sentir le froid de son canon d’acier

Et encore vouloir plus l’y presser

Avant de presser la détente…

Mar 22 jan 2008 Aucun commentaire