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[Officiel] - An Braz - le hussard des mots

"Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr

Les articles "jardin fleuri"

Puisqu'il T'a Fallu Choisir

Tu as fait ton choix,
Tu as choisi pour nous deux,
Est-ce le bon ou ne l'est-ce pas,
Ne va pas croire que l'avenir le dira :
Comment savoir de deux chemins le mieux.

Moi, j'ai plongé dans les abysses
De tes écueils pour te cueillir,
Fragile petite fleur de lys
Perdue dans les jardins d'Osiris,
Et te hisser, te porter vers l'avenir.

Mais dans le silence tu es parti,
Dans le silence du dernier aurevoir
Avec pour bagage les non-dits
Et l'espérance, celle d'un oubli,
Un oubli, un pari au Temps sans vraiment savoir.

Moi, j'étais prêt à tous les sacrifices
Pour te guider vers d'autres horizons :
Te faire redécouvrir de la vie les délices,
Te faire oublier la peur des supplices,
Et t'offrir toutes les joies promises de la passion.

Si Jérusalem a son mur des lamentations,
Moi c'est tout mon univers qu'en est bâti,
Nouvelle cellule de ma condamnation
Sans remise de peine pour ces émotions
Réveillées, révélées, par toi dans mon cœur maudit.

Pour toi, j'aurais recréé le jardin d'Eden,
J'aurais semé des fleurs portant ton nom
Arrosées de larmes de joies, pas de peines,
Et tous les chemins où qu'ils nous mènent,
Les aurais fleuris de notre bonheur à l'unisson.

Tu n'aurais plus eu besoin de Rimmel
Pour cacher tes yeux rougis,
Tu aurais pu contempler un ciel
Reflétant tes yeux, bleu éternel,
Et lui aurais souris, et puis m'aurais souris.

Si les étoiles nous guident sur le chemin,
Moi, toutes se sont éteintes
Et dans cette nuit noire sans lendemain
Tu brilles encore de mon destin
Que je poursuis dans une course qui m'éreinte.

Si un jour tu as de la peine,
Si un jour ça ne va pas,
Si un jour tu as le cœur qui saigne,
Si comme moi tu ressens une gène,
Pense à moi, pense à moi...

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Sans Toi

Il pleut, il pleut, il pleut

Aux fenêtres de mon âme ;

Il fait tout gris, il fait tout gris

Dans le ciel de mon avenir ;

Il fait si sombre dans ce logis,

Ce petit logis qu’est mon cœur.

 

Sans toi, sans toi, oui, sans toi

Que deviendraient mes nuits ?

Sans toi pour oreiller et pour réveil.

Sans toi à quoi bon me lever

Le matin si ce n’est pour te retrouver

Chaque jour dans le parc de l’amour ?

 

Sans toi, sans toi, oui, sans toi

Qui guidera mes pas aveugles

Sur les chemins de la vie,

Me montrer ces discrets sentiers

Qui valent pourtant le détour

Et les paysages qui nous entourent ?

 

Sans moi, sans moi, oui, sans moi

Dans quel fossé te serais-tu endormie,

Saoule des maux de ton passé ;

Te lèverais-tu encore au matin

S’il n’y avait pas eu l’aide de ma main

Pour sécher tes chagrins ?

 

Sans moi, sans moi, oui, sans moi,

Dis-moi quel avenir tisseras-tu,

Derrière quelle fenêtre te cacheras-tu

Sans moi, pour en écarter les rideaux ?

Sans moi oublie notre histoire

Comme si elle n’avait jamais existé.

 

Sans toi, sans toi, oui sans toi

Quel avenir aurais-je sinon aucun,

Combien de temps résistera mon âme

Fasse à mes démons et mon sombre destin ?

Qui empêchera qu’il pleuve dans mon cœur

      Sans toi, sans toi, oui sans toi ?

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Pardonne-Moi Ces Mots

Pardonne-moi la maladresse que j'expose

Par ces mots simples et incomplets :

C'est que je ne trouve aucun dictionnaire

Qui ne sache verser l'encre comme je pleure

Sous la tourmente de tes maux,

Aucun qui ne saigne comme je saigne

Au plus profond de mon être

Sous le fil tranchant de ton absence.

 

Pardonne-moi d'éprouver envers toi

L'envie de tracer une route pour te rejoindre

Et puis t'accompagner sur ton chemin,

En enlever les cailloux glissants,

En humer les parfums d'un étrange bonheur

Qui nous dessinerait un paysage en couleur

Où tu serais la muse et moi le peintre.

