[Officiel] An Braz, Poète sur les Rives du Styx

La musique ne me fait plus danser,

La chanson ne me fait plus vibrer,

La poésie ne me fait plus écrire,

La vie me fait vieillir.

 

Mort, mon esprit est mort ;

Plus de joies, ni de remords ;

Je me laisse glisser vers l’autre rive,

Comme le bois mort à la dérive.

 

Cette douce mélancolie,

Qui longtemps réchauffa ma vie :

Le radiateur est devenu froid,

La chaudière n’a plus de bois.

 

Mon âme en lambeaux se déchire

Comme une vieille fripe, sans mentir ;

Et ça fait mal, et même bien pire :

Comme une douleur qu’on ne pourrait sentir.

 

Combien d’années sans jamais pleurer,

Plus du fait du vent que de ma vie menée ;

Les yeux secs, pas de larme trouillarde :

C’est ainsi lorsqu’on aime la Camarde.

 

Comme dans le Temps Perdu d’un an déjà :

Toujours je suis là et toujours je suis las ;

Usé de tourner en rond autour de l’ennui,

Rongé de voir se succéder les jours, les nuits.

Dim 15 jun 2008 4 commentaires
Rien n'est jamais perdu, tant qu'on est en envie, il suffit de le vouloir, d'y croire;
Merci de m'accepter dans votre communauté.
A bientôt de vous lire dans de nombreux échanges.
Dalach.
Dalach - le 11/11/2008 à 03h24

Ce poème est génial ! Triste mais intense et tellement vrai.

Au passage, je vous remercieG de m'avoir accepté dans votre communauté.

Au plaisir d'à nouveau vous lire,

Galandin

Galandin - le 24/03/2010 à 17h08

pourtant moi je le chanterais bien ce poème!

Eve de Laudec - le 04/01/2012 à 01h49

Comme dit Eve, la rythmique y invite ! 

Leo - le 04/01/2012 à 01h50