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[Officiel] - An Braz - le hussard des mots

"Evoquant dans ses poèmes des thèmes aussi divers que les problèmes de société, le quotidien, l'amour... ; de coup de gueules en coups de coeur, An Braz laisse filer sa poésie sur les rives du Styx et ailleurs..." Cyr

Les articles "plumes au vent"

Le Drôle D'Asticot

Il faut une bien profonde envie
Pour asticoter de la sorte
Le poète endormi
Sous désir que quelques vers en sortent,
Jaillissant, explosant de son organe merveilleux
Pour venir se répandre jusqu'à vos yeux.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Chemin Caillouteux

Les uns après les autres s'épuisent les jours
Sans que nos corps fatigués ne puissent les retenir ;
On regarde sa vie passée sans horizon d'avenir
Et on ressent le poids de nos escarpés détours.

On regrette le choix de nos chemins empruntés
Sans espoir de retour ou redessiner le parcours
Qui a usé nos pieds et notre cœur qui se font lourds
Jusqu'à l'envie d'ici s'arrêter... S'arrêter.

On regarde le sommet, bien loin encore,
Inatteignable, semble chaque fois un peu plus s'éloigner
Et cette falaise entre nous, comment l'escalader ?

Alors on essaye, on tombe, on maudit le sort
De ne pas trouver la voie qu'on mériterait enfin ;
Et des vautours déjà guettent notre fin, guettent ma fin.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Echec De La Destinée

Tel Alexandre le Grand,

J'avais promis aux miens de conquérir le monde,

Mais, comme pour lui en son temps,

Ils ont eu peur de croiser des créatures immondes.

 

Me faisant alchimiste

J'ai voulu changer en or le plomb...

Malheureusement, un prince arriviste

Me l'a confisqué pour fondre des canons.

 

Imitant Jules César,

Je suis parti à la conquête de la Gaule,

Mais Vercingétorix dans un élan gaillard

M'a vaincu, me portant un coup mortel vers l'épaule.

 

Plus fort qu'Arthur,

Je pensais avoir trouvé le Saint Graal...

Malheureusement, une sombre créature

Me l'a volé tandis que je l'admirais sous les étoiles.

 

Me faisant Napoléon,

J'ai levé une flotte de quoi conquérir l'Angleterre,

Mais j'ai tout perdu, parti par le fond

Suite à un coup de Trafalgar par ce Nelson resté derrière.

 

Capitaine Crochet,

J'ai rêvé d'un jour pouvoir voler comme le vent,

Mais la fée Clochette me priva de son colifichet 

Pour donner sa poudre magique à Peter Pan.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Ode A La Sirène

Petite sirène

Nage, nage les mers et les océans,

Tu y trouveras tout ce que tu aimes :

Le corail, le dauphin, le goéland.

Le corail, le dauphin, le goéland.

 

Petite sirène

Plonge vers les fonds marins :

Tu pourras y déposer toutes tes peines ;

Moi, te réconforter chaque fois que tu en auras besoin.

Moi, te réconforter chaque fois que tu en auras besoin.

 

Petite sirène

Va pas te prendre dans les filets des marins,

Même par dépit ou par haine :

C'est pas pour ton bien.

C'est pas pour ton bien.

 

Petite sirène

Vogue, vogue la vague scélérate

Vers les horizons des iles lointaines :

Tu y découvriras des trésors de pirates.

Tu y découvriras des trésors de pirates.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

 

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Cupidon Le Vieux

Cupidon peut bien remballer ses flèches
Si c'est pour décocher ainsi
A la manière d'une pimbêche
Sans aucune forme de souci.

Il vous en balance à gauche,
Il vous en balance à droite,
De ces flèches qui vous fauchent
Par leurs trajectoires maladroites.

Cupidon peut bien remballer ses flèches
Au fond de son carquois moisi
Si c'est pour allumer des mèches
De bombes pas de bougies.

Et que je te pique ici,
Et que je te pique là,
Je te laisse butiner la vie
Mais le miel ne sera pas pour toi.

Cupidon peut bien remballer ses flèches
Au fond d'une vieille malle,
Si c'est pour, comme à la pêche,
Appâter pour faire du mal.

Il a la vue qui baisse,
Il a les mains qui tremblent,
Un vieux qui pique les fesses
Et avec un air vicieux, il me semble.

Cupidon peut bien remballer ses flèches :
Se les planter là où je pense,
Si c'est pour tailler en brèche
Les histoires belles qui commencent.

Il doit d'ailleurs se les y tremper
Et même bien profondément,
Quand je vois la merde qu'il peut semer ;
On ne lui en demande pas tant.

Cupidon, viens que je te plume
Comme on effeuille la marguerite,
Que je te fasse goûter à l'amertume
De ton espiègle rite.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Reviens

Voilà quelques temps que tu es parti en vacances
Dans un monde où les gens sont fous ;
Reviens, il est temps de finir ton voyage de malchance,
Reviens partager ta folie auprès de nous.