 

Pardonne-moi d'aimer tes faiblesses

Comme des cadeaux pour te réconforter,

De vouloir t'obliger à combattre tes peurs

Tandis que tu en éveille tant en moi

Que je tremble à l'idée que tu m'aimes

Mais plus encore que tu me délaisse.

 

Pardonne-moi si d'aventure je rêve

La nuit peut-être, mais aussi le jour,

De vouloir te faire jouir encore et encore

A l'épuisement de nos corps en liesse

Avant de s'endormir, ma main sur ton sein.

 

Pardonne-moi d'aimer ta douce folie,

Espièglerie qui aiguise mon intérêt,

Mais aussi ta retenue et ton dynamisme

Qui me forcent à dépasser ma flemme.

 

Pardonne-moi pour tout ce que je ne dis pas :

Je n'ai ni l'habitude des sentiments,

Encore moins de les sortir du silence.

 

Pardonne-moi si encore et toujours je t'aime,

Malgré mes défauts et malgré ton choix.

 

Pardonne-moi de t'aimer et aime-moi.


 

© An Braz

 

Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Offrande

Tu m'as rendu prisonnier de mes pensées,

L'esprit harassé par mes envies de toi,

Où que j'essaye de fuir, j'échoue à tes pieds,

Blessé, frappé au plus profond de moi,

Je rends les armes, je suis ton obligé.

 

Il est tant de choses que j'aimerais

Te faire comprendre, mais les mots infidèles

Ne saurais servir mes sentiments insensés

Sans en ternir un peu l'arc-en-ciel

Que cachent les nuages de ma timidité.

 

Tu es le champ magnétique qui fait tourner

Mon monde dans un non-sens de folie ;

Les aurores boréales que je t'ai dessinées

Au travers de mes mots vers tes insomnies,

Etaient les reflets du soleil que tu me ravis.

 

Je veux t'offrir tout ce que tu mérites,

Le bonheur, l'espérance et puis une Camille,

De par la beauté qu'en moi tu suscites

Je veux défier ces peurs qui pillent

En toi tout ce que la vie à deux incite.

 

J'aimerais te faire sentir sous la caresse,

Sous le silence d'une simple étreinte,

Tout ce que j'éprouve et la tendresse

Que je veux t'offrir sans demi-teinte

Pour un bonheur dont tu seras la princesse.

 

Je ne te promets pas que des larmes de joie,

Mais toutes cependant auront leur beauté :

La tristesse verse aussi son lot à l'émoi ;

Dis, auras-tu confiance pour oser essayer

De me tenir la main vers l'avenir que j'entrevois ?

 

Laisse-moi sans détour te tenir la main,

Où que tu sois, où que tu ailles, que je sois là,

Marcher à tes côté, dormir contre ton sein,

Te serrer contre moi quand toi ça n'ira pas

Et te rassurer par de meilleurs lendemains.


 

© An Braz

 

Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Dérapage D'Ivresse [18+]

Laisse-moi m'exprimer de mon naturel :

Glisser ma main espiègle sous cet habit

Et caresser lentement tes dessous de dentelle

Pour te signifier ô combien tu es belle ;

Alors tu t'allongerais sur le canapé, le lit,

Comme une invitation à poursuivre le délit.

 

Au fil de mes caresses parcourant ton corps,

Des hanches à ton cou, ces tissus superflus

S'en iraient rejoindre les éléments du décor,

S'offrant à mon désir pirate, tel un trésor,

Faisant briller mon regard à leur vue

Ton corps dévoilerait ses galbes à nu.

 

Goûtant de la caresse de mes lèvres

A cette peau sucrée qui m'émerveille,

Ma bouche glisserait calmer la fièvre

De ce sein, ouvrage d'un travail d'orfèvre,

Que ma langue titille vers un vaillant réveil

De sensations qui colorent tes joues vermeille.

 

Ma main fleuretant avec ta douce fleur,

Morceau de roi pour te porter au firmament,

La caresse tendrement sur sa longueur

Puis s'en va jouer d'un petit air voleur

Avec ce grelot qu'elles cachaient innocemment

Tandis que tu me retires mon dernier vêtement.

 

Et c'est alors que du bout de mon doigt

J'irais pointer ton centre de gravité

En souligner le contour comme il se doit

Pour que tout ton être s'abandonne d'émoi

Et se fasse léger au point de s'envoler

Avant qu'il ne retombe suite à mon arrêt.

