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"Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr
Petite fille, Oh ma toute petite,
Qui a vue le jour sous mes yeux,
Si près de toi je me sens heureux,
Si près de toi je ressuscite.
Ne vas pas t’éloigner,
Mon petit ange sans pareil,
Ne vas pas t’envoler
De tes si belles ailes.
Tu sais la vie est un cadeau,
C’est pour cela ma douce
Que bon nombre de louveteaux
Voudront te la voler en douce.
Ne vas pas t’éloigner,
Ne vas pas voir ceux qui bêlent,
Ne vas pas t’envoler,
Replis bien tes ailes.
Ne sois pas trop pressée
De croiser le grand méchant loup,
Pour lui tu n’es jamais
Qu’un autre joujou.
Ne vas pas t’éloigner,
Reste tout près de moi,
Garde tes ailes bien cachées,
Ne les montre surtout pas.
Le jour où il t’aura capturé
Par ses maintes ruses renardes
Tu ne seras plus « mon bébé »
Et à ton bras il fera parade.
Ne vas pas t’éloigner,
Ces loups sont des croqueurs,
Ils t’empêcheront de te retourner,
De retrouver le bonheur.
Ne vas pas tout abandonner,
Non, ne vas pas tout gâcher,
Ne joue pas trop tôt
La bête à deux dos.
Ne vas pas t’éloigner
La vie est notre cadeau
Ne vas pas la donner
Sans en recevoir des monceaux.
Ne vas pas prêter l’oreille
A tous ces menteurs,
Nous on est pas pareil :
Nous on a le bonheur.
Ne vas pas t’éloigner,
Les vents sont malicieux :
Ils souffleront sur ton corps ailé
Et on ne sera plus heureux.
Publié le 19/08/2006 à 16h24 dans Rive Gauche