Embrasse bien fort ta mamie qui est là-bas
Et reviens, car s'il est un temps pour chaque chose
Ne commence pas encore celui-là ;
Ton spectacle n'est pas fini, reviens de ta pause.

Dis, est-ce que là-bas tout est si blanc ?
Blanc comme les plaines enneigées du Canada ?
Ici les larmes feraient déborder même le Saint-Laurent.

Reviens nous raconter ce que tu as vu là-bas,
On te racontera tout ce qui t'attend encore ici :
Ces histoires parfois banales mais qu'on appelle la vie.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Le Trublion

Un lampadaire s'allume

Dans cette ruelle noire

De ma mémoire posthume

Où vagabondent encor

Les femmes de mes derniers accords

Dans l'espoir d'un autre soir

Illusoire.

 

Non, je ne suis pas

Un homme de bon aloi :

Les jupons que j'ai fripés

Les ai tous abandonnés.

 

Si d'aventure je chante

Quelque vague mélopée

Aux rimes virevoltantes

Ce n'est que facétie

Pour mettre dans mon lit

Une femme sujette à charmer,

Désoeuvrée.

 

"Ma douce laisse-toi bercer

Par le rythme effréné

Que jouent nos deux coeurs

En écho au bonheur."

 

Toutes ont ici les maisons

Closes de nos caprices,

Vestiges hors saison

De concubinages banals

Qu'à leurs vies sentimentales

Ont apporté quelques supplices :

Quelques vices.

 

Je grave de ma pratique

Leurs mémoires érotiques,

Regrets pour leurs lendemains,

Drame shakespearien.

 

Moi je m'isole dans mon antre

Où je combats mes dualités

Entre la peur que n'entre

L'inconnue de mon avenir

Qui saura me faire fléchir

Et renier jusqu'à ma liberté

Insensée.

 

© An Braz

 Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Le Silence Des Mots

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© An Braz

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La Seine

Parodie de La Scène, oeuvre originale de Les Yeux D'La Tête.

 

C'est pas juste un navire, c'est une vision...

Aventure d'une vie, navire de l'évasion.

Si les parisiennes ne sont plus madones

Je quitterai sans peine les quais de la Sorbonne,

Quand les vagues vous bercent et que le vent vous porte

Sous une pluie averse c'est la vie qui exhorte

C'est la vie qui affleure, on en oublie le temps

Qui use nos coeurs pour danser l'océan.

 

On se retrouvera sur la Seine

Eh, embarque avec moi voir où le vent nous mène,

On se retrouvera sur la Seine

On tanguera les airs qu'on aime.

 

Dans ce tendre fracas de ces orages où l'on se perd

On échoue quelques fois sur de nouvelles terres.

C'est porté par le vent, c'est porté par la vie

Que l'on brave l'océan, qu'on danse sous la pluie.

Quand l'allure s'affole à effleurer la vague

Notre âme s'envole vers un horizon vague

Où la nuit des abysses vous donne à songer :

On plonge dans la vie avec l'envie de plonger !

 


© An Braz



Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

 

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Agoralcoolique

 

Il y a ceux qui boivent parce qu'ils sont bien,

Ceux qui boivent pour trouver le courage,

Moi si je bois c'est juste pour oublier,

Oublier que je suis là

Au milieu de ce Cluedo

Et ses fausses amabilités,

Ce simulacre pitoyable,

Une hypocrite pièce de théâtre

Où les acteurs jouent leurs impostures

Sous l'exagération de leurs suffisances

Et de leurs fausses joies

Pourtant depuis longtemps fanées ;

Alors je regarde ma bière et m'enivre :

Agoralcoolique...

 

Alors je m'enivre entouré de ces gens,

De ces gens qui ne me ressemblent pas,

De leurs discussions qui n'me concernent pas,

Eux, tous ces gens dont je n'ai que faire

Avecque leurs vies pathétiques

Convaincus de leurs faux-semblants

Et de leurs illusoires mensonges,

Véridiques histoires inventées,

Chimères de procuration,

Dépositaires de leurs espoirs vains ;

Alors je bois, oui, alors je bois,

Je bois jusqu'à oublier :

Oublier ces gens car je suis

Agoralcoolique...

 

Je bois jusqu'à oublier leurs mots

Jusqu'à oublier surtout les miens :

Ne pas être tenté de leur dire, non,

La vérité sur ce beau gâchis,

Puisqu'il faudra bien mourir,

Qu'est de s'investir dans sa vie

Et se soucier de celle d'autrui ;

Boire jusqu'à oublier d'avoir oublié

Jusqu'à l'essence même de ma vie

En désert cosmique transformé,

Alors quoi leur raconter ?

Je plonge puis me noie dans l'oubli :

L'oubli de leur insouciance, oui,

Agoralcoolique...