 

Mais ensuite, tels quatre mousquetaires,

Mes doigts iraient investir cette bastille,

Ton corps captif, ne sachant que faire,

Ton regard abandonné à un autre univers,

Ton esprit exalté au dire de tes pupilles

Et de ce bassin qui timidement frétille.

 

Laissant place alors à ma sonde voyageuse

S'enfilant jusque dans les tréfonds de ton être,

Mes doigts mielleux portés à ta bouche heureuse

Avant de caresser ta peau moite et frileuse,

Tandis que ta respiration est un chronomètre

De la jouissance qu'est en train de naître.

 

Ma main posée sur ton cou de prisonnière,

Sous l'écho vocal de ton extase assouvie,

Jaillis sur ta peau le fruit de mon savoir-faire

Que ma langue ramasse de façon singulière

Pour l'offrir en cadeau à ta bouche réjouie

Par un baiser saluant le plaisir de notre envie.


 

© An Braz

 

Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Dernière Rime...

Malgré tout ça je souhaite encor

Que dans tes choix, tu n'ais pas tort.

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Dernière Caresse

Je t'offrais sans fin mes caresses

Qui exprimaient les mots qui me manquaient,

Perdus dans les maux de mes faiblesses,

Seul héritage de mon passé incomplet.

 

Je t'ai dit mes plus doux baisers,

Je t'ai embrassé de mots que je pensais

Etre à jamais hors de ma portée

Et pourtant j'ai su t'en décorer.

 

Je t'ai donné dans mes caresses

Les mots que je ne savais exprimer

Et te sortir de l'abyssale détresse

Dans laquelle j'allais te retrouver.

 

J'ai vécu près de toi tant de nuits

Qui m'ont donné l'espoir d'un lendemain,

De me sortir de mon éternel ennui

Et vivre, vivre... Vivre enfin !

 

Mais dans les tréfonds de l'attente

Quelques zombies harassaient notre présent

Ballotté sous les vents inconstants

De ces envies dispersées qui te hantent.

 

J'ai frôlé la douceur de ta caresse

Du bout émotionnel de mon coeur

Et brûlé mon âme de tristesses

Pour te guider dans la nuit de tes peurs.

 

Tu as choisi de fuir les joies et les peines

Que je fantasmais pour toi en secret,

Choisi de fuir le jardin où je sème

Nos souvenirs sous la pluie des regrets.

 

Tu me disais que j'étais spécial ;

Sans doute un peu trop ou pas assez

Pour satisfaire au goût musical

Qui fait battre ton coeur insensé.

 

Tu as offert à mon être les maux

Pour ce poème dont je t'offre les mots ;

Je serai là, guetteur de ton retour,

Mais te laisseras-tu m'aimer sans détour ?


© An Braz

 

Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Sentiers Hivernaux

J'aime me promener le long de tes paysages,

En gravir les collines, en parcourir la plaine,

J'aime y réaliser de nouveaux voyages,

Et imaginer sans fin te sillonner sans peine.

 

J'aime sentir les odeurs de mon ivresse

 Exaltée par le goût de tes produits laitiers,

J'aime débusquer des sentiers oubliés,

Dévalant tes côtes pleines de promesses.

 

J'aime contempler ton clair de lune,

En dessiner les contours de ma main,

Et j'aime caresser ta rosée du matin.

 

J'aime enfin remonter le cours de ta rivière,

Les sens éveillés par cette ballade opportune,

Et aller m'abreuver à sa source singulière.

 

© An Braz



Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

 

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Mon Royaume !

 

Le soleil me salue d'un aurevoir

Crépusculaire, ça m'est bien égal :

Je n'ai plus peur de voir tomber le noir

Qui autrefois habillait mon cœur, car

Tu es la lune qui éclaire mes nuits

Et qui se reflète sur l'onde éthérée

De mon âme comme un sourire ;

Et chacun de tes regards étoilés

Me dévoile de nouveaux paysages,

Me dévoile à toi.

 

Tu es le royaume au sein duquel

J'aimerais bâtir une civilisation

Que je couvrirais de mille merveilles,

Chaque jour de nouveaux trésors.

J'aimerais faire de toi le gratte-ciel

Qui deviendra l'emblème pour

Les pensées qui peuplent mon être ;

J'aimerais bâtir avec et autour de toi

Une cité où enfin loger mon cœur,

Une cité éternelle.

 

Ta seule présence me magnétise

Et je ne saurais plus où aller

Sans toi pour guider mes pas perdus.

Sans toi ? ... Mon cœur déboussolé.

L'océan de pleurs sur lequel dérivait

Mon âme errante a laissé place

A un jardin d'Eden que tu fleuris.

Je n'y suis qu'un pigeon voyageur

Qui vole vers son nid, en ton sein,

Vole vers le bonheur.

 


© An Braz


Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Un Homme, Une Femme, Les Mêmes Fusils.

Un texte nouveau texte dédié à ces gens qui bravent la guerre, les différences et ces dogmes absurdes...

 

On a joué loin de nos différences

Sous l'inconscience de notre enfance

Et aujourd'hui fort de tes absences

Je m'insurge de ces intolérances.

 

Je t'aimerai par-dessus les murs

Et les grilles dressées entre nous,

Et même si la haine perdure,

Je t'aimerai au-delà de tout.

 

Les chars roulent sur notre histoire,

Et les tirs, les tirs rythment nos heures,

J'aimerais écrire d'autres victoires :

La notre et celle d'une vie sans heurts.

 

Un homme, une femme dans un dédale,

Les coeurs croisés entre deux feux :

Celui des hommes, celui des balles,

Celui de l'amour, celui des yeux.

 

Pour moi chacune de nos différences

Sont autant de forces et de chances

Et avec l'amour pour vaillance

Nous pouvons croire en l'espérance.

 

Je ferai lever les barrières

Qui se dresseront entre nous deux

Et si je ne peux passer la frontière,

Ferai du check-point la place des amoureux.

 

Là-haut, les étoiles côtoient la lune,

Pourquoi ici en est-il autrement

Comme un pesant revers d'infortune

Hérité depuis la nuit des temps.

 

Un homme, une femme dans un dédale,

Un dédale de tirs croisés,

Quelque part se perd une balle

Et leurs corps s'effondrent entrelacés.

 

Je dis adieu à cette guerre

Et meurs enlacé dans tes bras

Comme une dernière prière

Adressée aux Hommes encore là.

 

Un homme, une femme dans un dédale,

Un dédale de haines et de soupirs

Et qui fait se demander sans mal

Si l'amour a encore un avenir...

 

© An Braz


Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Les Polissonnes

 

Femmes mariées ou récemment divorcées,

Désireuses de retrouver une extase oubliée,

Elles se donnent, elles se donnent,

Elles s'abandonnent et vous étonnent.

 

Il leur manque certes un soupçon d'endurance

Pour parfaire la recette de leur véhémence,

Mais que soit mise une bûche au foyer

Et le feu s'attise dans toute la cheminée.

 

Les jeunes sots qui d'emblée en sursaut

Cueillent au saut du lit du ruisseau

De la croissance des filles de nonnes

Manquent la jouissance du chant d'amazones.

 

Ces Méduses réveillées, "satanées polissonnes",

Savent vous exhumer des soirées monotones,

Savent de leur audace exploiter le filon

Et d'une malice efficace varier les positions.

 

Plaquées au chambranle, elles ont le savoir-faire

Pour mettre en branle les cœurs à l'affaire

Et allongées sur le lit, ne sont pas plus limitées :

Vous seriez surpris par leurs insolentes capacités.

 

Elles libèrent soudain, dans ces chevauchées fugaces,

Tout le côté coquin et parfois un animal vorace

Qui vous griffe et mord et rugit plus fort encore,

A réveiller un mort, à vous rendre plus fort.

 

Lancez-vous sans ambages dans ces aventures,

Et le remue-ménage que tout cela procure,

Et au moment ultime de vos derniers assauts

Appréciez le côté sublime de ses soubresauts.

 

© An Braz

 

Article déposé auprès d'un Huissier de Justice

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The Wild Orchid

(Traduction de / translation of L'Orchidée Sauvage)

 

 

I find myself wanting to look gently open

This wild and delicate poppy,

Wanting to lightly touch from fingertips

The sumptuous petals of this secret orchid.

 

I find myself wanting to put my lips on your lips,

Feel their sweet and addictive dampness,

Trying to slip my tongue in

Up to catch the glottis they encase.

 

I find myself wanting to return to childhood

And take back the teat,

Wanting to keep it in mouth

And fall in tears if I was deprive of it. 

 

I find myself wanting to taste this grail

And its holy water of wonder,

Wanting to dip my finger

In the blood engendered in its heart.

 

I find myself wanting to deploy a siege tower

And achieve a breakthrough

In this glorious stronghold

In front of which the greatest heroes fallen.

 

© An Braz

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