 

Je me noie jusque dans l'oubli

De leur présence et de la mienne ;

Je me noie dans le vaste tournis

De ces vautours qui guettent mes ratés

Afin de rassasier leurs esprits vides,

Emplis de l'ignorance de leur dévotion

Dans quelques malignes certitudes

Je me noie, le cœur dans l'alcool

Qui inonde les veines de mon corps,

Qui anesthésie ma conscience

De ce monde décadent et putride,

Aux lambeaux de valeurs dépréciées ;

Je me noie dans l'alcool à me perdre,

Agoralcoolique...

 

Je me perds dans l'oubli de mon passé,

Celui de mes rêves enterrés

Sous les dunes de mon errance,

Fuite éternelle du Temps qui s'écoule,

Sous les cauchemars désespérés

Et des démons qui hantent mon âme ;

L'agoralcoolique aura raison de moi :

Je me perds dans le sombre dédale

Que forment les limbes de mes pensées,

Et où me poursuit mon avenir

Armé de la torpeur de ma psyché,

Portail vers mes sentiments perdus,

Portail vers mon enfance abandonnée

A l'agoralcoolisme.


© An Braz


Oeuvre déposée auprès d'un Huissier de Justice

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Une Belle Aventure...

 

ou "La Tranchée"

 

14-18 01

 

Ils nous avaient promis une campagne aux allures de vacances

Ils nous avaient promis une promenade, une belle aventure,

Ils nous avaient promis une campagne qui fleurerait bon l'été,

Ils nous avaient promis bière et histoires à raconter,

Ils nous avaient promis, mais ils nous avaient menti.

 

 14-18 02

 

Une aventure, tu parles ! A vivre comme des forçats

Dans ces tranchées de combat de six pieds profondes :

Les vêtements couverts de boue et les cheveux de poux,

A chiquer le tabac pour tromper la faim ;

A chercher le combat pour trouver la fin.

 

14-18 03

 

 Dans la campagne, dans les champs, nous semions des obus

Et les corps de nos camarades pour fermenter la terre,

Les sillons que nous creusions ? C'étaient des tranchées ;

Nous logions là, dans nos futiles quartiers,

Nous logions las, dans nos futurs charniers.

 

14-18 04

 

La seule fleuraison que nous avons vue a été les maladies ;

Les parfums, ceux de la poudre, des gaz et de la mort,

Des corps à demi putréfiés de nos frères morts.

Et les gémissements ininterrompus d'amputés laissés au front

Et les vomissements à la vue d'écervelés blessés au front...

 

14-18 05 

 

D'une promenade nous avons vécu une marche forcée,

Les généraux sur leurs chevaux, le barda sur nos dos ;

Les bottes usées, ou les pieds nus, il fallait avancer !

A aller droit vers l'inconnu occupant la Somme perdue ;

A aller droit vers l'inconnu, nous nous sommes perdus.

 

14-18 06

 

Ils nous avaient promis bière et histoires à raconter,

Pour seules bières nous avons eu des cercueils

Et pour histoires, les cauchemars de mes nuits ;

Ils nous avaient promis, mais ils nous avaient menti :

J'ai perdu bien des amis et le plaisir de la vie.

 

14-18 07

 

© An Braz

 

http://abz.progp.net/logos/depot_abz_2012-06-25.gif

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Permettez-Moi

(En réponse à "Je Ne Veux Pas Mourir" de Marka)

 

 

Permettez-moi, Marka,

De répondre à votre chanson,

Vous exposer ici le cas

De, sur ce sujet, ma position ;

Vous faire comprendre tout l'enchantement

Qu'il y a à ne pas vivre éternellement :

 

Il n'y a point de drame

A avoir vécu,

A faire pleurer des femmes

De souvenirs entendus ;

J'ai plaisir d'un avenir inassuré,

Mais vous, vous faites ce que vous voulez.

 

Je ne voudrais pas vivre éternellement,

M'éterniser jusqu'aux tourments,

Tourner en rond comme les aiguilles d'une pendule

Jusqu'à se pendre comme un vrai nul ;

Je ne voudrais pas vivre éternellement,

M'éterniser jusqu'aux tourments :

Moi qui ai du mal avec les redondants quotidiens

J'ai pas envie d'regretter de voir le matin.

 

Vous, vous faites comme vous voulez

Mais je n'veux pas être éternel,

Les habitudes, je n'veux y goûter :

L'insouciance est si belle ;

Je ne veux pas comme vous

Compter les enterrements

Et puis regretter d'avoir été fou

D'avoir agi si égoïstement.

 

Je ne voudrais pas vivre éternellement,

M'éterniser jusqu'aux tourments,

Tourner en rond comme les aiguilles d'une pendule

Jusqu'à se pendre comme un vrai nul ;

Je ne voudrais pas vivre éternellement,

M'éterniser jusqu'aux tourments :

Moi qui ai du mal avec les redondants quotidiens

J'ai pas envie d'regretter de voir le matin.

 

Je ne voudrais pas vivre éternellement,

M'éterniser jusqu'aux tourments.

 

© An Braz

 

Article déposé auprès d'un Huissier de Justice

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